Gestion de l'Udpci, Francis Guéï, le fils du général Guéï sort de sa réserve : «Mabri ne suit pas la ligne que mon père a laissée » «Qu'il démissionne, sinon.... »

Samedi 24 Décembre 2016 - 07:52


Ce qu'il dit sur l'incident contre la délégation de l'ex-ministre à Biankouma

 
 

La gestion de l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (Udpci) par son actuel président, Albert Mabri Toikeusse, n'est pas du goût de l'un des fils de feu le général Robert Guéï, fondateur du parti arc-en-ciel. Dans cet entretien qu'il nous a accordé à Kabacouma, en compagnie de son conseiller politique, Armand Lassan Gba, après les élections législatives à Biankouma, Francis Pédou Guéï explique ses positions, notamment son soutien à un adversaire au candidat de l'Udpci dans sa circonscription.

La gestion de l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (Udpci) par son actuel président, Albert Mabri Toikeusse, n'est pas du goût de l'un des fils de feu le général Robert Guéï, fondateur du parti arc-en-ciel. Dans cet entretien qu'il nous a accordé à Kabacouma, en compagnie de son conseiller politique, Armand Lassan Gba, après les élections législatives à Biankouma, Francis Pédou Guéï explique ses positions, notamment son soutien à un adversaire au candidat de l'Udpci dans sa circonscription.


L'on a appris que vous avez soutenu aux législatives à Biankouma la candidature du Rhdp. Qu'est-ce qui justifie ce choix?

 Vous savez, dans la vie de tout être humain, on ne suit pas parce qu'il faut suivre, on ne soutient pas parce qu'il faut soutenir. Moi, avant de prendre une décision, je fais appel à toutes mes facultés spirituelle, intellectuelle, morale et physique. C'est un libre choix. Véritablement, je n’apprécie pas la gestion de Mabri Toikeusse à la tête de l'Udpci. En tant que citoyen consciencieux, vous me voyez aller contre la vision du président de la République. Comme je n'aime pas la médiocrité, j'ai décidé de suivre le candidats des présidents Bédié et Ouattara.


Votre choix ne serait-il pas une vengeance contre du président Mabri Toikeusse?

Non, pas du tout ! Ce qu'il ne faut pas oublier, mon candidat, Kando Soumahoro, a, lui aussi, été le collaborateur de mon père. Les Ivoiriens doivent le savoir. C'est d'ailleurs lui qui a sorti Robert Guei du danger après les élections de 2000. Il était de mon devoir d'accompagner sa candidature, car je suis assez grand et je sais distinguer le mal du bien. Albert Mabri Toikeusse ne suit réellement pas la ligne que mon défunt père a laissée pour son parti. Il a foulé aux pieds le bon ton du fondateur de l'Udpci.

 

On accuse votre candidat d'être l'instigateur des troubles à Kabacouma, en fin de semaine dernière, contre le président de l'Udpci. Qu'en dites-vous?

 Albert Mabri Toikeusse doit mettre dans sa tête que les populations de Kabacouma ne sont pas des abrutis pour tout le temps les traîner avec lui. On peut tromper le peuple une fois, deux fois, trois fois. Mais, quand le peuple se soulève, rien ne peut l'arrêter, dit l'adage. Il faut que Mabri Toikeusse et ses suiveurs sachent qu'ils ont récolté ce qu'il ont semé à Kabacouma. Le mécontentement des populations ne date pas de l'élection législative 2016 pour que l'Udpci puisse accuser Kando Soumahoro. Je crois que les responsables de l'Udpci doivent s'en prendre à eux-mêmes et laisser mon candidat en paix. Ils sont tous conscients que le village de Guéï n'a bénéficié de rien depuis que Mabri a pris la tête du parti.

 

A vous aussi, on reproche d'avoir hermétiquement fermé les portes du caveau de votre père à la délégation de l'Udpci qui devait s'incliner sur la tombe?

 Vous dites bien les portes du caveau de mon père, donc je suis libre de les ouvrir ou de les fermer à ma guise. Ce n'est pas en s'inclinant qu'il vont effacer le mal qu'il ont fait ou croire aimer Guéï Robert. S'ils aiment vraiment le général, pourquoi ne sont -ils pas allés visiter sa résidence à Gouessesso ? Il faut que Mabri Toikeusse mette à profit le peu de dignité qui lui reste pour démissionner, sinon il accumulera tout le temps la honte sur sa personne.

 

Vous parlez négativement du ministre Mabri, pourtant il affirme vous avoir trouvé du travail, pour un salaire d'un million de francs Cfa par mois, que vous avez refusé au motif que ce salaire est petit. Qu'en est-il?

De vous à moi, par ces temps de vache maigre, quelqu'un peut-il refuser un salaire d'un million de F Cfa ? Ce n'est pas la première fois que j'entends cela. Que Mabri Toikeusse arrête de dire des contrevérités sur ma personne. S'il veut plaire à mes parents, qu'il trouve d'autres arguments. Dites à Mabri Toikeusse que nous ne rentrons plus dans ce débat, car il a expiré. Permettez que je profite de l'occasion que vous m'offrez pour saluer l'esprit de maturité des populations du Tonkpi dans cette élection législative. Elles ont montré que l'Udpci n'a d'emprise sur personne. C'est cela mon souhait et ma satisfaction actuelle.

 

Propos recueillis à Kabacouma par Achille KPAN (Région du Tonkpi)

 
 
 
 
 




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