Analyse et Critique de  : ‘‘De l’enfer, je reviendrai’’. Par Arsène Touho, Juriste

Dimanche 1 Mai 2016 - 16:35


«  De l’enfer, tu dois revenir  !!!  »


«  Cher Arsène, au nom de notre combat commun et pour la justice  ». Quand le mardi 19 avril 2016 dans la périphérie de la gare du Nord de Paris, je recevais des mains de son avocat Maitre Seri Zokou l’exemplaire de son livre qu’il avait pris le soin de me dédicacer avec les mots ci-avant rapportés, je croyais que je recevais un autre livre du Ministre Charles Blé Goudé. Mais je ne savais pas que je venais de rentrer en possession d’un manuel de politique appliquée dans lequel on pouvait trouver théories, analyses et enseignements politiques au décimètre carré. Et comme dans ce livre, il se dégage nettement l’impression qu’il n’existe pas de thèses que l’auteur tienne pour des dogmes politiques qui soient réfractaires à leurs opposées (heureusement pour lui), et que pour cela seulement il s’en déduisait que le débat reste possible avec lui, alors pour la toute première fois de ma jeune carrière d’auteur, je me suis résolu à porter un regard critique sur une publication.
En rassemblant les notes que j’ai prises en lisant ‘’De l’enfer, je reviendrai’’, je me suis rendu compte qu’elles étaient représentatives de l’opinion que je me suis faite de ce livre et qui pouvait s’analyser comme étant à l’actif de l’auteur d’un certain point de vue (II) et à son passif d’un autre (I). Je vous remercie au passage d’avoir compris que le texte que vous vous apprêtez à lire obéira encore une fois à l’orthodoxie juridique sur laquelle je suis encore plus paramétré qu’auparavant et qui ordonne que la présentation d’une thèse soit faite de façon bipartite.


 I-AU PASSIF DE L’AUTEUR  :


D’abord ma critique porte sur la forme, c’est-à-dire la présentation de l’ouvrage. Sur la couverture, il est écrit juste en bas du nom de l’auteur  : «  entretiens réalisés par Me Seri Zokou  ». Il est évident que cette mention faite en guise de sous titre relève d’une précaution prise par l’Avocat et son client dont le statut de détenu de la Cour Pénale Internationale ne l’autorise pas à signer des publications depuis sa cellule de prison, afin qu’il soit clairement su que c’est Blé Goudé qui parle mais c’est l’Avocat qui publie. Cependant, le contenu de l’ouvrage montre qu’il ne s’agit pas tout à fait d’un entretien d’autant plus qu’on n’est pas en présence d’un échange continu et interactif entre le client parleur et son avocat rapporteur de ses paroles. Un entretien se présente sous forme de questions-réponses comme l’ont été ‘’les chemins de ma vie’’ d’Henri Konan Bédié et ‘’Côte d’Ivoire histoire d’un retour’’ de Laurent Gbagbo. Mais ici, il s’agit plutôt de 14 textes à travers lesquels l’auteur se livre tantôt à des narrations sur les derniers événements socio politiques au centre desquels il a été, délivre tantôt des analyses sur la perception qu’il se fait à la fois de l’activité politique et du leadership politique par laquelle elle se manifeste. Il aurait donc été plus judicieux de mettre en sous titre du nom de l’auteur «  ses mémoires politiques selon Me Seri Zokou  ».
Ensuite sur le fond, j’ai pu noter ce qui m’a paru comme un moment d’idéalisme voire même de rêverie (Monsieur le Ministre me permettra l’usage de ce dernier mot) qui a gagné l’homme. Après avoir narré le contenu des échanges qu’il a eus avec Mohamed le djihadiste qu’il rencontre par hasard à la DST, il dit à la page 137  : «  si j’ai tenu à partager mes échanges avec Mohamed, c’est simplement pour attirer l’attention des décideurs et leaders de ce monde sur les dangers qui nous guettent tous. Me taire serait une complicité ou une trahison, car je rêve d’un monde sans violence  ». A mon aivs l’auteur se trompe en croyant qu’à défaut de son témoignage, «  les décideurs  » de ce monde ne seraient pas informés des dangers qui nous guettent. Ils le savent très bien. Aussi je considère comme utopique l’idée de croire qu’il peut advenir un monde sans violence. Et là-dessus, la contradiction au vœu que l’auteur formule se trouve dans l’utilisation des mots «  leaders  » et «  décideurs  » dans sa phrase. En effet, si la violence prévaut dans toute sa dimension et à ses degrés les plus forts possibles dans ce monde, c’est parce qu’elle est perçue comme l’élément de langage le plus persuasif aussi bien pour les plus forts que pour les plus faibles. D’un côté il y a les «  décideurs  » et les «  leaders  » qui, motifs pris de la promotion de la démocratie et de la lutte contre le terrorisme, pensent qu’ils ont un statut de «  Chefs du monde  » à assumer en utilisant les bombes comme «  bâton  » de commandement, un peu comme la France l’a fait en Côte d’Ivoire en utilisant «  les bombes démocratiques  » (terme utilisé par l’auteur dans son livre précédent Traquenard électoral) pour imposer la démocratie. D’un autre côté, il y a certains «  insoumis  » qui, motifs pris du Djihad comme «  effort dans le chemin de Dieu  » (selon le sunnisme), se sont convaincus que procéder à des attentats est le moyen le plus utile pour faire entendre leur cause et que la perpétration de ces actes relève d’une mission divine dont la réalisation les conduirait tout droit au paradis. A côté de ces deux groupes, il y a les Etats eux-mêmes qui n’ont pas d’autres choix que de recourir à ce que j’appelle «  la violence républicaine  » pour assurer la sécurité des biens et des personnes contre la délinquance idéologique et la délinquance de subsistance. Donc en définitive, je pense que c’est une vaine espérance pour l’auteur que de croire dans l’avènement d’un monde dépourvu de violence même si je conçois très bien que l’espérance en un tel monde peut avoir le mérite de réduire la violence.
