Charles Konan Banny interpelle Ouattara sur l'application de l'article 12 de notre constitution : « Aucun ivoirien ne peut être contraint à l'exil. »

Vendredi 3 Juillet 2015 - 12:47


Charles Konan Banny
Charles Konan Banny

A l’occasion du meeting de la Coalition Nationale pour le Changement à la place In’challa de Koumassi, Monsieur Charles Konan Banny, candidat potentiel de la coalition est allé à l’essentiel que voudrait bien entendre ses compatriotes qui sont venus massivement au rassemblement de second round.

Que pouvons-nous dire, de si soulageant, émouvant et réconfortant à un peuple divisé ? Qui cherche à se réconcilier par tous les moyens. Mais, en face de qui, se trouve un pouvoir de la vielle doctrine « diviser pour régner ».Les ivoiriens souffrent de la séparation atroce de la mère patrie, de la division des familles, de la destruction des foyers.

Maintenant, le moment est venu, il faut se parler, afin de construire l’unité nationale. Aujourd’hui, Charles Konan Banny seul, peut apporter le message d’espoir, celui-ci est à protéger, à jalouser car l’espoir n’a pas de valeur marchande aux yeux de ce vaillant peuple, qui ne cesse d’être martyrisé tous les jours de sa vie.

Effectivement, il a annoncé son rêve de revoir les ivoiriens se réunir à nouveau comme le bon vieux temps, il y a vingt-trois ans, en disant ceci ce jour-là: « Il faut libérer les Ivoiriens, libérer le peuple de Côte d’Ivoire pour que nous nous mettions ensemble. Et évidemment, faire revenir tous ceux qui sont en prison. (…) Si j’étais venu ici pour dire ‘’Laurent Gbagbo !’’, si je dis seulement cela et je descends, c’est fini non ? Mais l’objectif final, c’est d’obtenir le changement dans notre pays. Il est en train d’écrire l’histoire de la nouvelle nation ivoirienne réconciliée.

Le prochain président de la République est parmi nous. Évidemment, son premier programme ce sera de faire venir tous les exilés et avec eux le président Laurent Gbagbo. Mais il ne s’agit pas de crier Laurent Gbagbo et se séparer. Et comme je l’ai dit à Odette Lorougnon, c’est maintenant que vous avez trouvé le vrai slogan : ‘’Gbagbo est libéré’’ et non plus ‘’on va libérer Gbagbo’’. Vous avez compris que le processus de la libération de Gbagbo et de la Côte d’Ivoire est en marche par l’instauration de la démocratie apaisée. C’est pour cela que je me bats.

Mais en fait, le pouvoir d’en face ignore les vrais principes qui fondent la cohésion du peuple ivoirien dont l’un des principes est clairement défini dans l’article 12 de notre constitution «

  Aucun Ivoirien ne peut être contraint à l'exil. Mais malheureusement nous constatons de plus en plus que certains ivoiriens sont condamnés à l’exil.

Aujourd’hui le pouvoir d’Abidjan, s’éloigne de la connaissance profonde des ivoiriens car sa gestion des affaires de l’Etat, oppose ses compatriotes, est contraire à l’Article 30: « La République de Côte d'Ivoire est une et indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure à tous l'égalité devant la loi, sans distinction d'origine, de race, d'ethnie, de sexe et de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son principe est : le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. »

 Et pourtant, cette règle fondamentale de notre constitution est considérablement méprisée par le pouvoir ni foi ni loi de Ouattara. C’est pour quoi, Charles Konan Banny salue et soutient la naissance de la CNC, seul instrument politique au contrôle de la construction de notre processus démocratique qui prendra en compte nos propres réalités Socio-culturelles.

Comme le disait Boutros Ghali : « La démocratie n’est pas un modèle qu’il s’agirait de copier mais un objectif qui doit être atteint par tous les peuples et assimilé par toutes cultures…Elle peut prendre de nombreuses formes, suivant les caractéristiques propres et l’histoire de chaque société ».

 

La coalition des Ivoiriens de la diaspora pour le soutien à Charles Konan Banny.

 





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