Front Populaire Ivoirien: Journées de réflexions sur le Thème : Quel Front Populaire Ivoirien et sa Diaspora pour la reconquête du pouvoir d’État ?

Jeudi 7 Septembre 2017 - 07:59


Sous le Haut Patronage de Monsieur Abou Drahamane Sangaré, Président par intérim du Parti, le 3ème vice-président chargé de la Diaspora organise des Journées de réflexions les 7 et 8 octobre 2017 en Italie.
 

  1. Problématique  

 

Le 11 avril 2011, une coalition menée par la France a organisé un coup d’État pour déchoir le Président Laurent Gbagbo de la Présidence de la République de Côte d’Ivoire alors que le peuple de ce pays venait de lui renouveler sa confiance par la voie des urnes à l’issue du deuxième tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. Ce coup d’État venait parachever la tentative menée le 19 septembre 2002 par des ennemis de la démocratie qui ont une inclination tenace à prendre le pouvoir par la force.
 

La brutalité du coup d’État du 11 avril, conforme au climat de terreur que les déstabilisateurs avaient créé plusieurs semaines auparavant, a laissé des stigmates indélébiles sur les populations ivoiriennes. En portant ainsi un coup brutal aux institutions de la République, les ennemis de la démocratie en Côte d’Ivoire avec leurs parrains et relais dans le monde ont voulu asservir le peuple ivoirien, espérant par cette occasion lui ôter l’envie d’acquérir sa souveraineté.
 

Il importe de rappeler également ici les conséquences néfastes de cette entreprise qui, tout bien pesé, n’honore pas leurs auteurs. En effet, il faut noter plus d’une dizaine de milliers de morts, des milliers d’Ivoiriennes et d’Ivoiriens contraints à l’exil, des cadres du Front Populaire Ivoirien, des anciens ministres, des anciens Ambassadeurs, des militants et des sympathisants et de nombreuses autres personnes de toutes conditions, supposées proches du Président Laurent Gbagbo, ont été arrêtés et gardés en détention sans procès. Sous les coups de tortures, certains prisonniers ont perdu la vie et c’est encore le cas aujourd’hui ; le Président Laurent Gbagbo et son Ministre Charles Blé Goudé sont pris en otage à La Haye par une justice des vainqueurs. Et, les populations, du fait de la chasse aux sorcières qui a engendré un chômage de masse, vivent dans des conditions très précaires.
 

La sécurité n’est pas non plus garantie pour la circulation des personnes et des biens. Les mutineries à répétition en sont aujourd’hui une illustration criante. Aussi l’opposition et la presse sont-elles muselées. Dans ce climat délétère, les militants du Front Populaire Ivoirien parce qu’ils vivent encore les effets traumatiques et traumatisants de cette crise sans précédent, sont fragilisés surtout qu’ils manquent cruellement de moyens financiers pour organiser leurs activités de Parti. Par ailleurs, nous noterons que même si le cas est devenu un épiphénomène - par la bravoure des membres de la direction, des militants et des sympathisants -, on peut rappeler que Pascal Affi N’Guessan a tenté, pour des intérêts personnels à fragiliser le parti.
 

C’est le lieu de rappeler que les Ivoiriennes et les Ivoiriens de la Diaspora, qui ont joué un rôle inestimable pour que le peuple se relève, doivent continuer de s’interroger pour identifier les pistes qui peuvent contribuer à remettre le parti – qui leur tient à cœur – en ordre de bataille. En fait, dans l’histoire des humains, il nous a été donné de constater que les diasporas constituent le fer de lance de l’émancipation des peuples. En ce sens, la diaspora ivoirienne qui apporte une valeur ajoutée à la lutte, peut inciter à la mutualisation des expériences et des compétences, à l’échange des pratiques et à l’éveil des consciences pour que soit revivifié l’outil commun qu’est le Front Populaire Ivoirien, qui plus est, reste un parti de référence.
 

Le fait qu’il y ait des camarades qui soient localisés au pays, en exil et/ou dans la Diaspora, devrait sensibiliser les uns et les autres, autant que nous sommes tous, - militants et sympathisants - à tisser des passerelles qui rendent performant notre parti, en le revitalisant, en modernisant son fonctionnement et en travaillant à le hisser, à la hauteur qui convient, pour qu’il soit opérationnel par rapport aux défis et enjeux globaux.
 