Enfin, l’auteur confesse à la page 28  : «  en plus d’une campagne de communication très agressive, la stratégie militaire et diplomatique semblait nettement au dessus de la nôtre. J’ai appris que tout conflit, quel qu’il soit, se gagne avec des alliés. Or au vu de ce qu’il m’était donné d’observer, le monde entier était visiblement dressé contre le camp dont je me réclamais […] Persévérer et s’obstiner étant deux choses différentes, je me suis remémoré un conseil de Paolo Coelho qui disait dans le Guerrier de la lumière  : «  N’aie pas honte de te retirer provisoirement quand tu sais que l’ennemi est le plus fort  ». A la lecture de ce passage la question qui m’est venue à l’esprit c’est celle de savoir à partir de quel moment le Ministre Charles Blé Goudé s’est-il rendu compte que les forces de nos adversaires étaient au dessus des nôtres  ? Le récit de l’auteur laisse entendre que c’est aux alentours du 11 avril 2011 qu’il s’en aperçoit et qu’il décide en conséquence de se replier. Or ce n’est pas tout à fait cela. Depuis le début de la crise postélectorale, il savait très bien qu’en face de Laurent Gbagbo il y a avait son adversaire Alassane Ouattara soutenu par la France, les USA, l’ONU, la CEDEAO. Sauf que face à toutes ces forces coalisées, il avait la ferme conviction que le soutien de Dieu pouvait suffire au pouvoir pour résister. Et il le disait lors de son dernier meeting à Yopougon en janvier 2011  : «  ils ont la France avec eux, ils ont l’ONU avec eux, ils ont la CEDEAO avec eux, mais nous avons l’Eternel des armées avec nous  ». Donc au moment où le Ministre admet que le combat est perdu et que la nécessité de se mettre à l’abri s’impose, ce qu’il découvre ce n’est pas que le camp dont il se réclamait était isolé face à une coalition mondiale plus forte, mais que «  l’Eternel des armées  » et le peuple, binôme sur lequel reposait le pouvoir de Laurent Gbagbo, n’allaient pas pouvoir tenir comme cela avait bien fonctionné jusque là.
Entendons nous très bien, je ne suis pas en train de mettre en doute la puissance de Dieu comme étant au dessus de toute chose et de toute œuvre humaine. Non, je ne saurais blâmer Charles Blé Goudé pour sa foi en Dieu car je suis moi-même un fervent chrétien. Je veux juste que Blé Goudé ne culpabilise pas en reniant le choix de la résistance qu’il avait délibérément fait et qu’il avait intelligemment organisé.
La résistance aux mains nues à laquelle j’ai moi-même participé était une option fiable d’autant plus qu’elle avait fait ses preuves à plusieurs reprises à travers des mobilisations populaires qui avaient fait échouer plusieurs tentatives de coup d’Etat  : la tentative de coup d’Etat militaire faite par les forces françaises en novembre 2004 lorsqu’une colonne de chars français s’était «  perdue  » (selon les explications du général Poncet) pour se retrouver sur le chemin de la résidence présidentielle où était Laurent Gbagbo  ; la tentative de coup d’Etat institutionnel de 2005 lorsque le GTI (Groupe de travail international) par la voix de Tévoédjré avait acté la dissolution de l’Assemblée national ivoirienne.
Mon souhait c’est qu’à partir de cette expérience, le Ministre comprenne que l’exercice du pouvoir politique est une réalité pragmatique qui ne s’accommode pas toujours (je dis bien pas toujours) de la conception téléologique de la tolérance qui prescrit à l’homme dont on gifle la joue gauche de tendre la joue droite pour qu’elle soit giflée elle aussi. De toutes les façons la Sainte Bible nous enseigne que les fois où Dieu lui-même a eu recours à la force pour asseoir son autorité, il s’est assuré qu’elle était supérieure à la force d’en face, comme à l’occasion de la libération du peuple d’Israel en Egypte et lors de la conquête de Canaan (Josué 6  : 20-21).
 Ma critique sur ce point est en réalité une sensibilisation à tirer les leçons de cet échec. Je le dis parce qu’en vérité, on ne perd d’une défaite que lorsqu’on n’en retire aucun enseignement pour l’avenir. En fait, il n’y avait pas si rien en face que ça…  !!!


 II-    A L’ACTIF DE L’AUTEUR  :


Dans ce livre plusieurs moments m’ont marqué et j’ai voulu les partager avec vous.


 1-Moments de compassion  :


J’en retiens principalement deux. Le premier c’est lorsque le Ministre Charles Blé Goudé raconte les conditions de son départ en exil. «  Il pleuvait, il faisait noir. Toutes les personnes autour de moi me disaient  : «  chef, attends au moins que la pluie cesse avant de traverser.  » Ce à quoi je répondais  : «  les gars, c’est le bon moment pour partir. Pour se mettre à l’abri les gens doivent s’empresser de rentrer dans leurs maisons. Nous, pour nous abriter, nous devons sortir de la maison et braver la pluie  » (p.30). Le paradoxe contenu dans ce passage résume la carrière politique agitée de l’auteur. En temps normal, mis en rapport avec la pluie, s’abriter signifie fuir celle-ci  ; mais chez Charles Blé Goudé s’abriter c’était précisément s’exposer à la pluie. Mais à y voir de près, l’acte du fugitif illustrait la fameuse théorie du moindre mal qu’il faut toujours choisir entre deux maux.  Entre partir de nuit sous un temps pluvieux tout en se faisant chicoter par une multitude de gouttes d’eau venant du ciel et partir de jour sous un temps ensoleillé tout en se faisant frapper par une seule balle de l’ennemi venue de nulle part, je crois que le Ministre Désiré Tagro aurait fait ce même choix si, et seulement si, il avait l’opportunité d’un tel choix.
Le deuxième moment de compassion concerne les 30 000 fcfa de Gervais Coulibaly que l’auteur reçoit comme offrande à la fin de la visite que celui-ci lui a rendue à la DST. «  Avant de prendre congé, Gervais Coulibaly me laisse la somme de 30  000 fcfa que les FRCI m’arracheront par la suite. Je n’ai personne à qui me plaindre  » (p.159). C’est le moment de ma lecture où j’ai surpris mes yeux en train de se remplir de larmes. Elle doit remonter à très longtemps la dernière fois où Charles Blé Goudé a reçu une telle somme en cadeau de la part de quelqu’un. L’argent  ? Ces dernières années c’est lui qui en donnait aux autres  ; c’est lui qui dépannait autour de lui. Mais cette fois-ci, le nécessiteux c’était bien lui. Il en était tellement convaincu qu’il prend ces 30  000 fca. Et j’imagine avec quel empressement le Ministre a dû arracher ce cadeau aussi précieux qu’inespéré des mains de son visiteur, rêvant qu’il pourra enfin s’offrir pour une fois un repas normal avec cet argent. C’était sans compter avec les FRCI qui étaient là pour lui rappeler que lui ainsi que tout ce qu’il portait sur lui étaient des biens meubles leur appartenant.



