Déclaration suite aux échanges de tirs nourris entre les gardes pénitentiaires   renforcés par des FRCI et le gang de « Yacou le chinois » à la MACA en Côte d’Ivoire Nous avons appris que le samedi 20 février 2016, il y a eu hier des échanges de tir

Lundi 22 Février 2016 - 16:11


Nous avons appris que le samedi 20 février 2016, il y a eu hier des échanges de tirs nourris à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), entre des gardes pénitentiaires renforcés par des FRCI (Forces républicaines de Côte d’Ivoire) et le gang de Yacouba Coulibaly dit « Yacou le chinois ». Ces échanges qui – d’après la version que nous en avons eue – rappellent une véritable scène de guerre, auraient fait dix (10) morts dont le chef du gang et vingt et un (21) blessés.

 

Nous dénonçons ici fermement cette affaire qui donne froid dans le dos parce qu’elle est d’une extrême gravité. Plusieurs questions se posent alors : Comment des prisonniers peuvent-ils être en possession d'un tel arsenal de guerre depuis longtemps ? Comment un tel acte peut-il se produire dans la plus importante prison d’une République ? Pourquoi avoir laissé ce prisonnier agir comme il l'a fait, pendant des années sans que cela préoccupe le pouvoir ? Pourquoi a-t-on exécuté ce chef de gang, « Yacou le chinois » et par ricochet d’autres personnes et pourquoi maintenant ? Ce malfrat d’un calibre indescriptible savait-il beaucoup de choses sur d’éventuels procès à venir ou ceux en cours ?

 

Nous pensons que pour que la Côte d’Ivoire puisse se réconcilier afin qu’une paix véritable et la quiétude reviennent dans le quotidien des populations, cette énième affaire comme d’autres ne doivent pas rester impunies.

 

Ainsi, nous demandons au pouvoir d’ouvrir instamment une enquête indépendante pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire pour le moins intrigante. C’est le lieu d’interpeller la communauté nationale et internationale sur la gouvernance d’un pouvoir aux abois qui ne rate pas la moindre occasion pour verser dans la violence. Nous pensons que l’instrumentation des lois républicaines, l’impunité et toutes les manœuvres pour maintenir cette dictature au pouvoir, ne font qu’ajouter aux frustrations du peuple ivoirien.

 

C’est pourquoi, nous invitons les organisations de défense des droits de l’homme et ceux qui veulent la démocratie connaître une promotion sans fard, à agir en toute impartialité pour aider la Côte d’Ivoire à se reconstruire sur la base d’une justice.

 

Fait à Paris, le 22 février 2016

 

Claude Koudou

 

 

 

 





Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact