Procès à La Haye  : Grande mobilisation autour du Président Laurent Gbagbo, le bon sens commande la relaxe

Dimanche 24 Janvier 2016 - 00:42


«  Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale, Justice ou imposture  ?  »
Le 28 janvier 2016, le procès du Président Laurent va s’ouvrir à La Haye. A côté de la question importante posée ci-dessus, il y en a trois autres qui sont essentielles  :
Qui a attaqué le 19 septembre 2002 le pouvoir de Laurent Gbagbo, élu démocratiquement en octobre 2000  ?
Qui a refusé la décision du 4 décembre 2010  du Conseil constitutionnel – juge des élections – ?
Qui a refusé le recomptage des voix demandé par Laurent Gbagbo pour qu’il y ait un règlement pacifique et politique du contentieux électoral  ?

Il y a là trois questions fondamentales que les juges et le procureur devront examiner, en observant les règles élémentaires du droit. Pendant bientôt cinq ans, nous avons constaté une procédure qui s’est enfermée dans une logique de traitement partial, exclusivement à charge, à la suite d’un traitement inhumain et dégradant du Président Laurent Gbagbo, de son épouse, de son fils et de nombre de ses proches.

Après le passage de l’émoi créé par un emballement, savamment orchestré par un lynchage médiatique, les observateurs peuvent aujourd’hui – avec un peu de recul –, constater que le traitement fait à Laurent Gbagbo n’est en fait que pour faire un exemple. Un exemple en vue d’envoyer un signal à tous ceux qui en Afrique, oseraient évoquer la souveraineté de pays africains. Un exemple pour avertir tous ceux qui oseraient dénoncer de façon vigoureuse la prédation dont l’Afrique est en proie.

Le Président Laurent Gbagbo a été présenté comme le dictateur qui est contre les intérêts des Occidentaux. Cet historien de grande renommée, père du multipartisme, qui a toujours prôné «  la transition pacifique à la démocratie  », thème de nombreux ouvrages qu’il a produits, a été peint avec des éléments qui pouvaient favoriser une diabolisation à son endroit. A regarder les choses de plus près, Laurent Gbagbo est un homme de paix et de dialogue. La preuve, il a toujours dit  : «  asseyons-nous et discutons  ». Il n’a non plus jamais été contre les intérêts des Occidentaux. Les observateurs peuvent s’en rendre compte en faisant un peu de recherche et avoir un regard aussi rétrospectif que prospectif. Ce sont donc des éléments artificiels qui ont été cultivés pour frapper le Président Laurent Gbagbo d’ostracisme.

Environ cinq années ayant permis d’apprendre à connaître qui est réellement l’homme, les observateurs constatent que la démarche de diabolisation, de lynchage et d’isolement de Laurent Gbagbo n’est pas adaptée à la situation de la Côte d’Ivoire, pays moteur de la sous-région ouest-africaine dont la stabilité est capitale. La réalité montre que Laurent Gbagbo est la clé de voûte de la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire. Il faut donc mettre fin à sa détention qui est à n’en plus douter, d’ordre politique.
C’est pourquoi le Front populaire ivoirien avec tous les mouvements qui lui sont proches, avec les démocrates qui se battent contre des injustices gratuites, appellent tous les soutiens de Laurent Gbagbo à se mobiliser pour se rendre à La Haye à l’ouverture du procès qui aura lieu le 28 janvier 2016. Ceci pour pousser à ce que les seigneurs de guerre qui endeuillent des familles innocentes, par des actes terroristes, soient mis hors d'état de nuire.

Fait à Paris, le 23 janvier 2016
Pour le Front populaire ivoirien et par délégation de l’équipe mandatée,


Claude Koudou
Secrétaire Nationale chargé de la Communication et du Marketing politique
 




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact