Elections locales – Abou Drahamane Sangaré; «Si le FPI va à des élections, ce n’est pas pour témoigner, c’est pour gagner »

Samedi 17 Février 2018 - 09:43


Abou Drahamane Sangaré et ses camarades de la fronde qui dispute le contrôle du Front populaire ivoirien (FPI) à Pascal Affi N’Guessan, le président statutaire de ce parti, est favorable pour les élections. Mais pas « n’importe quelle élection », a fait savoir ce jeudi 15 février, Abou Drahamane Sangaré. C’était au cours d’une conférence de presse qu’il animait à la résidence de l’ex-chef d’Etat ivoirien Laurent Gbagbo, sise à Abidjan Cocody.
 
« Nous ne sommes plus dans une histoire d’aller ou non aux élections… Le FPI est un parti qui a des candidats, qui a un projet de société et de gouvernement, qui a une expertise avérée en matière électorale. Qui a des candidats qui connaissent le terrain. Nous sommes pour les élections, nous sommes un parti des élections. Mais pas pour n’importe quelle élection », clarifie Abou Drahamane Sangaré.
 
Selon l’ex-ministre des Affaires étrangères, la modification de la Commission électorale indépendante (CEI) est déterminante pour des élections « justes, inclusives et transparentes » en Côte d’Ivoire. Aussi tient-il à cette révision. « Maintenant, nous allons nous battre pour ne pas qu’il y ait n’importe quelle élection en Côte d’Ivoire. Et aujourd’hui, nous avons deux éléments dont la résolution des Nations Unies et la décision de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples qui nous donnent raison dans notre combat. Le FPI ne sera jamais l’accompagnateur docile et servile du régime Ouattara », poursuit-il, non sans signifier que « Si le FPI va à des élections, ce n’est pas pour témoigner, c’est pour gagner », estimant que sa formation a les moyens de gagner.  
 
En Côte d’Ivoire, la CEI, organe en charge de l’arbitrage des élections est très critiquée. Des partis politiques, notamment ceux de l’opposition dénoncent sa composition dont ils exigent la révision. Avec eux, des organisations de la société civile. Mais aussi la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP). En 2016, sur saisine de l’ONG Action pour la Protection des Droits de l’Homme (APDH), cette Cour avait rendu un arrêt dans lequel elle indiquait que la CEI dans sa composition actuelle ne répondait pas aux normes internationales.
 
Richard Yasseu
Source : rédaction Poleafrique.info
 




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