Présidentielle 2020, fraude sur l’identité : Des députés expriment leurs inquiétudes au ministre de l’Intérieur

Samedi 26 Mai 2018 - 09:23


 
 

Assemblée nationale : question orale avec débat relative à la problématique de l`identification en Côte d`Ivoire

Abidjan le 24 mai. la problématique de la carte nationale d`identité ivoirienne et la sécurisation de l`état civil en Côte d`Ivoire présentée par le député de Fresco, Alain Lobognon, a été débatue lors d`une séance question orale avec débat avec le ministre de l`intérieur et de la sécurité, Sidiki Diakité.

Dans le cadre de la session ordinaire 2018 de l'Assemblée nationale, une séance à question orale avec débat relative à ''la problématique de la Carte nationale d'identité (Cni) ivoirienne et la sécurisation de l'état civil en Côte d'Ivoire'', après plusieurs reports, s'est tenue, jeudi 24 mai 2018, à l’hémicycle, au Plateau, sous la présidence du Vice-président Oula Privat.

La question orale, présentée par le député de Fresco, Lobognon Agniman Alain-Michel, a amené le ministre de l'Intérieur et de la sécurité, Sidiki Diakité, à faire un large tour d'horizon sur les projets à court et moyen terme du gouvernement sur les questions liées à l'identité et à l'état civil dans le pays. En effet, selon Alain Lobognon, « en 2020, la Côte d'Ivoire sera face à un autre tournant de sa vie politique et démocratique avec l'organisation des élections présidentielle et législatives conformément à la Constitution du 8 novembre 2016, auxquelles prendront part les citoyens ivoiriens, électeurs disposant de la carte nationale d'identité ».

À l'entendre, la délivrance de l'attestation d'identité pour laquelle, il n’ y a aucune donnée publique ou officielle sur le nombre de documents établis, ou encore les recettes que ce document administratif produit pour l'État ivoirien amènent à s’inquiéter. « Il y a lieu aujourd'hui de s'inquiéter d'une possible fraude sur plusieurs documents d'identité délivrés dans notre pays, et facilitée par la présentation de l'attestation d'identité (…). Cette situation ne serait-elle pas la résultante de l'absence d'une politique d'identification prenant en compte la sécurité des populations, ainsi que celle du pays, l'un des plus ouverts de la zone Cedeao dont il accueille plusieurs centaines de milliers de ressortissants ? », a-t-il interrogé. Non sans s'inquiéter du sort qui pourrait être réservé aux Ivoiriens qui détiennent des Cni établies lors de l'enrôlement de 2009 et qui expirent en 2019, à peine un an des élections présidentielles de 2020.

... suite de l'article sur LInfodrome





Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact