Yopougon / Meeting avorté de la JFPI :Ce qui s’est passé à la place CP1 vendredi et samedi

Lundi 18 Février 2013 - 08:28


Yopougon / Meeting avorté de la JFPI :Ce qui s’est passé à la place CP1 vendredi et samedi
Le meeting annoncé à grand renfort médiatique par la JFPI n’a pu se tenir samedi, comme prévu, à la place CP1. A la place des militants de la JFPI et des sympathisants de Laurent Gbagbo, ce sont des policiers armés de matraques et des détachements de Frci qui étaient visibles. Ils ont campé là et occupé l’espace depuis la veille. Ils ont même tenu compagnie à ceux qui participaient aux veillées funèbres et qui ont été enjoints de tout mettre en œuvre pour libérer l’espace aux premières lueurs du samedi. Ordre avait été donné vendredi soir, à la police de faire respecter l’arrêté d’interdiction de la mairie endossé par le ministère de l’Intérieur. Les organisateurs du meeting et des participants, qui, dans leur stratégie n’arboraient pas de signes distinctifs comme les tee-shirts, étaient aussi présents sur l’espace dans la soirée du vendredi. Ils étaient les principaux clients des maquis environnants. Samedi, c’est une place CP1 déserte, encerclée par des policiers que nous découvrons dès les premières heures de la matinée. Koua Justin et ses camarades n’étaient pas loin de là. Ils s’étaient répliés sous les arbres dans un espace en face du portail principal du collège William Ponty. C’est en voulant sortir de là pour converger vers la place en scandant ‘’CPI libérez Gbagbo’’ qu’ils se sont heurtés au premier dispositifs policiers qui barrait la voie d’accès. Dans la débandade qui s’ensuit, des blessés et des arrestations sont enregistrés sous une avalanche de grenades lacrymogènes et des tirs de dissuasion.

Lors de la conférence qu’il tient deux heures plus tard, au QG de LMP à Attoban, le secrétaire national de la JFPI, Koua Justin, annoncera cinq blessés et huit cas d’arrestation. Et contrairement à ceux qui parlent d’échec, Koua soutient qu’il s’agit plutôt d’une victoire. ‘’L’objectif est atteint’’, se félicite-t-il. Pour l’organisateur en chef de la manifestation qui visait à ‘’crier l’indignation’’ des siens à la CPI face à la détention de Laurent Gbagbo, la violence exercée par le pouvoir est la preuve que Laurent Gbagbo n’est pas seul et il compte toujours pour des milliers d’Ivoiriens.

S. Debailly

Publié le lundi 18 fevrier 2013  |  L’intelligent d’Abidjan




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