Alerte ! Côte d'Ivoire , un brasier qui mijote à ciel ouvert

Mardi 1 Mars 2016 - 13:55


Il n’en faut pas plus pour s’en convaincre. Au demeurant, une analyse lucide des assassinats de Coulibaly Yacouba (Yacou le Chinois) et d’Ibrahim Coulibaly (IB) indique le tournis sans merci dans lequel se trouve le Régime ouattara-Rdr qui régente la Côte d’Ivoire actuellement. Certes, ces deux personnes et certains de leurs hommes ont été exécutés dans des circonstances et espaces différents mais, cette action ignominieuse répondait à une seule et même cause. Ces quidams sont devenus trop sachants et gênants, à la fois, en raison des sales besognes qu’ils ont accomplies aux ordres des tenants du pouvoir. Il était donc temps, pour le pouvoir, de s’en débarrasser pour que rien ne soit su. Quelle grossière naïveté ? Existe-t-il un crime parfait ? Croyant s’absoudre de ses crimes commis, en faisant tuer leurs exécutants, le pouvoir fait prospérer d’autres exécutants-sachants, en même temps qu’il allonge le chapelet de ses crimes.

 

Le cas IB

 

IB a été très tôt rattaché au couple et enfants Ouattara, en qualité d’aide de camp à tout faire, aussi bien en France qu’en Côte d’Ivoire.

Epitre 1/- A la tête d’une mutinerie de soldats subalternes, le 24 décembre 1999, IB réussit un coup d’Etat militaire pour le compte d’ADO mais au bout, ADO n’eut point le loisir de s’approcher et d’exercer ce pouvoir.

 

 

Epitre 2/- Après l’élection présidentielle de 2000, lorsqu’ADO a déclaré que le pouvoir était dans la rue, qu’il fallait le ramasser et le lui ramener, ce fut encore une occasion pour ce dernier de sacrifier des vies humaines, et IB a été toujours à la tâche. Quoique cette tentative de prendre le pouvoir, à bras raccourci, ait échoué, ADO a promis de rendre la Côte d’Ivoire ingouvernable.

 

 

Epitre 3/- Ainsi, le 16 janvier 2001 et comme test, Ibrahim Coulibaly (IB) tenta pour le compte de son mentor, le foireux coup de la Mercedes noire venue du Nord. Dans le même filon, c’est le même IB qui convoyait l’argent qu’Alassane Dramane Ouattara déboursait pour entretenir la rébellion en préparation à Ouagadougou, au Burkina Faso, pour attaquer le régime Gbagbo.

 

 

Epitre 4/- Le 19 septembre 2002, le Sergent Chef IB va conduire la rébellion armée jusqu’avant les premières négociations initiées à Lomé au Togo, entre l’Etat de Côte d’Ivoire et les rebelles. A défaut de l’avoir tué lui-même, les hommes d’Ado et de Soro ont capturé l’un des lieutenants d’IB surnommé KASS. Ils l’ont égorgé, ôté sa tête comme un trophée à travers les artères de Bouaké. Ils l’ont dépecé, extrait son cœur, l’ont fait cuire dans son sang pour en faire un festin. Voyez quels types de dirigeants la Côte d’Ivoire connait en ce 3ème millénaire.

Epitre 5/- Dans sa tranchée d’Abobo, IB avait souhaité, à cor et à cri, rencontrer le président Alassane Dramane Ouattara (ADO), pour qu’ils se parlent les yeux dans les yeux. Pour quoi lui dire ? Ç’eut été un effet boomerang, sinon une remise en cause totale de la prétendue victoire d’Alassane Dramane Ouattara aux élections présidentielles d’octobre-novembre 2010. En effet, pour les missions inhumaines qu’il a remplies afin qu’ADO parvienne, de façon rocambolesque, au pouvoir ( ?), IB s’en était trouvé après coup mal récompensé. Et, dans le même temps il se sentait vu comme un pestiféré dans leur confrérie terroriste. C’est si juste donc qu’il s’est bombardé Général et a menacé d’arracher à ADO, ce qui (le pouvoir d’Etat) lui revenait de droit divin plus qu’à ADO lui-même.

 

2/- le cas Yacou le Chinois

 

Coulibaly Yacouba est du même acabit et du même pelage qu’IB, à la différence qu’il n’est pas de formation militaire. Cependant, ayant fait partie des recrues d’ADO pour mettre la Côte d’Ivoire en coupes réglées en vue de son accaparement du pouvoir d’Etat, le jeune Yacou va être rompu aux arcanes du terrorisme. Mais, il choisit la pègre comme terrain de prédilection. C’est ainsi qu’il écume, avec son ‘’gouvernement’’, les Banques et les domiciles des hauts cadres de l’Etat qui ne partagent pas la vision du monde de son mentor.
 

Epitre 1/- Pour sauver les apparences, le régime a assimilé une arrestation de Yacou le Chinois. Dès cet instant, l’illustre homme de la pègre va partager sa vie entre la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) et une somptueuse villa, dans un quartier chic d’Abidjan où il passe plus de temps que dans le bagne.
 

Epitre 2/- Yacou le Chinois est un personnage Huppé, ses cheveux broussailleux sont ramassés dans des nattes à la laine, il se sangle dans des tenues vestimentaires bien soignées et de qualité recherchée, tel un loup peigné. Toute chose qui lui donne une allure efféminée et de haut standing. Il n’a aucun niveau de qualification, à part le maniement des armes de tous calibres, l’entretien d’un harem de jeunes filles défroquées et de jeunes hommes drogués pour tuer. Le système de sécurité du pouvoir veille sur lui comme sa prunelle. C’est dire que le jeune Yacou fait partie des personnes les mieux protégées sous ce régime dont le sang frais est le stratum. C’est ainsi qu’il est autorisé, sous escorte officielle et armée, à parader dans des lieux de haute mondanité (dancing-club, boîte de nuit, bars climatisés…) pour y mener grand train. Et ce, à partir des vendredis soirs. Sa cellule de bagnard est un cocon moelleux à dorures royales. Il effectue des voyages en Turquie et à Doubaï pour des emplettes de tous genres, à la hauteur de sa grandiloquence d’imbécile embourgeoisé. Yacou le Chinois est cousu d’or et de diamant aux bons soins du sécurocrate du système. Il organise des fêtes à tout moment. A ces occasions, les alcools, le sexe rodé, la drogue, les grandes coupures de billets de banque rivalisent de parades. Ce triste cerbère et son groupe sont plus équipés en armements de guerre qu’un régiment militaire. Comment est-ce possible ? Lorsqu’il se rend à la MACA, c’est pour y remplir des missions commandées. Il s’agit de simuler des évasions de détenus insoumis afin de torturer et d’exécuter certains prisonniers encombrants du régime défunt. Tous ces scénarii se sont toujours déroulés à merveille au grand contentement du système mandant. Et pourquoi Yacou le Chinois périt-il dans l’ultime expédition du samedi 20 février 2016 ?

 

Epitre 3/- Eh bien Yacou le Chinois, trop nigaud, s’est fait l’illusion qu’en mangeant au buffet du monarque, il en était devenu un. Or, les monarques sanguinaires s’abreuvent du sang de leurs cerbères ; comment cela ? En effet les monarques, toujours hantés par leurs propres silhouettes, ont une vilaine tenue à table. Leurs mandibules font du bruit, la sauce et les reliques d’aliments suintent et pendent de part et d’autre de leurs bouches. Ils arborent des bavoirs qui se tâchent à donner à dégueuler. Ils montrent leur voracité et leur égoïsme vis-à-vis de la bonne chair. Ils ne respectent aucun des rites religieux, le vin, le champagne et les liqueurs sont engloutis en un tournemain. Au sortir de table, souvent les monarques, ivres, plongent dans un sommeil comateux qui donne de la corvée au personnel domestique. Cette équipe de larbins devra porter ces monarques imbibés d’orgies au lit. Là-dessus Yacou le Chinois, quoique jeune, en avait vu des vertes et des pas mûres. Sa mémoire visuelle est pleine de films des horreurs que le régime lui a fait commettre et son esprit est plein de ces souvenirs factuels à verser à la CPI quand le moment sera arrivé.