Pourquoi le Président Laurent Gbagbo avait-il imaginé la LMP (La Majorité Présidentielle) ? Dans un contexte de mondialisation, où des structures vont vers de grands ensembles pour résister ou pour gagner, nous qui sommes des pays fragiles à l’échelle du monde, nous ne pouvons faire autrement que d’élargir nos bases si nous n’entendons pas être réduits à une portion congrue. Laurent Gbagbo est détenu à La Haye. Nous qui sommes libres, ne devrions-nous pas consolider le FPI en le rendant incontournable par des jeux d’alliances pertinentes ? Quel parti devrions-nous remettre à Laurent Gbagbo à sa sortie de prison ? Nous observons que le parti est riche de la diversité des compétences en son sein. Il suffirait, comme tout parti qui veut se redynamiser et redevenir compétitif, de faire une véritable introspection, en regardant avec humilité les choses en face pour faire notre aggiornamento. Mais qu’est-ce qui justifient ces journées de réflexions ?
 

  1. Justification des journées

 

L’on peut s’interroger sur l’opportunité de telles assises après la tenue du séminaire de la Direction du parti les 3 et 4 mars 2017, dont les résultats viennent à peine de nous parvenir. Il faut dire qu’une telle activité, celle d’une vice-présidence de la Direction du Parti, s’inscrit pleinement et dans le strict prolongement dudit séminaire. Sa spécificité se décline cependant dans cette question fondamentale : Comment le parti peut et doit-il tirer le meilleur profit de sa diaspora ? Il s’agit en effet de bien définir les modalités de la prise en compte de l’expertise et des compétences dont dispose le Parti autant sur place qu’à l’extérieur et cela, grâce à une véritable passerelle à concevoir et à tisser entre le Parti et sa Diaspora, pour ne faire référence ici qu’au rôle souvent joué par cette partie de la population ivoirienne délocalisée à l’extérieur, on pourrait dire pourquoi pas, « Les Ivoiriens de l’étranger », dans le processus de développement socio-économique de notre pays.
 

A l’évocation d’une telle problématique, est apparue la nécessité pour ces journées d’élargir son champ de réflexion sur des sujets importants pour le parti dans sa quête du pouvoir d’État. Ces questions portent sur la nécessité du jeu spéculaire par lequel nous nous devons, à la Direction du Parti, de prendre en compte l’image du parti que nous renvoie l’extérieur ou les militants de base, surtout ce qu’ils estiment avoir  fait défaut ou avoir été mal géré par l’administration FPI au pouvoir.

Nous devons considérer qu’en ne prenant pas toujours le courage de revoir de fond en comble ce qui doit l’être, il y a un risque de délitement et/ou de décalage par rapport à la perception de la base, et le parti peut par incidence perdre de sa sève. Il y a également à examiner la question de rendre le Parti plus attractif. Le slogan « je ne suis pas FPI mais gbagboïste » n’est-il pas suffisant pour nous inviter à cette introspection indispensable au bon fonctionnement de toute entreprise humaine ? Comment examiner la question fondamentale de rendre le Parti plus attractif sans notamment prêter attention au rôle que doit jouer la jeunesse. Il en va ainsi, et pour faire court, des questions suivantes :
 

  • Quelle communication en situation de crise ?

  • Quelle diplomatie en situation de crise ?

  • Quels types de projets d’investissement spécifiques au parti pour qu’il s’assume, assume la prise en compte de ses militants et, assume des lendemains difficiles ?

  • Comment promouvoir ou consolider un réel esprit de solidarité dans le Parti, socialiste de surcroit ?

 

La particularité de ces questions est de n’avoir pas été spécifiquement prise en compte par le séminaire interne de la direction du parti. C’est, nous semble-t-il autour de telles questions que pourraient se concevoir des sous-thèmes, à côté de thèmes transversaux. Sans doute, en travaillant aussi à identifier en toute sérénité les ressources humaines disponibles, nous aurons un début de réponses aux nombreuses questions pendantes pour la vie de notre outil commun qu’est le Parti. C’est le sens des « Journées de réflexions » que nous nous proposons d’organiser les 7 et 8 octobre 2017.
 

