Retour des exilés en Côte d'ivoire : Le préalable de la FIDHOP à ADO : « Faites d'abord sortir de prison ceux qui sont rentrés d'exil !!! »

Vendredi 13 Mai 2016 - 23:25


Alassane Ouattara
Alassane Ouattara

Selon les informations recueillies par la FIDHOP, le Chef de l’Etat Alassane OUATTARA, devant l’échec du processus de réconciliation nationale, tel que conduit par lui-même et ses gouvernements successifs, de 2011 à ce jour, a décidé de mettre en mission sa (nouvelle) Ministre de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de l’Indemnisation des Victimes, Mme Mariatou KONE, en vue de faire rentrer au pays l’ensemble des exilés de la crise postélectorale de 2010-2011.

Aussi, après l’étape du Libéria, la Ministre met-elle le cap sur le Ghana.

La FIDHOP (la Fondation Ivoirienne pour l’observation et la surveillance des Droits de l’Homme et de la vie Politique), en saluant l’initiative du régime-Ouattara de dialoguer directement avec les exilés eux-mêmes, donne ci-après ses positions, qui furent adoptées lors du Conclave relatif aux Exilés ivoiriens, tenu les 2 et 3 février 2014 à Hambourg, en Allemagne ; et qui ont été actualisées, en fonction de l’évolution de la situation sociopolitique du pays.

  1. La FIDHOP adhère totalement au principe du retour de tous les Exilés ivoiriens dans leur pays et le soutient !

  2. La FIDHOP, tout en précisant qu’il n’existe pas au monde « d’exilé volontaire », attend du Chef de l’Etat OUATTARA, des gages clairs et rassurants concernant la SECURITE des Exilés qui retourneront en Côte d’Ivoire.

  3. La FIDHOP recommande au gouvernement-Dunkan, d’analyser très sérieusement les situations des différentes catégories de personnes exilées : les agents FDS, les fonctionnaires, les agents du privé, les étudiants, les élèves, les sans emploi, etc. ; et de prévoir une assistance matérielle et/ou financière devant aider les concernés à se réinsérer dignement dans le tissu social.

  4. La FIDHOP soulève toutefois un PRELABLE :

Il s’impose de libérer, sans condition aucune, toutes celles et tous ceux qui sont revenus d’exil et qui ont été jetés en prison, à cause de leurs opinions politiques ; de même qu’il convient de relaxer tous les prisonniers politiques – hélas, il y en a – de la crise postélectorale survenue en Côte d’Ivoire, entre 2010 et 2011.

Si ces conditions minimales ne sont pas réunies, la FIDHOP considère qu’il vaut mieux subir l’exil, en étant en vie et en sécurité, plutôt que de souffrir en prison ou périr sous ce régime dictatorial d’Abidjan.


 

Fait à la Rome, ITALIE, le 12 Mai 2016


 


 

Dr BOGA S. GERVAIS

Président-Fondateur de la FIDHOP





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