 2-Moments de courage et de responsabilité  politique :



Si en écrivant ce livre Charles Blé Goudé avait eu l’intention de montrer de lui l’image d’un homme d’Etat, je crois qu’il aura réussi. A plusieurs passages, il procède à des analyses et prises de positions empruntes de courage et responsabilité politique.
D’abord, on voit bien que les persécutions, tortures et privations qu’il a subies tout le temps à la DST qui viennent s’ajouter aux multiples emprisonnements de ses années FESCI ne lui ont pas communiqué un seul virus de la rancœur. Bien au contraire son discours témoigne de l’état d’esprit d’un homme politique qui a tellement le souci de la nation qu’il ne distingue pas parmi les victimes de la crise militaro politique que son pays a faites. «  Où et qui que vous soyez, je me sens lié à vous par le sang des blessures physiques et morales, quelles que soient les causes qui les ont engendrées  » (p.22).  
Charles Blé Goudé s’inquiète de cette «  Côte d’Ivoire où les citoyens ne partagent aujourd’hui qu’un espace géographique, sans avoir en commun des valeurs qui puissent les unir  » (p.24). Il reprouve «  ce pays où la paix n’a de sens que lorsque l’on se trouve du côté où se gère le pouvoir d’Etat  » (p24), «  ce pays où les vocables «  adversaire  » et «  ennemi  » sont devenus synonymes  » (p25). Comme il avait fait lors de sa caravane de la paix pour convaincre les partisans de son camp à faire la paix avec les rebelles eux-mêmes, il continue de les sensibiliser à la tolérance et à la paix depuis sa cellule  de schveinighen. Il s’y prend en excitant l’orgueil des siens  : «  le véritable travail d’introspection à faire sur nous-mêmes est de refuser que les mauvais coups reçus de l’adversaire puissent nous transformer négativement. Si la méchanceté de l’adversaire parvient à faire de nous des méchants, c’est la preuve que le méchant aura réussi à nous convertir à la méchanceté  » (p.22).
En adoptant à la fois la franchise qui le caractérise et la prudence du discours d’un homme politique, Charles Blé Goudé se prononce sur la crise qui mine l’opposition ivoirienne aujourd’hui. Il dénonce l’état de belligérance permanent et les accusations systématiques de traitrise qui rythment les rapports entre militants et cadres de l’opposition. Par exemple concernant la crise qui sévit au FPI il avait été accusé d’avoir trahi Laurent Gbagbo parce qu’il avait proposé «  la voie de la discussion pour une sortie de crise honorable  ». Ces accusateurs estiment qu’entre Pascal Affi Nguessan et Laurent Gbagbo pour diriger le FPI, il devait systématiquement soutenir Laurent Gbagbo. Ils incendient Blé Goudé parce qu’il appelle à l’union de leur famille politique tout en oubliant que son appel à l’union est la conséquence d’une désunion qu’il n’a pas créée. Certes la position de Blé Goudé invitant les clans au sein du FPI à un dénouement concerté et consensuel de la crise ne plait pas, mais elle a le mérite d’être une position claire et officiellement exprimée. Tout en sachant que dans le même temps, le COJEP, parti de Blé Goudé traverse une crise similaire, pour laquelle la position officielle du FPI n’est pas connue.
Pour avoir renvoyer les héritiers politiques de Laurent Gbagbo à son «  asseyons-nous et discutons  », Blé Goudé a fait l’objet d’un lynchage sur les réseaux sociaux où, sur facebook notamment, le nombre de cliquetis sur le bouton «  j’aime  » ainsi que les «  commentaires conjoints  » constituent les unités de mesure des forces en présence et sur lesquelles une certaine majorité (  ??!!!) se fonde pour distribuer les bons points ici et pour prononcer des sentences là.
A mon avis, l’on assiste aujourd’hui en Côte d’Ivoire à une emprise des militants de l’opposition sur les leaders de l’opposition. La réalité est que le 11 avril 2011 a renforcé un attachement affectif de ces militants à l’égard du président Laurent Gbagbo. Ils sont dans une espérance permanente de sa réhabilitation politique et judiciaire, de sorte qu’ils se sentent plus partisans de Gbagbo que militants d’un parti ou d’une opposition. Conscients de cette réalité les leaders de l’opposition ivoirienne ont le souci de ne pas déplaire à cette masse et leurs actions sont guidées par ce souci de convenance. Ils sont donc pris dans l’étau où s’entrechoquent les envies du «  peuple de Gbagbo  » et les nécessités pratiques du jeu politique. C’est à ce niveau que s’évalue le charisme d’un leader politique dont on peut apprécier la force de persuasion dans sa capacité à pousser le peuple à quitter ses envies pour sur le suivre dans la voie qu’il estime juste et politiquement rentable. L’exemple typique de cette idée c’est quand le 15 juillet 2005 Laurent Gbagbo fait usage de l’article 48 de la Constitution pour faire d’Alassane Ouattara un «  candidat exceptionnel  » en Côte d’Ivoire au grand dam du peuple qui murmure qui ne dit rien «  parce que c’est Gbagbo  ».
Charles Blé Goudé sonne l’alerte  : «  sous le sempiternel prétexte de suivre la voie du peuple et la voix du peuple, ils commettent l’erreur de dire à leurs partisans ce que ces derniers ont envie d’entendre  » (p.37). Et je suis d’accord avec lui quand il tranche en disant que «  dire «  oui  » par peur d’essuyer des injures et de se faire rejeter est plus qu’une trahison  » (p37). Et je peux affirmer que Laurent Gbagbo lui-même partage cette position quand je me réfère à ce qu’il a répondu lorsqu’il lui est parvenu que certains de ses compagnons avaient commencé à répandre dans l’opinion que sa première déclaration télévisée de retour d’exil face à Houphouët Boigny était une trahison. Il a dit  : «  Moi, je ne pense rien de ces différentes réactions. Je réfléchis et j’agis. Je fais ce qu’il me semble juste de faire pour la Côte d’Ivoire et pour l’avènement de la démocratie […] En politique il faut savoir ce que l’on veut. Quand on sait ce que l’on veut, on est serein. Non, ces réactions ne m’ont pas ému. J’ai résolu de ne jamais prendre de décisions politiques sur la base des réactions de mes voisins de palier  » (Laurent Gbagbo, Côte d’Ivoire, histoire d’un retour, p. 28).
En définitive, le combat politique de ce livre que je partage est celui d’aider nos leaders politiques à ne pas avoir le complexe de notre regard afin qu’ils n’agissent pas pour nous plaire dans l’instant d’après, mais plutôt qu’ils agissent pour nous faire avancer durablement et glaner des acquis concrets pour nous. En ce qui me concerne, je me battrai toujours, chaque fois cela sera nécessaire, pour que le leader de la formation politique dans laquelle je milite agisse en toute liberté de pensée et d’action selon ses convictions propres à lui et qui lui ont inspiré le projet de la Côte d’Ivoire des nouvelles générations qui a besoin de toutes les forces politiques de l’opposition rassemblées en un seul bloc composé d’entités politiques individuellement stables et organisées. Et le combat de la Côte d’Ivoire des nouvelles génarations a besoin de Charles Blé Goudé. C’est pourquoi ma seule et unique réponse à son livre c’est  : «  de l’enfer tu dois revenir  ».


Arsène Touho
Juriste, Auteur, diplômé des Sciences politiques
arsene_touho@yahoo.fr




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