 

Epitre 4/- Dans ce méli mélo de procès à l’Haye aux entournures mensongères et iniques, de menaces de mandats d’arrêt nationaux et/ou internationaux, de procès alambique sur l’assassinat du Général Guéi Robert,…qui hante les temps du régent, le bras prolongé du système, Yacou le Chinois, se donne le toupet d’exprimer un droit de mécontentement. Pourquoi veut-on lui faire porter le chapeau sur la mort d’Okoman Raymond, un autre retors de la pègre devenu bagnard ? Il cite des personnalités de hautes valeurs morales telles que : Félix Houphouët-Boigny pour la paix et la tolérance, Nelson Mandela pour son combat contre l’injustice dans la non violence et Tookie Stanley William qui, depuis sa cellule de reclus et par son action, a pu faire des délinquants emprisonnés, des hommes reconvertis selon le modèle social universel. Yacou le Chinois dit avoir été marqué par ces Icônes des humanités et à qui il veut ressembler. Malheureusement, ce système sanguinaire actuel l’a forcé à devenir un caïd pour servir ses relents de déviance, regrette Yacou le Chinois. Ces propos de Yacou le Chinois ont sonné l’alerte rouge au système. Non, ce déculotté veut nous balancer, se dit le régime soupçonneux ! Tel peut s’expliquer, le triste sort de Yacou le Chinois. Trop gobe-mouches, ce jeune homme n’a pas gardé à l’esprit qu’en remplissant la jarre à sang du monarque sanguinaire tous les jours, son propre sang aurait servi de breuvage un jour, au monarque pour couvrir ses crimes qu’il l’a envoyé perpétrer. Il ne faut jamais voir le monarque manger et faire ses ablutions avec du sang humain ! Amade Ouremi un Burkinabè, le seigneur du Mont Péko, avec de nombreux assassinats sur son tableau de chasse pour le compte du clan ne perd rien pour attendre.

 

3/-Le cas Gbagbo et ses militants

 

Quelques soient les excès que l’on peut reprocher au Citoyen Ivoirien Laurent Gbagbo, il faut reconnaitre que son appartenance à la Côte d’Ivoire ne fait aucune équivoque. Il y est né, y a fait toutes ses études. Il appartient à une Région de ce pays. De plus il y a engagé sa carrière de Professeur de Lycée en Histoire-Géographie. Dans le souci d’améliorer son profil professionnel et d’accroitre son niveau de culture, il a poursuivi ses études pour en devenir un Enseignant-Chercheur en Histoire, à l’Université de Cocody. Sur cette base, son nom ne fait aucun objet polémique dans le registre d’Etat civil ivoirien. Cependant, force est de constater que le prénom Dramane est rejeté par nos machines d’Etat civil à la moindre touche de clavier comme l’est encore plus le nom Compaoré  chez nous. Laurent Gbagbo, après plusieurs luttes syndico- politiques est parvenu à se faire élire Président de la République de Côte d’Ivoire, le 25 octobre 2000, sans qu’il y ait eu une intervention internationale ou multinationale armée. De ce point de vue, il tire une légalité et une légitimité constitutionnelle et politique. De 2000 à 2001, son gouvernement a conduit les Affaires publiques du mieux qu’il le pouvait. On oublie trop souvent que, à l’instigation d’ADO, ce court temps de gestion des Affaires par le régime Gbagbo a été, maintes fois, mis à mal par des insurrections, du vandalisme, des tentatives d’atteinte à la sureté de l’Etat ayant abouti à la rébellion du 19 septembre 2002 avec des milliers de morts à la Clé. Le Régime officiel de Laurent Gbagbo a été attaqué, l’intégrité du territoire a été foulée au pied, et le pays scindé en deux avec des exactions sur les personnes et leurs biens dans les Zones Centre et Ouest du pays jugés chrétiens. Face à une telle situation, que devait être la posture du Président de la République sensé protéger l’intégrité de son territoire ? Lorsqu’un Président de la République a été élu démocratiquement sans pouvoir gouverner pendant dix ans, du fait de l’imposture d’une bande armée, que doit-il faire ? De 1999 à aujourd’hui, toutes les personnes tuées par Alassane Dramane Ouattara pour ses intérêts égoïstes ne sont-elles pas prescriptibles dans un procès ?...

 

3/-La saga de la cour

 

Miné par des maladies chroniques (il va toujours loin des tropiques pour se faire essorer les poumons, déboucher les aortes et recycler le sang), et hanté par ses nombreux actes criminels, le monarque a des soucis avec ses articulations, ses nerfs et sa respiration. Avec un tel tableau clinique, à la nuit tombée, il ne peut avoir de l’énergie pour entretenir les attributs de sa colombe au cœur de félin. Des sources introduites à la cour, très loquaces, disent sous le manteau que c’est Tchèdjan (l’homme long), très en jambe qui s’occupe à réchauffer les deux papayes sauvages, étirées sous le poids de leur trop grande maturité, ainsi que le triangle à calice de la colombe. Cette colombe, dit-on, raffole de ce genre d’exercices obscènes.

 

Epitre 1/-Voilà pourquoi, Tchèdjan est préféré par les maitres de la cour à Tchè Srouni (l’homme court ou nabot). Toutes les armées et la police obéissent aux commandements de Tchèdjan. Du coup, Tchè Srouni est réduit à la portion congrue et ne représente plus rien dans la confrérie. Le monarque le croyant tellement fini, a osé lui demander de démissionner à cause de son pelage trop taché d’affaires et de sang terroristes. Ce prétentieux et sanguinaire prématuré aurait rétorqué à son maître que dans toutes ces affaires sanglantes, il répond de lui. Dès lors, Tchè Srouni se retira dans le centre du pays, fit le rappel de ses troupes, teint des conseils de guerre et chauffa à blanc, les hommes qui lui restent encore fidèles. Comme quoi, personne n’échappe à son destin. Car, sur le partage du butin, les terroristes se séparent toujours par une guerre de tranchée en s’entretuant. Toutefois, Tchè Srouni reste un gibier affaibli et prenable se dit-il dans le camp du monarque sanguinaire. ‘’Tchèdjan et Tchè Srouni sont empruntés au vocabulaire malinké’’.
 

Epitre 2/-Le régime ivoirien actuel est au bout du rouleau. Il est dans le scénario du scorpion. Avant de revenir développer cette thèse, il me plait de citer des exemples de personnalités dont la dignité m’envahit de fierté. Il s’agit de Nicolas Sarkozy, de Barack Obama et de Manuel Valls. Ces trois personnalités sont d’origines Hongroise, Kenyane et Espagnole. Elles ne s’en cachent pas d’ailleurs. Pourtant, elles ont un amour fou pour leurs pays d’appartenance (la France et les Etats Unis d’Amérique) qu’elles servent avec un sens élevé du devoir et du sacrifice en vue de booster son développement harmonieux dans les règles de l’art. A l’opposé, il existe en Côte d’Ivoire une personnalité qui s’est reniée, qui a effacé ses origines et falsifié sa nature pour se faire monarque là où tout le monde s’en méfie. Et pourtant, et pourtant, son accent et sa vocalise indiquent à toute personne avertie le pays dont les originaires ont un tel système phonatique. Un tel cas de figure proche de l’apatridie est la véritable cause du mal ivoirien. Une personne qui réussit de telles prouesses déshonorantes ne peut qu’être un danger pour elle-même et une catastrophe pour le monde entier. Au surplus, sans avoir la dignité de clarifier sa propre situation à l’Etat civil ivoirien, il se donne du luxe éhonté et au mépris de notre code de nationalité, à brader la nationalité ivoirienne au premier quidam venu. Blaise Compaoré, l’épicentre des réseaux terroristes, en est une vilaine illustration. Ivoiriens qui ne voient rien, siamois des invertébrés, seriez-vous étonnés demain de voir Blaise Compaoré président de la République de Côte d’Ivoire, surtout que le monarque usurpateur de nationalité s’apprête à gommer notre constitution et écrire la belle histoire de la Côte d’Ivoire, à sa manière, et avec le sang de nos dignes parents qu’il a fait tuer sur l’autel de son imposture ?

 

Epitre 3/- Cet individu innommable, après plusieurs tentatives subversives, irrévérencieuses et terroristes, a réussi à mettre la communauté internationale dans sa poche aux mensonges. Il est tristement, après des horreurs commises sur les populations ivoiriennes, parvenu à gérer le pouvoir d’Etat. N’ayant aucun projet pour une société qui n’est pas sienne, il a installé une tyrannie pour laisser libre cours à ses lubies. Dans sa confrérie, la ressemblance entre les membres est si forte en ce qui concerne l’idéal de vie qu’ils partagent, défendent et promeuvent. Cet idéal est fondé sur leur conviction commune en la règle des quatre ‘’T’’à savoir : la Tyrannie, les Tueries, le Tribalisme, le terrorisme ; à moins qu’il s’agisse d’un trait de caractère atavique ou d’un signe de la destinée.

 

Epitre 4/-Cet idéal de gestion des affaires publiques s’accommode des arrestations arbitraires des opposants et de leurs militants ; de la division des partis politiques ; de la gestion familiale voire tribale du pouvoir public ; du pillage systématique des ressources du sous-sol et celles des Entreprises ; de la pratique de la justice des vainqueurs contre les vaincus et leurs militants ; du mensonge érigé en vertu sociale ; des passations gré à gré des marchés publics avec leurs propres entreprises reconnues sous des prête-noms ; des tueries d’enfants, d’hommes et de femmes pour des sacrifices rituels sans qu’il y ait d’enquêtes pour rechercher les coupables afin qu’ils répondent de leurs actes. Ces actes macabres ont eu cours en janvier-février 2015, à Abidjan et dans l’arrière pays. Toutes choses qui passent par perte et profit !

 

Epitre 5/- A ce chapelet ignoble, s’ajoute la confiscation des libertés individuelles, le piétinement des droits les plus élémentaires de l’homme, la pratique de l’autocratie, l’anéantissement de l’opposition par des menaces de mort sur les opposants et leurs familles ; le culte de la pensée unique, l’inflation qui contraint un Ivoirien sur deux à manger une fois sur deux jours. Concernant l’insécurité, monsieur Henri Konan Bédié s’est ouvert à un de ses proches, relativement à son appel de Daoukro, en ces termes : « pour préserver la paix sociale et les vies humaines, il faut laisser Ouattara seul candidat. Lui et sa femme sont des monstres froids. Ils tuent sans sourciller, ils ont les armes et les hommes pour la besogne. Si l’on oppose quelque candidat sérieux que ce soit à Ouattara, c’est sûr qu’il déclenchera sa machine de guerre pour nous décimer tous ». Voilà donc pourquoi l’octogénaire danse le tango, il dit et se dédit, quelle misère morale : que tous ceux qui forment le RHDP reviennent au PDCI-RDA, c’est le nom du parti réunifié, le parti unifié s’appelle le RHDP. Toute chose qui sort de sa mémoire étourdie. Ça y est, le tour est joué, Ouattara a été seul dans l’arène, il a eu son pouvoir en 2010 avec une guerre violente et meurtrière, en 2015, il a tout falsifié pour se reconduire à la tête du pays sans une élection véritable ; qui dit mieux ? Pour autant, a-t-il cessé de tuer, de confisquer les libertés individuelles et collectives, de faire de la réconciliation nationale et du mieux-être des Ivoiriens une préoccupation, dans un pays où il a obligé ses propres alliés politiques à devenir des mollusques ? Le cas du PDCI-RDA est plus triste. Tous les militants de ce parti bâtisseur sont devenus des invertébrés et rampent littéralement à la cheville du souverain. Quelle descente aux enfers pour un parti promis à un bel avenir que de se réduire à un piteux vestige inconsultable ?

