Justice internationale: Après Soro, la juge française, Khéris, veut entendre des ex-com-zones

Mercredi 20 Décembre 2017 - 10:33


 
 
 
 

La juge française Sabine Kheris ne lâche pas prise. Après avoir délivré et suspendu un mandat d'amener contre le président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, à Paris, elle a décidé d'entendre dix anciens com-zones. Jeune Afrique, qui livre l'information dans sa dernière parution d'hier lundi 18 décembre 2017, donne quelques noms. Il s'agit notamment des lieutenants-colonels Issiaka Ouattara alias Wattao, patron de la Garde républicaine, Morou Ouattara, membre des Forces spéciales, Touré Hervé alias Vetcho.  Toujours selon Jeune Afrique, ces ex-com-zones doivent être entendus dans le cadre d'une plainte déposée à Paris par le conseil de Michel Gbagbo, fils de l'ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, en détention à la Cour pénale internationale (Cpi). « À la demande de la partie civile, la juge d'instruction française, Sabine Kheris, veut entendre 10 anciens com-zones qui étaient présents lors de l'arrestation de Michel Gbagbo à Abidjan (…). Chargée d'instruire la plainte pour enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants déposés en juin 2012 par le fils de l'ex-président, Laurent Gbagbo, elle avait fait témoigner Guillaume Soro en 2016 dans le cadre d'une commission rogatoire (…) », révèle J.A.

La juge, qui aurait été vexée par les autorités ivoiriennes dans l'affaire Soro, pourrait demander une nouvelle commission rogatoire pour faire entendre les anciens com-zones par des juges ivoiriens. Jeune Afrique indique que les avocats de l'État ivoirien, Jean-Paul Benoît et Jean-Pierre Mignard, pourraient saisir la justice française pour contester la décision de Sabine Kheris.

Celle-ci avait souhaité entendre Guillaume Soro suite à la plainte de Michel Gbagbo, le 21 octobre 2015. N'ayant pu obtenir gain de cause, elle a finalement délivré un mandat d'amener le 7 décembre 2015, pour l'entendre de force. Ce qui a failli créer un incident diplomatique entre la France et la Côte d'Ivoire, qui a protesté auprès du gouvernement français. Jeune Afrique nous apprend que le chef du Parlement a été entendu, mais en tant que témoin assisté, en Côte d'Ivoire. Nous avons tenté de joindre, en vain, par téléphone, les anciens com-zones cités par Jeune Afrique.

 

Y.DOUMBIA





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