M’Bahiakro et Abobo – Les postes de gendarmerie cibles de manifestations, couvre-feu à M’bahiakro

Mercredi 7 Mars 2018 - 08:26


Les postes de gendarmeries dans la ville de M’Bahiakro au centre-est de la Côte d’Ivoire, et dans la commune d’Abobo à Abidjan, ont été pris pour cible dans des manifestations ce mardi 6 mars, a appris Poleafrique.info.
 
Selon un confrère joint à M’Bahiakro, la ville s’est réveillée ce mardi avec une manifestation de mécontentement d’élèves de la ville aidés par des civils, pour disent-ils, exprimer leur mécontentement suite à l’assassinat d’une jeune élève du lycée moderne de cette localité âgée de de 14 ans. Qui a été retrouvée égorgée et vidée de son sang la veille dans la prison de M’Bahiakro.
 
La jeune fille est la fille d’un ancien adjudant militaire de la garde pénitentiaire à la retraite qui habite la cité au sein de la prison.
 
Ces élèves, explique le confrère, qui réclament justice, se sont dirigés vers la brigade de la gendarmerie. Où, ils souhaitaient mettre la main sur un suspect qui aurait été mis aux arrêts par les forces de l’ordre. Cette action ajoute l’informateur, a eu pour réaction, un refus de la gendarmerie, avant de procéder à coup de gaz lacrymogènes à la dispersion des manifestants qui insistaient.
 
Le bilan des altercations est de plusieurs blessés parmi les manifestants dont les plus graves sont évacués au CHU de Bouaké. Mais aussi l’incendie de la brigade de gendarmerie. De source sécuritaire, des renforts des forces de sécurité en provenance de Dimbokro et de Daoukro sont arrivés M’Bahiakro. Un couvre-feu est également instauré dans cette ville apprend-on de source sécuritaire.
 
Dans la commune d’Abobo à Abidjan, une manifestation a été également enregistrée ce mardi. Selon un témoin joint par Poleafrique.info, dans la mi-journée, un groupe d’habitants a fait une marche contre la brigade de gendarmerie pour disent-ils « dénoncer l’inaction des forces de l’ordre contre les gangs d’enfants microbes ». La veille, dans cette commune, des affrontements entre des groupes d’enfants en conflit avec la loi communément appelés « microbes » étaient signalés dans certains quartiers.
 
Au niveau du service communication de la gendarmerie nationale, une autre version est donnée sur les événements d’Abobo. « Il s’agit d’une marche de félicitation aux agents des forces de l’ordre pour avoir mis aux arrêts des malfrats qui sèment la terreur dans des quartiers de cette commune », rassure la gendarmerie.
 
Richard Yasseu
Source : rédaction Poleafrique.info  
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