  1. Thèmes et sous-thèmes des journées

 
  • Front Populaire Ivoirien : De sa naissance à son accession au pouvoir en octobre 2000 et à la perte du pouvoir en avril 2011, quelles pistes pour redonner au Parti sa stature d’antan ?

  • Quelle structuration des militants et sympathisants de la Diaspora pour la redynamisation du Parti ?

  • Quels types de projets d’investissement spécifiques au parti pour qu’il s’assume, assume la prise en compte de ses militants et, assume mieux des lendemains difficiles ?

  • Comment promouvoir ou consolider un réel esprit de solidarité dans notre Grand Parti, socialiste de surcroit ?

  • Quelle communication pour le Parti en situation de crise ?

  • Quelle approche tactique et stratégique dans les démarches diplomatiques du Parti ?

 
  1. Objectifs visés

 

Il s’agit de contribuer à :
 

  • Promouvoir des réflexions prospectives pour que notre Grand Parti soit à chaque instant opérationnel face aux défis du moment (par exemple la recherche et le traitement des informations et des renseignements doivent être un véritable levier pour ne pas reconduire des erreurs qui ont été commises pendant l’histoire récente du Parti notamment durant la période de l’exercice du pouvoir) ;

  • Promouvoir ou consolider un réel esprit de solidarité dans le Parti en minorant des attitudes d’accaparement ou d’autres comportements déviants qui pénalisent le Parti dans sa globalité ;

  • Tisser une véritable passerelle entre la Diaspora et le pays vu le rôle joué par cette partie de la population, dans le processus de développement socio-économique de notre pays ;

  • Mutualiser les connaissances, les expériences et les pratiques pour que notre Grand Parti soit vivifié des ressources d’ordre divers quelle que soit la zone de localisation des acteurs ;

  • Travailler à dissiper le sentiment que nombre de militants et de sympathisants ont de l’image que leur renvoient certains cadres du Parti ; ce qui a découragé et décourage encore nombre d’entre nous et qui plus est lorsque des tentatives de « caporalisation » et des dérives, qui ont participé à notre chute du pouvoir, résistent et semblent avoir la peau dure.

 
  1. Présidence-coordination-pilotage des journées

 
  1. Présidence

Pascal Dago Kokora : Président ;
 

  1. Coordination et organisation

Claude Koudou, Demba Traoré, Raymond Koudou Kessié, Aimé Dano et Irène Gohourou ;
 

    c. Pilotage des travaux

Clotilde Ohouochi, Ambroise Gnahoua, Balou Bi Toto Jérôme et Jérémie Ziri.
 

  1. Public cible

  • Les sections du Parti dans la Diaspora ;

  • Les Représentations du Parti ;

  • Les militants et les sympathisants de la Diaspora ;

  • « Les patriotes » se réclamant de Laurent Gbagbo ;

  • Les mouvements et partis proches de Laurent Gbagbo ;

  • Les souverainistes, nationalistes et panafricanistes ivoiriens de la Diaspora.

 

Programme des Journées de réflexions
 

Vendredi 6 octobre : arrivée des participants
 

Déroulement des Journées
 

Samedi 7 octobre 

9h-9h30 : Accueil des participants ;
 

9h30-10h00 :    CÉRÉMONIE D’OUVERTURE DES JOURNÉES
 

9h30-9h45 : Allocution de bienvenue du camarade hôte, le Représentant Aimé Dano (Italie) ;

9h45-10h00 : Discours d’ouverture du Ministre Justin Koné Katinan, Porte-parole du Président du Parti, le Président Laurent Gbagbo ;
 

10h00-10h50 : Première partie des messages des invités ;

10h50-11h05 : Intervention de Adia Damana sur le thème : La Côte d’Ivoire à l’orée  des élections de 2020 : Quel espoir le FPI peut-il incarner pour la jeunesse ?
 

11h05-11h20 : Pause café
 

11h20 – 12h55 : PREMIÈRE SÉANCE PLÉNIERE :

                 Exposé sur les thèmes transversaux et débats
 

11h20 – 11h40 : Exposé introductif du Président des journées par l’Ambassadeur Pascal Dago Kokora (et prise de parole d’Irène Gohourou Prégnon de l’Organisation) : Pourquoi des journées de réflexion sur le thème « FPI et sa Diaspora… » et qu’est-ce que le parti doit-il en attendre ?

11h40 – 12h10 : Quelle structuration des militants et sympathisants de la Diaspora pour la redynamisation du Parti ? Communications de Ambroise Gnahoua (Sénégal) et Ahouma Ahouma Adayé Silhas (Canada) ;

12h10 – 12h40 : Débats (Modérateur : Jérémie Ziri (France) ; Rapporteur : Georgette Nékalo, (France) et Jean-Claude Okou (Suède)) ;

12h40 – 13h00 : Front Populaire Ivoirien : De sa naissance à son accession au pouvoir en octobre 2000 et à la perte du pouvoir en avril 2011, quelles pistes pour redonner au Parti sa stature d’antan ? Communication de Laurent Akoun (Côte d’Ivoire) ;

13h00 – 13h30 : Débats (Modérateur : Raphaël Dagbo (France) ; Rapporteur : Tano Kadio (Danemark)) ;

13h30 – 14h25 : Pause déjeuner
 

14h25 – 14h40 : « Ivoiriens de l’étranger », Quelle politique et quelles contributions de la diaspora au processus de développement socio-économique de la Côte d'Ivoire ? Communication de Claude Koudou (France) ;

14h40 - 15h10 : Débats (Modérateur : Aimé Dano (Italie) ; Rapporteur : Yayaud Vincent (Suisse)) ;
 

15h15 – 19h15 : DEUXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE 

Exposé sur les sous-thèmes et débats 
 

15h15 – 15h45 : Sous-thème 1 : Quelle communication pour le parti en situation de crise ? Intervenants : Demba Traoré (USA) et Odette Sauyet (Côte d’Ivoire) ;

15h45 – 16h15 : (Modérateur : Laurent Ibéhi, (USA) ; Rapporteur, Tohouri Bailly (USA)) ;

16h15 – 16h45 : Sous-thème 2 : Quels types de projets d’investissement spécifiques au parti pour qu’il s’assume, assume la prise en compte de ses militants et, assume mieux des lendemains difficiles ? Intervenants : Clotilde Ohouochi  (France) et Jérôme Balou Bi Toto (France) ;

16h45 – 17h15 : Débats (Modérateur : Abdon Bayeto, (Royaume Uni) ; Rapporteur : Hortense Assalé (France)) ;

17h15 – 17h30 : Pause café ;

17h30 – 18h00 : Sous-thème 3 : Comment promouvoir ou consolider un réel esprit de solidarité dans notre Grand Parti, socialiste de surcroit ? Intervenants : Claudel Guigui (France) et Kacou Innocent Akoi (Côte d’Ivoire) ; Simplice Zadi Zokohi (Maroc).

18h00 – 18h30 : Débats (Modérateur : Léonard Obodji (France) ; Rapporteur : Ben Gnéba, (Pays-Bas)) ;

18h30 – 18h45 : Sous-thème 4 : Quelle approche tactique et stratégique dans les démarches diplomatiques du Parti ? Intervenants : Raymond Koudou Kessié (Royaume Uni) ;

18h45 – 19h15 : Débats (Modérateur : Augustin Gnéba Lobognon (Suisse) ; Rapporteur : Léonard Obodji (France)) ;
 

19h15 – 20h20 : CÉRÉMONIE DE DÉDICACE DU LIVRE

«  Des Chrysanthèmes pour la Françafrique »
 

19h15-19H30 : Présentation de l’ouvrage par l’auteur Raymond Koudou Kessié 

19h30-19h50 : Échanges

19h50-20h20 : Dédicace

20h20 : Repas.
 

Dimanche 8 octobre 

9h30 – 10h30 : Deuxième partie des messages des invités ;

10h30 - 11h25 : CÉRÉMONIE DE CLÔTURE DES JOURNÉES

10h30 – 11h10 : Présentation du Rapport général et des recommandations, le Représentant Sénégal ;

11h10 – 11h30 : Discours de clôture du Président des assises, le Vice-Président Pascal Dago Kokora ;

12h00 : Pause Repas ;

14h00 : Retour des participants

 





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Les Filles de Saïoua au Palais de Congrès de Montreuil (France) le samedi 16 décembre 2017