24 ans après la mort d’Houphouët: Fologo livre des secrets sur Bédié et Ouattara, ce qu'il dit de Gbagbo

Jeudi 7 Décembre 2017 - 22:07


A l’occasion de la 24è commémoration du décès de Félix Houphouët-Boigny, Laurent Dona-Fologo qui fut l’un des plus proches du père fondateur revient sur la vie de l’homme et fait des révélations sur l’héritage laissé par lui.

 
 

Dans une interview accordée au journal d’Abidjan, Laurent Dona Fologo se rappele d'un ''grand homme (qui) n’est pas mort et (...) ne mourra jamais''. «Je garde du Président Félix Houphouët Boigny, un homme exceptionnel. Ayant été son collaborateur, parfois son confident sur certains points. Son collaborateur sur le plan politique et ayant bénéficier de sa confiance très tôt; j’ai commencé à 25ans où j’étais déjà dans les sillages à Fraternité Matin. Tout est parti de là et j’ai eu la chance de bénéficier de sa confiance qui l’a amené à me confier beaucoup de missions en Côte d’Ivoire et hors du pays», se souvient-il. Selon Fologo, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié ont été tous des proches de Félix Houphouët-Boigny.

«Le Président Bédié, a été ministre très tôt (35 ans). Le Président Ouattara, a été son premier premier ministre et le seul d’ailleurs. C’est lui qui l’a fait venir près de lui dans des moments très difficiles. Ces deux gouvernants principaux (Bédié et Ouattara) sont ses produits et fils spirituels. C’est pourquoi, je dis qu’il n’est pas mort», croit-il. Même s'il se dit satisfait de la bonne gestion actuelle de l'héritage laissé par le père fondateur, l'ancien secretaire général du PDCI-RDA reconnaît que les travaux du transfert de la capitale politique à Yamoussoukro tardent à se faire.

«Il y a néanmoins, quelques points qui me gênent. Le Président Gbagbo, pour des raisons politiques ou peut-être profonde, avait entrepris des actions qui devaient l’honorer notamment, la construction d’un mausolée à Abidjan et tout le monde voyait des grues au-dessus de la présidence. Le transfert de la capitale, une loi qui a été voté à l’Assemblée Nationale, il faut donc dire pour être vrai que Yamoussoukro est la capitale politique. Donc les actions que nous posons doivent être de transférer la capitale politique. Comme Washington par rapport à New York aux USA, au Brésil, Rio de Janeiro par rapport à Brasilia, Nigeria vous avez Lagos la capitale économique et Abuja la capitale politique. C’est ce que Houphouët voulait faire. Et jamais, nous n’avions abrogé cette loi et donc Yamoussoukro est bien la capitale politique. Les institutions politiques importantes doivent y être transférées», insiste-t-il.

Se rejouissant par ailleurs du fait que partis politiques au pouvoir comme de l'opposition se réclament tous de l’Houphouëtisme, Laurent Dona-Fologo a dit sa foi en l'avenir. «Je crois que l’allure que Ouattara a donné à la Côte d’Ivoire est claire et ceux qui viendront en tiendront compte de la même manière que les gouvernants d’aujourd’hui tiennent compte de ce que Félix Houphouët avait posé. Car, Houphouët a posé les fondations, il a élevé les murs comme il pouvait et nous constatons que Ouattara continue dans cette lancée. La vision n’a donc pas changé. Je pense que ceux qui viendront poursuivront dans cette voie à leur manière», a-t-il esperé.

David YALA





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