Côte d’Ivoire  : la fin de la dictature se joue maintenant

Mardi 20 Octobre 2015 - 18:31


Le 19 septembre 2002, une rébellion à sève tribaliste a attaqué la Côte d’Ivoire. Cette rébellion, qui avait alors massacré des civils et militaires, a réédité - dans l’expression horrible que nous avons connue et qui continue de dérouler sa «  logique  » - son forfait funèbre en avril 2011 pour porter au pouvoir son mentor, Alassane Dramane Ouattara.  Le bourreau du peuple de Côte d’Ivoire, au pouvoir  - grâce à des relais impérialistes - est par des artifices de retournement de situation, apparu comme la victime, surtout au plus fort de la crise postélectorale. La Communauté internationale a fait croire dans cette triche, qu’un terroriste pouvait se convertir en démocrate.
Devant des dispositifs assez impressionnants pour assurer une dissuasion aux revendications démocratiques et ainsi asseoir une pacification, les patriotes, des démocrates (intellectuels, journalistes, avocats, …) d’horizons divers, les exilés et des Ivoiriens locaux n’ont pas baissé les bras  ; la cause de défendre des droits élémentaires étant plus que nobles. Des écrits, des missions d’explications, des conférences-débats, des cellules de réflexions, des marches pacifiques et des meetings …, ont produit leurs effets, aboutissant ainsi à rendre réceptive au bout du compte une opinion – intoxiquée et conditionnée avant – qui arrive finalement à comprendre les enjeux des remous récurrents en Côte d’Ivoire. Même le journaliste Vincent Hugeux du magazine «  l’Express  » a changé, pour lire le «  jeu politique  » en Côte d’Ivoire avec objectivité. L’opposition ivoirienne, avec un Front populaire ivoirien ostracisé mais resté fort, demande depuis, dans l’intérêt du pays un dialogue politique inclusif.
C’est devant ces nombreux appels restés vains et face aux nombreuses entorses faites à la Constitution, que le Front populaire ivoirien appelle les Ivoiriens à s’opposer à la tenue de l’élection présidentielle qu’Alassane Dramane Ouattara s’entête à organiser pour passer en force, niant ainsi les exigences élémentaires de la démocratie.
Chers Ivoiriens et Ivoiriennes, depuis avril 2011, le pouvoir actuel qui est arrivé dans le sang, estime qu’il peut gouverner s’il tient des Ivoiriens à l’écart du pays et d’autres en prison. Comment peut-on imaginer que certains Ivoiriens peuvent être exclus de la vie publique, être dans la précarité, d’autres ne pouvant pas venir dans leurs pays, un certain nombre en prison, d’autres enlevés et la vie continuera paisiblement pour les tenants du pouvoir  ? Nous ne l’accepterons pas quel qu’en soit le prix. Nous disons aux soutiens de Ouattara, s’il en est encore que ce qui se passe dans notre pays, est inadmissible au regard des libertés qu’eux-mêmes prônent.
Chers Ivoiriens et Ivoiriennes, aucun responsable politique qui aime ce pays, et tous ceux qui se disent les amis de la Côte d’Ivoire ne peuvent accepter les privations induites par les pratiques iniques d’Alassane Dramane Ouattara et son clan. Comprenons par ailleurs  que si les tenants actuels du pouvoir étaient aussi sereins, ils ne feraient pas quotidiennement de la propagande pour appeler les Ivoiriens à aller retirer leur carte d’électeur. Voter est un droit civique et citoyen que le président Gbagbo a rendu libre et délicieux. Si les Ivoiriens entendent s’en priver, c’est bien qu’ils ne veulent pas être complices de la mascarade en préparation. Ainsi donc, où que vous soyez, chacun et chacune, quelle que soit sa situation, doit se conformer au mot d’ordre de ne pas aller voter. La réalité est que personne avec ses enfants, n’accepteront d’être privés d’aller sur sa terre natale ou sur la terre de ses parents suivant les cas. Ne pas aller voter, c’est rendre illégitime un pouvoir au forceps. Les responsables du coup de force devront assumer les conséquences de ce qui adviendra.
En fait, agissant en démocrates, après des démarches auprès des chancelleries tant en Côte d’Ivoire qu’en Occident, après les déclinaisons de notre version de la situation ivoirienne que nos interlocuteurs institutionnels ont pu vérifier, il reste à l’Ivoirien(ne) de jouer son rôle. Au vu des indicateurs mentionnés plus haut, nous pouvons dire que tous les paramètres sont vert pour que les Ivoirien(ne)s prennent leur responsabilité. Celle d’œuvrer pour obtenir l’avènement d’une transition politique. La seule configuration politique qui pourra sauver notre pays d’aventures incertaines. Les slogans de Ouattara et de son clan, relayés par quelques affamés sur une prétendue élection paisible sont une escroquerie grossière. Avec chacun dans son rôle, aidons-nous et les autres pourront alors nous accompagner. Il est évident que nous pouvons mettre hors d’état de nuire davantage, ceux-là qui ont fait de la propagation du mensonge, de la violence et de la versatilité et de la désacralisation de la vie humaine leurs professions.
Ensemble, barrons la route aux terroristes pour que vive une Côte d’Ivoire fraternelle  !



Claude Koudou
 




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