 

Epitre 6/-Lors du dernier bureau politique en 1993, à la résidence du Président Félix Houphouët-Boigny, celui-ci nous confiait qu’Ado lui a été imposé par la communauté internationale pour nous aider à trouver des solutions à nos problèmes générés par le discours de la baule. Mais poursuivant, il a reconnu savoir qu’Ado n’a ni les compétences, ni les moyens de trouver les solutions recherchées à nos problèmes. A la dernière réunion de ce bureau politique, il nous a réuni encore pour confirmer ce qu’il avait prédit et, nous exhorta-t-il à lui proposer des solutions. Et, qu’Ado le supplierait de le prévenir quand il voudra le mettre à la porte afin qu’il range ses valises pour éviter l’humiliation. Hélas, le VIEUX ne sortira pas de sa fatigue et n’aura jamais le temps de virer ADO pour son incompétence chronique. Vingt trois ans après, l’histoire donne raison au Président Houphouët-Boigny. Même Henri Konan Bédié reconnait aussi qu’Ado a plus aggravé les problèmes de la Côte d’Ivoire qu’il y a trouvé des solutions ! C’est un truisme de croire qu’un homme qui n’a d’yeux que pour les richesses d’un pays puisse se préoccuper de son développement harmonieux et du bien-être de ses populations. En ce moment, commence le ballet des charognards. Henri Konan BEDIE en tête. Ce dimanche 28 février, il se rend à Sakassou, dans le royaume profané des baoulé s’incliner sur la dépouille du Roi de cette tribu, chassé, pourchassé et tué par la sanglante rébellion d’ADO, en septembre 2002. ADO y est annoncé également le jour des obsèques du pauvre Roi dont la dépouille sera moquée par son bourreau. Quelle déchéance pour un peuple qui a perdu ses repères ?!

 

 

Non ! Non et Non ! Ce régime n’est qu’une caste de contempteurs de l’éthique et de la morale sociale. Les divisions ethniques et politiques, la dictature de la minorité, la non liberté d’expression et d’opinions dans les média, dans la presse publique comme privée et dans les espaces publics, la surpopulation des 32 prisons sur les 33 du pays par les personnalités de l’opposition qui subissent jour et nuit des traitements inhumains, et leurs militants sont un cocktail explosif de mécontentements, de rancœur, d’angoisse et de désespoir mal contenus. A ce titre, je pressens que la Côte d’Ivoire est devenue un brasier qui mijote à ciel ouvert, et qu’il suffit d’une étincelle pour qu’elle disparaisse de la carte du monde. Qu’en disent les grandes puissances, je veux parler de l’ONU, de l’UE, de l’OIF, de l’UA, de la CEDEAO, UNESCO, qui ont créé le monstre Ouattara ? Vont-elles laisser ce dragon continuer sa spirale de terreur et de tueries sur des populations qui ont un légitime droit de quiétude et de vie ? Honte à vous, déshonneur à vous, hypocrites donneurs de leçons. Qu’attendez-vous pour explorer une expérience nouvelle ? Barack Obama, François Hollande, Angela Merkel, Ban Ki Moon, David Cameron, Michaëlle Jean, Irina Gueorguieva Bokova, Idriss Déby Itno, Macky Sall, et les instances de l’UE : le président du Conseil européen  , Donald Tusk, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le président du Parlement européen  Martin Schulz, la présidence du Conseil de l'Union européenne, la présidence néerlandaise, représentée par Bert Koenders (Ministre des Affaires étrangères) ; c’est après la terre brulée que vous viendrez exprimer vos regrets hypocrites ? L’histoire vous jugera d’une part, pour votre caution au procès inique contre Laurent Gbagbo à la Haye et d’autre part, à cause de votre mutisme et votre inaction coupables dans les pratiques mafieuses du régime ivoirien !

 

Clément Bley Douley





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