Côte d’Ivoire / Premières réactions internationales après la marche réprimée de l’opposition jeudi à Abidjan.

Vendredi 23 Mars 2018 - 18:52


Dans un communiqué parvenu à KOACI ce vendredi, Amnesty International, informe que 18 personnes sont toujours en détention pour avoir exercé leur droit de manifester pacifiquement.
 

« Les restrictions systématiques au droit à la manifestation pacifique, droit garanti par la constitution, montrent la détermination des autorités à réduire au silence toute voix dissidente,» a déclaré Gaetan Mootoo chercheur sur l'Afrique de l'Ouest à Amnesty International, avant d’ajouter: « A défaut de les inculper d'une offense légitime sur la base de preuves suffisantes, toutes les personnes arrêtées doivent immédiatement être libérées.»
 

Par ailleurs, KOACI dispose d'une liste de 20 personnes toujours en détention à la mise en ligne de l'article (17H15TU; ndlr)
 

1 - TCHEIDÉ Jean Gervais (Dir Cab,Pdt EDS)

2 - OULA Anselme (BEN-JFPI)

3 - Serges KPELÉ (JFPI Aboisso)

4 - GALA Koleby (Cyber-activiste)

5 - KANON Jean-Marc (JFPI, Abj-Banco)

6 - KOFFI Jean Louis (JFPI, Abj-Banco)

7 - GAHA Prince (JFPI, Abj banco)

8 - GLY Ulrich (JFPI, Abj-Banco)

9 - KOUÉ Bi (MFA)

10 - AMARI Pierre

11 - RABBÉ Rabbé

12 - DOUKOUA Hervé ;

13 - YAO ;

14 - LEOLEY ;

15 - Dr. VEHI Émile ;

16 - KOKOBO ;

17 - ANOU Guy ;

18 - DJEDJMEL Sylvain ;

19 - KOUADIO Michel ;

20 - OUAGA Toussaint.
 

L'opposition avait appelé à manifester jeudi matin à Abidjan pour dénoncer la non réforme assumée par le pouvoir en place de l'instance en charge d'organiser et de proclamer les résultats des élections au pays (CEI, ndlr) et ce malgré les recommandations en ce sens de la Cour Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples (CADHP).
 

Enfin, l'opposition au régime Ouattara n'a jamais eu jusqu'à cette heure et ce depuis 2011, autorisation de manifester au pays.
 

Donatien Kautcha, Abidjan
 

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Ci-dessous l’intégralité du communiqué d’Amnesty International parvenue à KOACI.
 

18 opposants toujours en détention pour avoir exercé leur droit de manifester pacifiquement
 

Les autorités ivoiriennes doivent immédiatement libérer 18 personnes arrêtées hier, 22 mars, pour avoir simplement participé à une manifestation pacifique.
 

18 opposants politiques sont toujours en détention après leur arrestation au cours d'une manifestation à Abidjan, pour demander la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI). La manifestation n'avait pas été autorisée, nonobstant les discussions entre l'opposition et les autorités pour décider de son itinéraire. Ce n'est que la veille, assez tard dans la soirée, que l'interdiction a été communiquée.
 

« Les restrictions systématiques au droit à la manifestation pacifique, droit garanti par la constitution, montrent la détermination des autorités à réduire au silence toute voix dissidente,» a déclaré Gaetan Mootoo chercheur sur l'Afrique de l'Ouest à Amnesty International.
 

« A défaut de les inculper d'une offense légitime sur la base de preuves suffisantes, toutes les personnes arrêtées doivent immédiatement être libérées.»
 

Hier, la coalition Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), avait appelé à une manifestation pacifique pour demander la réforme de la Commission électorale indépendante ; les autorités l'ont dispersée pour défaut d'autorisation. Plus de 40 personnes, dont Jean Gervais Tcheidé, vice-président du Front patriotique ivoirien (FPI, opposition) et Oula Anselme du même parti, ont été arrêtées. Dans la soirée, une partie des manifestants a été libérée, cependant 18 personnes demeurent encore en détention.
 

Le même jour, l'Alliance des forces démocratiques (AFD, opposition) dirigée par Pascal Affi N'Guessan a été autorisée à déposer une motion à la CEI. Le journaliste- bloggeur Daouda Coulibaly qui était présent dans le cadre de son travail a été agressé par les forces de l'ordre, arrêté puis relâché. Il a perdu une somme d'argent et des effets personnels.
 

Il a confié à Amnesty International :
 

« Pendant qu'un policier cherchait à me faire tomber en marchant sur ma cheville, les autres me donnaient des coups sur les côtes... L'un d'eux me frappait avec une matraque sur mon genou gauche. Quand je suis tombé, me tordant de douleur, ils m'ont traîné sur le sol sur environ un mètre. J'ai perdu mon portefeuille, de l'argent, et un appareil pour la connexion à internet. Quand ils m'ont relâché, je suis allé au commissariat de police où un officier a refusé de prendre ma plainte...»
 

« Les responsables de cette agression contre le journaliste doivent être identifiés et traduits en justice au cours de procès équitables,» a déclaré Gaetan Mootoo

http://koaci.com/cote-divoire-marche-reprimee-lopposition-personnes-toujours-detention-selon-amnesty-118459.html

 




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