Côte d'Ivoire: Katinan Koné révèle un nouveau mandat d'arrêt transmis contre lui par Abidjan à Accra, Lomé et Cotonou

Mardi 15 Mai 2018 - 16:23


© koaci.com – Mardi 15 Mai 2018 -Justin Katinan Koné dans un communiqué transmis par ses services à KOACI ce mardi, révèle qu’à travers un ami du barreau Ghanéen, avoir eu la connaissance qu’un nouveau mandat d’arrêt, a été émis contre lui, par Abidjan contre lui et transmis aux autorités de son pays d’accueil (Ndlr Ghana).
 

Le même mandat a été également transmis aux autorités du Togo et du Bénin.
 

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« Ce dernier aurait dit, lors de son interpellation, qu’il aurait participé à une réunion au Ghana avec un pasteur nommé ZOUAME, exilé au Ghana ; qu’au cours de cette réunion, ce pasteur « révélait que KONE Katianan Justin donnait directement des instructions aux chefs de guerre du nord .Sur la base de cette information, le juge d’instruction, Kra N’Dri, a émis un mandat d’arrêt international contre moi », a-t-il révélé.
 

Le porte-parole de Laurent Gbagbo affirme n’avoir jamais rencontré cette personne, et que ce dernier dans sa déclaration ne précise pas la date, à laquelle il a participé à ladite réunion, et les chefs de guerre en question ne soient identifiés, et la nature des instructions, elle non plus ne soit précisée.
 

Sur cette base et seulement celle-ci, un juge ivoirien a pu émettre un troisième mandat d’arrêt international contre lui.
 

Le cadre du FPI rappelle que, ce troisième mandat de l’année 2018 intervient tout juste quelques semaines après la visite nocturne, par un commando, de mon domicile qui a été fouillé de fond en comble et pillé. Les policiers ghanéens qui mènent l’enquête sur cette affaire, se fondant sur le mode opératoire utilisé par les visiteurs indélicats, soupçonnent une opération autre qu’un vol classique.
 

« Devant tant de persécutions, émanant d’actes graves de violation des droits de l’homme perpétrés contre moi, j’ai décidé de porter mon cas devant les instances internationales chargées de la protection des droits de l’homme en général, et ceux des réfugiés, en particulier. A cette fin, j’ai constitué maître Josette Kadji, avocate au barreau du Cameroun et domiciliée à Douala, à l’effet de mener, pour mon compte, les missions suivantes : 1er. Saisir le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) à Genève pour l’interpeller sur les persécutions dont je suis victime de la part du gouvernement ivoirien pour des raisons politiques.2ème. Porter la même affaire devant la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) à Banjul (Gambie) et devant la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples à Arusha (Tanzanie). 3ème. Interpeller le HCR (Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés), notamment son département chargé de la protection des réfugiés, sur les nombreux cas de violation de mes droits, en tant que réfugié, pour des motifs politiques ; la décision de la justice ghanéenne du 30 Août 2013 faisant foi. 4ème. Entreprendre toutes les initiatives et approches, qu’elle jugera pertinentes, pour défendre la protection de mes droits de réfugié constamment violés par le gouvernement ivoirien pour les mêmes motifs politiques », a-t-il annoncé.
 

Pour l’ex directeur du cadastre ivoirien, ses requêtes à l’internationale sont sans préjudice du droit que et se réserve d’entreprendre des actions auprès des autorités ghanéennes pour leur exprimer son ras-le-bol devant tant de persécution de la part du gouvernement ivoirien, laquelle persécution porte atteinte à ses droits de réfugié à la protection desquels elles se sont astreintes en lui accordant le statut de réfugié, comme l’a également relevé le juge ghanéen dans sa décision précitée.
 

« Je n’entends point fuir le Ghana, mon pays d’accueil, pour les mêmes motifs politiques. Ce faisant, je ferais montre d’ingratitude vis-à-vis du gouvernement et du peuple ghanéens, qui n’ont jamais exprimé, sous quelque forme que ce soit, une hostilité collective et généralisée à l’égard des réfugiés ivoiriens qui vivent sur leur sol depuis plus de 7 ans. Mon pays, la Côte d’Ivoire, me manque, et je suis pressé d’y retourner, mais pas de manière forcée. J’entends me battre pour mettre définitivement fin à cette politique de haine menée contre moi depuis plus d’une décennie. Trop, c’est trop », a conclu, le Vice-Président de la Coordination du FPI en exil.
 

Donatien Kautcha, Abidjan

 





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