Assemblée nationale : Un député proche de Soro refuse le projet de création d'un groupe parlementaire Rhdp

Mardi 20 Mars 2018 - 07:41


Mamadou Kanigui Soro, député de Sirasso et proche de Guillaume Soro, a à travers une déclaration, dont copie est parvenue à notre rédaction, exprimé son refus d’intégrer le futur ''groupe parlementaire Rhdp'', dont les tractations en vue de la mise en place anime l’actualité socio-politique en Côte d’Ivoire ces derniers jours.

 
 

Mamadou Soro Kanigui, n’entend pas être membre du futur groupe parlementaire Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), dont les pourparlers en vue de sa création sont d’actualité dans les différents états-majors des partis politiques regroupés au sein de la coalition au pouvoir en Côte d’Ivoire. Cette position, le président du Raci, la justifie en quatre points.

« Je me suis soumis au suffrage de mes électeurs en qualité d'indépendant suite à une conspiration du RHDP qui, pour des raisons fort fallacieuses, a récusé ma candidature à la candidature pour les dernières législatives alors que j'étais le député sortant. Ce qui m'a conforté dans l'idée que cette plateforme politique était une alliance gangrénée par la ruse et les complots » a-t-il affirmé en premier point.

Secundo, le deputé de Sirasso a estimé que l’idée d'un groupe parlementaire RHDP ayant été rejetée dès l'entame de la présente législature, il lui était loisible, en tant qu’élu indépendant, de rallier le groupe parlementaire RDR, parti politique dont il a toujours été membre, depuis la création et pour lequel il aurait mené le bon et juste combat. «  Combat qui m'a exigé beaucoup de sacrifice en vue de l'instauration de valeurs démocratiques et républicaines. Je rechigne donc à voir disparaître cet instrument de lutte au profit d'une alliance RHDP de mauvais souvenir pour ma personne et qui, de ce fait, ne m'a plus intéressé » a-t-il ajouté.

Comme troisième point, ce proche du président de l’Assemblée nationale ivoirienne s'interroge sur les raisons de la dissolution de son parti, le RDR, bâti « au prix de la douleur de nombreuses familles, de la sueur et du sang de milliers de martyrs, parmi lesquels une frange importante de la jeune génération qui, de ce fait, se sentirait abusée et trahie par un parti qui ne leur aura légué aucun héritage, les frustrant du rêve d'une relève ».

« Je m'interroge également sur les raisons d'un passage en force dans la mise en place d'un parti unifié et d'un groupe parlementaire connexe, en dépit des réticences des alliés. A-t-on mesuré les risques d'un tel "braquage" politique dans un pays encore fragile du fait de longues années de crise ? Le rêve d'émergence à l'horizon 2020 pourrait-il s'accommoder de nouvelles tensions politiques préjudiciables à la paix et à la cohésion sociale ? Nous n'y croyons pas » a-t-il évoqué comme quatrième raison.

Jean Kelly Kouassi (Stg)

 




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