Retrait de l'Afrique de la CPI : La FIDHOP félicite le Burundi, l'Afrique du Sud, la Gambie, le Kenya ….

Dimanche 13 Novembre 2016 - 23:33


l'ex Procureur del la CPI, Luis Moreno-Ocampo, et Fatou Bensouda, la Procureure en exercice de la CPI
l'ex Procureur del la CPI, Luis Moreno-Ocampo, et Fatou Bensouda, la Procureure en exercice de la CPI

RETRAIT DE L’AFRIQUE DE LA CPI :

LA FIDHOP FELICITE LE BURUNDI, L’AFRIQUE DU SUD, LA GAMBIE, LE KENYA…

1. DU RAPPEL DES FAITS :

Depuis l’ouverture des procédures judiciaires contre des dirigeants africains, notamment les Présidents Oumar EL BECHIR du Soudan, Ourourou KENYATA du Kenya et surtout Laurent GBAGBO de la Côte d’Ivoire, un vent d’indignations et de protestations s’est amplifié au sein des élites et des dirigeants africains, contre la Cour pénale internationale (CPI).

Aussi, ces dernières semaines, les Etats africains signataires du traité de Rome ont-ils entamé le retrait progressif de l’Afrique de cette CPI : après le BURUNDI, ce fut l’AFRIQUE DU SUD, puis la GAMBIE, pays d’origine de l’actuelle procureure ; et plus récemment le KANYA. Plusieurs retraits sont également programmés.

2. DU GRIEF LEGITIME DE L’AFRIQUE CONTRE LA CPI :

Il est juste de reconnaître que des crimes contre l’humanité, de pires violations des Droits de l’Homme se commettent quotidiennement dans nombre de pays africains, du fait des guerres civiles et post-électorales dans lesquelles les dirigeants engloutissent trop souvent leurs populations civiles ; certes.

Cependant, l’Afrique n’est pas le seul espace dans le monde où se commettent chaque jour les crimes intéressant la CPI. De pires atrocités inhumaines commises sur les populations palestiniennes, israéliennes, afghanes, irakiennes, syriennes, ou libyennes ont bien des auteurs qui les revendiquent. Et pourtant, jamais la CPI n’a daigné ouvrir un début d’enquête : les procureurs OCAMPO ou BENSOUDA se sont trouvés impuissants, face aux grandes puissances !

Dès lors, les élites africaines, les populations et certains dirigeants considèrent, à juste titre, que l’acharnement de la CPI contre des Chefs d’Etats noirs – fussent-ils dictateurs ou criminels – constitue une humiliation et une insulte pour toute l’Afrique. Cette attitude des déportations à la Haye rappelle, tragiquement, le douloureux passé de l’esclavage et de la colonisation subis par le continent noir.

3. DES LEÇONS A TIRER DE CES RETRAITS DE LA CPI :

Le processus de retrait des Etats africains de la CPI est irréversible ! La CPI et la Communauté internationale devraient en tirer toutes les leçons qui s’imposent. L’Afrique aussi devra mettre en place un tribunal continental crédible.

D’où ces Messages que la FIDHOP adresse, à l’endroit de :

  • La CPI et la Communauté internationale :

D’une part, la libération du Président Laurent GBAGBO et du Ministre Charles Blé Goudé, jugés pour des crimes commis par les deux parties réclamant la victoire à l’issue du scrutin présidentiel de 2010, alors que le Chef de l’Etat ivoirien a annoncé ne plus être disposé à livrer les criminels présumés de son camp, est l’unique acte qui puisse convaincre l’Afrique et les Africains, notamment les Ivoiriens, d’une possible impartialité et crédibilité de la Cour pénale internationale.

D’autre part, l’émission de mandats d’arrêt contre des dirigeants occidentaux, tels que les anciens Chefs d’Etat Georges BUSH, pour l’invasion criminelle et mensongère américaine de l’Irak, origine de l’Etat Islamique ; et Nicolas SARKOZY, pour le crime commis contre le Président Mouammar KADHAFFI et la Libye, mais aussi en Côte d’Ivoire, donnerait un signal retentissant au monde entier quant à la capacité de la CPI à agir contre les grandes puissances de ce monde.

  • L'Afrique, ses dirigeants et ses élites :

En décidant de confier à une juridiction africaine extraordinaire, constituée de hauts magistrats Africains, le dossier de l’ancien Président du Tchad, M. Hissen HABRE, ce tortionnaire et sanguinaire qui fut jugé au Sénégal et condamné à perpétuité, pour crimes contre l’humanité et violations graves et massives des Droits de l’Homme, (les mêmes objets que la CPI), l’Afrique a ainsi prouvé qu’elle peut créer et faire fonctionner sa propre Cour continentale de justice et rendre Justice.

L’UNION AFRICAINE devra donc faire accélérer le processus de mise en place de la Cour africaine de Justice et des Droits de l’Homme, qui est en préparation depuis plusieurs mois. Il en va de l’Emancipation et de la Dignité du CONTINENT NOIR !

Bientôt s’amorcera aussi l’abandon du Franc CFA !

Fait à Genève, SUISSE, le 13 Novembre 2016


 


 

Dr BOGA S. GERVAIS

Président-Fondateur de la FIDHOP





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