Côte d’Ivoire: Pourquoi Ouattara en veut à ce point au Président Gbagbo? Par Koffi Nestor, membre du bureau politique du Pdci Rda

Lundi 12 Février 2018 - 12:41


 

Nous avons lu, il y a de cela quelques semaines, un verdict de l’appareil judiciaire de notre pays, condamnant le Président Gbagbo et ses collaborateurs à 20 ans de prison pour ce fait suivi d’un mandat d’arrêt international au motif du braquage de la BECEAO, la banque économique centrale des états de l’Afrique de  l’ouest).

J’avoue que j’hallucine et perds mon latin devant un tel verdict. Alors que l’attente des Ivoiriens, consiste à décrisper l’atmosphère délétère, afin d’aller à la cohésion et la réconciliation pour une paix durable dans ce pays qui en a tant besoin. Depuis ce verdict saugrenu à ce jour, je m’interroge encore et cherche qu’on éclaire ma lanterne. Ce que la majorité des Ivoiriens attendent, c’est des signaux forts, allant dans le sens de l’apaisement, en libérant les prisonniers politiques, qui croupissent dans les geôles de fortunes sans jugement depuis 7 voire 8 ans et enfin le retour de nos compatriotes exilés qui vivent dans des conditions difficiles et meurent. Comment peut-on se proclamer enfant ou héritier Politique de Félix HOUPHOUET BOIGNY et ne pas appliquer sa philosophie, de dialogue et de Paix? Il nous a inculqués, que tout problème ou conflit, trouve sa solution autour d’une table dans un dialogue inclusif. Qu’avons-nous appris de nos différents dirigeants que sont Félix Houphouët Boigny et Laurent Gbagbo qui sont nos référents ?

Il en est de même pour le Président Gbagbo qui disait si je tombe, enjambez moi, pour continuer la lutte.

Aujourd’hui, certains attendent que le Président Gbagbo se libère pour venir ensuite lui-même les libérer, est-ce ça, sa philosophie? C’est tout ça qui concourt au fait que j’hallucine.

Bref, revenons à cette condamnation inédite. Ce fait fragrant constitue la preuve d’une justice à deux vitesses, celle des vainqueurs. Mais aussi, leur priver de leur droit d’éligibilité. Donc, dans le camp du Front Populaire ivoirien, aucun cadre ne sera élu, sous le mandat de Ouattara?

Qui ne se souvient pas lors de la partition de notre Pays , après la tentative de l’échec du coup d’état contre Laurent Gbagbo qui s’est transformée en rébellion, les efforts du président Gbagbo? Il y a eu de fait , par la force des choses, deux états, un, légal et légitime dirigé par le Président Gbagbo, et l’autre virtuel illégal et illégitime dirigé par le chef des rebelles Guillaume K. Soro. Cette ligne imaginaire qui traversait notre Pays de l’Est à l’Ouest et l’avait coupé en deux. Nous savons tous que  cet espace des rebelles, a été littéralement pillé par ses occupants, qui utilisaient, les infrastructures, sans aucune contrepartie, en un mot, du gâchis. Le président Gbagbo dans sa générosité et l’amour pour ses concitoyens, payait toutes les factures. Le point culminant de leur forfait est la casse des agences de la Beceao à Bouaké, Korogho, et Man, ceux qui ont commis ces délits avérés, se baladent sans être inquiétés et en toute liberté pour entendre des parjures, contre celui qui incarnait l’autorité de l’état, la légitimité et la légalité.

C’est vraiment Le monde à l’envers dans ce pays qui confirme sa customisation. L’ivoirien nouveau est donc en déphasage avec la légalité, selon ces comportements aux antipodes de ce que doit être un état de droit dans le concert des nations, ce qui constitue une grave aliénation. C’est là où je ne comprends pas, ce verdict inopportun qui tombe au moment où le procès de la déportation et de la honte commence à donner des signes de la libération, l’espoir de la réconciliation et de la Paix. Quelle est cette volonté farouche de ne pas vouloir la réconciliation tant attendue par un peuple qui n’en peut plus?

Alors que nous espérons une Politique de justice pour tendre vers une paix inclusive à tous les enfants de ce Pays. Quoi qu’on dise, Laurent Gbagbo était dans cette dynamique de paix et de rassemblement, qui a tourné le dos à toutes ces turpitudes. On se souvient du forum de la réconciliation qu’il avait initiée et organisée, sans oublier qu’il avait aussi activé l’article 48 pour faire de tous les acteurs politiques des candidats, éligibles. On peut dire tout de Laurent Gbagbo mais, nous retiendrons de lui qu’il était déterminé et disposé pour la Paix. Dieu merci que cette situation est en train d’ouvrir les yeux des Ivoiriens, et qui sont en train de réapprendre à s’aimer dans une solidarité patriotique, pour ne plus se laisser avoir par des complots de l’occupation de leur Pays ourdis par des instances dirigeantes internationales, qui ont mis des hommes de mains en mission à cet effet. Un mal pour un bien pourrait- on dire.

C’est dans un élan de sursaut national que nous pourrions mettre hors d’état de nuire ce plan commun ayant pour seul but de nous déposséder de notre belle Côte d’Ivoire, par tous ceux qui sont jaloux de la réussite de ce beau Pays leader incontesté de l’AOF (l’Afrique de l’ouest francophone). Du coup , notre succès devient implicitement notre malheur. C’est en cela que le PDCI RDA, mon Parti , doit jouer un rôle déterminant, en tournant le dos définitivement au Parti unifié pour rassembler tous les Ivoiriens au chevet de notre mère patrie, afin de ramener la cohésion et La Paix nécessaires pour le mieux vivre ensemble, et le bonheur de tous. Nous sommes tous des enfants du même Pays, nul ne doit nous priver de nos opinions mêmes Politiques , ni nous contraindre à l’exil selon notre loi fondamentale. Nous devrions être unis et solidaires pour bâtir ensemble notre développement harmonieux inclusif.

Il faut reconstruire notre état de droit, pour une démocratie comme moteur d’avancement d’un Pays tourné vers un avenir radieux. C’est ce dont notre Pays a besoin aujourd’hui et non mettre de l’huile sur le feu dans les provocations inutiles. Il faut donc demander à la majorité des Ivoiriens de se mettre à jour de leur droit civique. Et pour toutes les élections y comprises celles de 2020, il faut exiger que les quatre conditions suivantes soient réunies :

-1/ la refonte de la liste électorale.

-2/ Le redécoupage électoral.

-3/ La création d’une  Vraie armée républicaine selon l’adresse à la nation lors des vœux du Président Alassane Dramane Ouattara.


https://businessactuality.com/2018/02/10/cote-divoire-pourquoi-ouattara-en-veut-a-ce-point-au-president-gbagbo/

 




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact