Côte d’Ivoire : Pour la fin de la dictature, Mobilisons-nous

Mercredi 2 Septembre 2015 - 10:00


Depuis son installation à la tête de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara a peur des Ivoiriens parce qu'il sait qu'il n'a pas gagné les élections. Parce qu'il sait qu'il ne représente pas l'expression du vote des Ivoiriens. Il tue ; il enlève des cadres et des militants de partis ; il torture ; il divise les partis politiques : (FPI ; PDCI ; MFA ; PIT) ; ...; il emprisonne à tour de bras tous ceux qui expriment des pensées différentes ; il bafoue les libertés d'expression ; il est contre les manifestations... En fait, il veut tout fragiliser autour de lui parce qu'il est contre la démocratie. C'est donc un dictateur.
 


 
 

Mais il a toujours peur ; il est très frileux et très nerveux parce qu'il sent que le pouvoir va lui échapper ; parce qu'il est faible et très vulnérable aujourd'hui plus que jamais. Pion qu'il est, tous les soutiens sont partis. Wade ; Sarkozy ; Jean Ping ; G. Jonathan. Aussi, est-il tellement allé loin dans ses exactions qu'il refuse de discuter. Nous savons par ailleurs que la politique est une question de rapport de forces. Le peuple doit se mobiliser pour mettre un terme à ses propres souffrances, en arrêtant cette dictature qui donne partout des signes de fébrilité : invectives ; mobilisation des milices et des forces de l'ordre. Pourtant, tout cela n'est pas la réponse aux questions que le peuple se pose pour son quotidien. Ivoiriens et Ivoiriennes, Ouattara a peur de vous. N'ayez plus peur de lui.
 


 
 

Ivoiriens et Ivoiriennes, Ouattara c'est fini ! Prenons la rue "dès que dès que" ; partout, nous sommes prêts à relayer ce que vous ferez sur le terrain. Nos frères et sœurs qui ont soutenu cet imposteur, parce qu'ils ont été abusés, attendent aussi qu'on les libère. Ils nous rejoindront quand ils vont sentir le basculement du côté de la démocratie. Pour l'instant, ils ont peur d'être traités de traîtres. C'est pourquoi ils hésitent. Prenons notre courage à deux mains et libérons le pays de ce cauchemar qui, avec son clan de rapaces, liquident les éléments de notre avenir et de celui de nos enfants. Il faut savoir que les soutiens d’Alassane Ouattara - de ce qu'il en reste - s'en accommodent parce qu'en face, nous ne montrons pas que nous sommes prêts pour mieux faire ; parce que nous ne rassurons pas concrètement ; parce que nous n'exprimons pas au MEDEF que nous ne sommes pas contre la marche de ses affaires. Parce que nous ne montrons pas suffisamment aux Occidentaux qu'ils n'ont pas besoin de tuer nos populations pour faire des profits en Afrique.
 

 
 

Nous voulons réduire la pauvreté ; améliorer le quotidien des Ivoiriens et Ivoiriennes. Ce n'est pas antinomique à la bonne marche des affaires. Bien au contraire. Mais entendons-nous sur une chose, pendant ce combat, ceux qui louvoient parce qu’ils peuvent monnayer leurs postures actuelles à Ouattara, auront à rendre des comptes au peuple tôt ou tard. A l’étape actuelle de la lutte, tout le monde doit se concentrer sur la contradiction principale. Par moments, en face, il nous est brandi la construction d’infrastructures. Il faut opposer que non seulement que ces ouvrages ont été surfacturés par rapport à leurs coûts réels, mais qu’il s’est agi essentiellement de servir des amis, en donnant des marchés souvent de gré à gré. Ceux à qui Ouattara donne des moyens matériels pour invectiver l’opposition n’ont pas de conviction. Il faut donc rester concentrer sur la lutte et l’objectif : le départ d’Alassane Ouattara pour que le pays renoue avec la démocratie. Et Ouattara tombera bel et bien pour que le bien-être du peuple soit construit.
 

 
 

Claude Koudou
 

 





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