Prétendu Comité central du FPI du samedi 7 mars 2015 ou les dernières agitations d'un autocrate maldroit et tricheur !

Jeudi 12 Mars 2015 - 00:19


Alors que le monde entier, à commencer par la Côte d’Ivoire, sait qu’il est suspendu de ses fonctions de président du FPI, pour manquement grave à ses obligations, le nommé Affi Nguessan Pascal continue de s’agiter pour faire croire qu’il représente encore quelque chose dans la maison FPI. La dernière rencontre qu’il a organisée au QG de Laurent Gbagbo qu’il a transformé en un lieu de son autocélébration, une rencontre qu’il nomme prétendument « Comité Central », est la preuve que cet homme-là est la pire tare qui ait pu arriver au parti de Laurent Gbagbo. Au-delà des circonstances de l’organisation de cette réunion, circonstances qui intègrent sa fuite en avant face à un Comité Central Extraordinaire, dûment demandé par les instances statutaires ayant prérogative en la matière, le Comité de Contrôle et les 2/3 des membres statutaires du Comité Central, je voudrais marquer un petit arrêt sur ce qui tient lieu de « communiqué final » à cette réunion, un texte publié dans le Quotidien « Notre voie », ce lundi 9 mars. Ce texte, pour autant qu’il soit une résolution de la réunion organisée par le président suspendu du FPI, est assurément l’illustration de ce que les membres de la Cellule universitaire de ce parti, la CURPF, ont appelé « la restriction mentale ». Il suffit, en effet d’en relever quelques points, pour voir que cet homme-là nage dans le refus de la réalité et la morgue sans fondement, autrement dit la suffisance schizophrénique, parce qu’elle ne peut être atavique.

 

Premier point : le nombre des présences à cette réunion.

 

Le texte annonce que « sur 370 membres 295 étaient présents ». Ici , il faut se demander de quels membres du Comité Central de quel parti, il est question : parce que s’il s’agir d’un groupe recomposé par Affi, en dehors de toute procédure en vigueur pour réunir « ses hommes », comme il aime à le dire, il y a problème ! On parlerait de tout, sauf d’un Comité Central du FPI, même si des membres reconnus de cette institution, pour des raisons diverses, ont participé au jeu. Mais, même avec le jeu de se former un groupe avec « ses hommes » pour se constituer une majorité mécanique ou artificielle, Affi n’aurait pas fait le plein de ses séides.

 

Deuxième point : l’organisation de « Conférences régionales » :

 

Il faut se demander à quoi serviraient ces « Conférences Régionales », là où pendant plus de huit mois, celui qui parle de les initier a bloqué tout le fonctionnement du parti. Voilà l’homme qui est devenu la vedette adulée de la télévision ivoirienne actuelle dont on connaît le parti pris, contre l’opposition et particulièrement contre le FPI. On voit ici se multiplier les agissements autocratiques : Affi, le chef décide et tout le, monde se soumet, là où les textes et la pratique exigent des décisions collégiale à travers des réunions des instances. Et il aurait l’indécence d’appeler cela « modernisation ». Qu’Affi veuille aller organiser des réunions régionales pour créer son parti, cela serait bien plus raisonnable, responsable, et concrétiserait le projet félon de « tout gâter au FPI avant de le quitter », comme il le clamerait en privé. Alors on verrait qu’il s’agit d’une autre manifestation de cette ingratitude criante qui caractérise ces gens-là, à vouloir cracher dans la soupe après s’être copieusement servis et s’être rassasiés plus que de raison !

 

Troisième point : les voyages annoncés, à La Haye et aux USA :

 

Affi, après avoir traité Laurent Gbagbo de tous les noms d’oiseaux, tout en clamant son attachement à cet homme, après avoir tout osé, pour « tourner la page Gbagbo », voudrait maintenant aller le voir dans la prison où ses alliés et lui veulent le maintenir le reste de sa vie. Pourquoi faire ? De nombreuse pistes de réponses existent, et elles ont ceci de commun, c’est qu’aucune n’est positive ! Affi, dans la posture de haute défiance qu’il affiché depuis le début de sa fronde, oui son attitude est une attitude de frondeur, par défiance aux textes et à toutes les pratiques en vigueur dans le parti dont il était le président, depuis plus de 13 ans, par défaut. Quant au_ voyage de sa secrétaire Agnès Monnet aux USA, c’est certainement une récompense à une collaboratrice dévouée qu’un voyage payé avec l’argent des autres.

