Le régime Ouattara « Pire que sous Gbagbo », selon un journal Fraçais.

Jeudi 19 Janvier 2017 - 22:51


Car le malaise ne se limite pas à l’armée : depuis une semaine, les fonctionnaires sont en grève, et d’autant plus fâchés que, contrairement aux militaires, le pouvoir reste inflexible face à leurs revendications sociales. «Derrière le mirage de la réussite économique de la Côte-d’Ivoire, il y a en réalité une pauvreté qui augmente. Beaucoup d’argent a été déversé dans ce pays depuis 2011, mais peu en ont profité. La corruption et la mal gouvernance atteint des sommets et suscite beaucoup de mécontentement», confie un entrepreneur français sur place. «Aujourd’hui, l’Etat est incapable de payer ses fournisseurs et ses fonctionnaires, c’est douloureux à admettre mais c’est pire que sous Gbagbo», estime-t-il.

En avril 2011, la chute de Laurent Gbagbo, lequel est actuellement en procès à la Cour pénale internationale de La Haye, avait mis un terme à neuf ans de guerre civile et permis l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara. Mais les plaies du passé n’ont jamais été totalement cicatrisées. Non seulement la réconciliation peine à se concrétiser, mais une partie des ex-combattants des Forces nouvelles qui avaient combattu pour Ouattara, se sent toujours exclue de la nouvelle ère qui «n’a permis qu’à une minorité de profiter de la victoire, alors que la masse de ceux qui ont risqué leurs vies pour Ouattara sont réduits à la misère», accuse un ancien combattant depuis Abidjan.

Ce sont ces anciens combattants, ceux pourtant en principe intégrés dans la nouvelle armée, qui ont amorcé la rébellion à Bouaké le 7 janvier, en sortant de leurs casernes pour réclamer des primes promises mais jamais reçues.

Avec Libération





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