Côte d’Ivoire: 50% de centres de santé sans eau, ni électricité, un défi de taille à relever par le projet de renforcement du système de santé et urgences Epidémiques

Vendredi 16 Février 2018 - 08:55


– Jeudi 15 février 2018 – Le bilan  à mi-parcours  du projet de Renforcement du système  de Santé et de Réponse aux urgences  Epidémiques (PRSSE-P 147740) débuté en août 2016, a été présenté ce jeudi, à Sofitel hôtel Ivoire, à travers un atelier de présentation des résultats, présidé par le ministère de la Santé et de l’hygiène Publique, dirigé par Raymonde Goudou Coffie.

 

Cette rencontre a également été l’occasion pour le coordonnateur national du projet, Clovis Konan de présenter le projet de lancement des travaux de réhabilitation de 100 centres de santé  dans 25 Districts sanitaires du pays, avec un financement de la Banque Mondiale.

Selon un bilan  présenté par celui-ci, dans le cadre de ce projet, à partir de quatre districts sanitaires et étendue à 13 autres début 2017, il est ressorti que 80 % de ces centres desanté  rurale et urbaine ne sont pas encore réhabilités ; 55% d’établissements rénovés date de cinq ans, tandis que 50% de ces centres de santé  pour la plupart à l’intérieur du pays sont sans eau, ni électricité et plomberie.

De ce fait, en tenant compte de l’enveloppe budgétaire qui était de 17 millions de dollars, l’équipe du projet a sollicité et obtenu auprès de la banque mondiale une revue à la hausse de ce montant à 26 millions de dollars, pour mener à bien, sur une période de cinq à six mois, l’équipement et la réhabilitation de ces centres de santé.

Par ailleurs, justifiant que le PRSSE  est « une réponse aux défis croissants de la santé  » en Côte d’Ivoire, le coordonnateur national du projet, Clovis Konan a reconnu qu’il a permis des avancées notables dans le secteur de la santé  avec entre autres une amélioration de la qualité des services ; le début d’une autonomisation des établissements sanitaires avec notamment l’existence de comptes bancaires ; l’intégration des données PBF+ Couverture Maladie Universelle (CMU) dans le SNIS, etc.

C’est à juste titre que madame le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique a tenu à distinguer certains responsables de centres de santé  dans le district d’Abidjan et de l’Intérieur du pays pour leurs performances de qualité notées dans le cadre ce projet.
Pour elle, grâce à celui-ci, l’on note une amélioration dans la gestion des hôpitaux qui tend vers un mode de fonctionnement privé à travers lequel les agents de santé  se sentent progressés et utiles.

De plus, à l’issue de ce projet prévu pour le 31 janvier 2020, a-t-elle ajouté, la réputation des acteurs de la santé  devrait s’améliorer positivement.

Précisons que ce projet, qui cadre avec la volonté du gouvernement d’améliorer les soins de santé  en mettant l’accent sur la santé  maternelle, néonatale et infantile, a débuté en août 2016 par une phase pilote du PBF, entamée dont trois (03) sous financement du Fonds de la Banque Mondiale.

Il a permis à 402 établissements sanitaires et 9 Directions régionales de la santé, d’expérimenter une nouvelle approche de gestion contractuelle axée sur les résultats pour répondre aux enjeux d’efficacité des services, d’engagement et de redevabilité.

Casimir Boh, Abidjan
 

Source : Koaci

 




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