Parce qu’Affi peut se permettre tout ce qu’il fait sans égard, du moment que cela permettrait de « tout gâter » y compris en vidant les caisses de ce parti que ses suiveurs et lui ont l’intention de détruire. A tout le moins, Affi et ses amis se donneraient l’illusion de compter encore pour quelque chose. Parce que, franchement, que gagne le FPI et la Côte d’Ivoire dans cette réunion à l’ONU ?

 

Quatrième point : La défiance de Dano Djédjé et l’organisation du 4è congrès ordinaire du FPI 

 

Ainsi, pour Affi et ses suiveurs, Dano Djédjé, le président désigné par le Comité Central, instance de décision, sur proposition de l’exécutif, serait coupable de défiance, pour avoir refusé, en dehors de toute décision du Comité Central qui l’avait mandaté, de se plier aux injonctions autocratiques d’un président totalement dans le faux ! On nage complètement dans l « la restriction mentale » ! On peut même parler de « restriction intellectuelle » : car, entre nous, accuser Dano Djédjé de défiance, au moment même où il se soumettait aux textes et procédures en vigueur dans le parti, il faut être totalement emporté par l’ignorance, volontaire ou réelle des choses, pour accorder foi à cette accusation. A moins que le président suspendu, se croyant investi de tous pouvoirs, à l’image d’un monarque, n’ait pas pu se rendre compte qu’e l’autorité à respecter ici était celle du Comité Central ? ET que c’est plutôt lui qui est coupable de défiance, par rapport aux textes du parti et aux instances ; précisément le Comité Central et le Comité de Contrôle, ce qui a logiquement, et en respect de nos textes, conduit à sa suspension, en attendant le congrès pour les décisions définitives. Affi aurait annoncé à sa réunion de ce samedi, la tenue du 4è congrès ordinaire du FPI ! Alors question : pourquoi cet homme ne parle-t-il pas du congrès constitutif de son parti ? Il s’échine à former des groupes avec « ses hommes », parce qu’ « on le mettait toujours en minorité » : que la droiture l’habite pour une fois, afin qu’il comprenne que lorsqu’on est mis en minorité qu’on refuse de se soumettre à la majorité, on va se faire voir ailleurs ! C’est la moindre attitude de responsabilité et courage ! Il peut arriver que ces deux qualités fassent défaut, alors il faut de l’honnêteté ! Si cela aussi fait défaut, alors on aura compris tous les tralalas !

 

Cinquième point : le financement des partis politiques :

 

Le président suspendu et ses amis auraient parlé à leur réunion de samedi, du financement des partis politiques par l’Etat. Ils ont dû se rappeler que le président Gbagbo avait déjà fait payer aux partis ayant droit, dont le FPI, une partie de ce qui leur ce qui leur était dû : la rumeur dit, puisque le président suspendu n’a jamais fait un compte rendu en bonne et due forme, que le FPI aurait reçu sa part de 2007 à 2009, soit trois années, ce qui correspondrait à plus de huit cent millions (800. 000 000) de francs, trois fois ; un total auquel il faudrait ajouter les cotisations des députés FPI et celle des Conseiller économiques durant tout le temps de leur mandature ! Affi, qui a toujours entretenu un mutisme coupable sur le sujet en aurait-il fait le point à ses amis ? Ils doivent donne savoir que lorsque l’Etat donne de l’argent, même aux partis politique, il a droit de regard sur la destination de cet argent… Affi peut donc se mettre en posture de défiance vis-à-vis du FPI et de ses militants, mais l’Etat, qui n’est pas indéfiniment dans les mains des mêmes personnes rentre toujours dans son droit… Au total, la réunion ce samedi, de Pascal Affi Ngussan avec ses suiveurs, au-delà de l’autocélébration de l’homme qui s’est juré de « tout gâter au FPI » avant de partir n’est qu’un élément des dernières agitations d’un autocrate maladroit et tricheur, rattrapé par ses incongruités.

Dieu nous assiste et protège la Côte d’Ivoire !

 

Une contribution de :

BEDI HOLY





Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact