Enlèvements et tueries en cascade : Qui sont ces vampires qui terrorisent les ivoiriens ? La psychose gagne tout le pays. Les écoles se vident.

Jeudi 29 Janvier 2015 - 17:19


Enlèvements et tueries en cascade : Qui sont ces vampires qui terrorisent les ivoiriens ? La psychose gagne tout le pays. Les écoles se vident.

Quand prendra fin la tragédie des ivoiriens ? Cette question mérite d'être posée en observant depuis quelques semaines les malheurs et souffrances qui s'abattent sur le peuple de Côte d'Ivoire désemparé. Les malheurs arrivent et se succèdent . De la guerre de décembre 2010- juin 2011 au phénomène actuel d'enlèvements suivis d'assassinats d'enfants, en passant par le phénomène des microbes (1) et les tortures infligées aux prisonniers politiques par le régime Ouattara, la tragédie ivoirienne est visiblement loin d'être à son terme. Depuis ce matin, la psychose a gagné Abidjan et le reste du pays. Les parents accourent chercher leurs enfants dans les écoles. Les écoles se vident ainsi que les collèges, les lycées et les grandes écoles. Car désormais la mort rode partout et à tout moment. Les enfants ne sont plus les seuls victimes de ces enlèvements et tueries. Des adolescents, des jeunes et des adultes sont aussi pris pour cibles par les vampires ravisseurs. Le Mal et la peur sont profonds.

Depuis plus d'un mois, toute la société abidjanaise se trouve ébranlée et vit dans la psychose de crimes crapuleux et rituelles relevant du sadisme et du vampirisme. Plus de 21 enfants enlevés et tués en un mois, selon certaines statistiques. Des populations ont pu par moment faire échec à certaines tentatives d'enlèvements et d'assassinats. Par moment, elles ont aussi pu contribué à des arrestations de ces criminels par la police, après l'accomplissement de leur actes odieux. N'empêche que ce phénomène horrible ne cesse de prendre de l'ampleur. Tout se passe comme si les ravisseurs et tueurs ne sont inquiétés par les risques qu'ils encourent. Risque d'être lynchés et tués par les populations, risque de subir de lourdes peines d'emprisonnement ferme. Tout se passe comme si ces néo-sorciers jouissaient d'une certaine impunité galvanisante.

Alors que les parents des victimes et potentiels victimes décident de manifester pacifiquement pour protester contre ce phénomène criminel et attirer l'attention des gouvernants, afin qu'ils procèdent au renforcement des mesures sécuritaires pour endiguer et éradiquer le phénomène, le régime d'Abidjan leur impose une interdiction de manifester. Oui en Côte d'Ivoire on pouvait marcher le 11 janvier dernier pour protester contre les actes terroristes subits par Charlie Hebdo. Mais les ivoiriens n'ont pas le droit de manifester contre le terrorisme endogène tuant froidement leurs enfants et menaçant leurs propres vies. Dans quel pays sommes-nous ? Quel est cette Côte d'Ivoire où les libertés démocratiques n'ont pas droit de cité ? Tout cela relève fortement de la bizarrerie et suscite légitimes suspicions.

Face à l'ampleur du phénomène, le gouvernement a pris la mesure de mobilisation 1500 policiers, gendarmes et militaires. Mais ce nombre de soldats mobilisés est visiblement insuffisant, vu l'ampleur du phénomène et la grande densité de la population.

Dès le début de ce phénomène l'on a vite pointé du doigt les brouteurs, ces cybercriminels qui escroquent des personnes via internet, en abusant de leur naïveté et de leur crédulité. Selon certaines langues, les cybercriminels useraient de pratiques occultes pour atteindre leurs cibles, pratiques occultes nécessitant du sang et des organes humains. Car « l'argent ne circulant pas parce qu'il travaille », selon Alassane Ouattara, les cybercriminels, en quête effrénée d'argent, auraient découvert qu'il circule dans le sang de leurs victimes.

Toutefois, pour la conquête et la conservation du pouvoir, nul africain n'ignore le recours à de tels pratiques par certains criminels portant le masque de politicien. En côte d'Ivoire, plusieurs ivoiriens ont vu dans une vidéo une scène de pratique occulte de l'ex-rébellion dans le nord du pays, obsédée par la conquête du pouvoir au profit de l'actuel régime. Une personne vivante avait été égorgée en public pour réponde aux exigences d'un rituel occulte. Ces pratiques de l'ex-rébellion ce sont multipliées par endroits de 2002 à 2011. Maintenant que le contexte de rébellion et de guerre ne permet plus de s'acharner sur des individus avec des Kalach pour leur ôter la vie à des fins de pratiques occultes, faut-il comprendre l'ampleur de ce phénomène d'enlèvements et d'assassinats comme un nouveau mode opératoire pour la conservation ou la conquête du pouvoir ? Légitime question , quand on interdit de marcher pacifiquement pour protester contre toutes ces tueries, alors qu'approche la présidentielle.

 

Claude Ossadi.

1-Microbes : Bandes d'enfants et adolescents agressant mortellement à armes blanches d’honnêtes citoyens)

 





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