Yopougon : Des tirs entendus, hier, dans plusieurs quartiers . Le Sg de la Mairie et 43 individus arrêtés, panique générale

Crépitements d’armes à Niangon-Nord, détonations d’armes de guerre au corridor de la Gesco, sortie nord d’Abidjan, tirs au quartier Sideci. L’air, dans la plus grande commune d’Abidjan, était, en tout cas, chargé de « poudre » et de fumée, le jeudi 9 août 2012, créant, du coup, un vent de panique générale dans les rangs des populations.

Vendredi 10 Août 2012 - 08:04


Yopougon : Des tirs entendus, hier, dans plusieurs quartiers . Le Sg de la Mairie et 43 individus arrêtés, panique générale
Il faut dire que la spirale des crépitements d'armes, débuté dans la nuit 4 août dernier dans le commissariat du 17 ème arrondissement, se poursuit. D’abord, la série a commencé par le corridor de la Gesco où des tirs ont été entendus pendant « cinq bonnes minutes », rapporte une source dont le domicile surplombe le corridor. « J’étais dans la cuisine quand j’ai entendu des tirs. Je me suis refugié dans la chambre avant de réapparaître quelque temps plus tard quand ces tirs ont cessé », explique-t-elle. Ratissage ou attaque des positions des Frci ? La question reste posée.
Puis, un peu plus tard, le centre de gravité de ces tirs se déplace vers le centre de la commune, notamment au niveau de la nouvelle Mairie, à Niangon-Nord. Là, ce sont les Frci, en mission, qui créent la panique, en ouvrant le feu en l’air. En fait, pour briser toute résistance du secrétaire général de la Mairie qu’elles sont venues arrêter, les éléments des Frci ont cru bon de faire usage de leurs armes, en tirant, notamment, en l’air. C’était la débandade totale, affirme un témoin.
Autre lieu, scenario identique. La Sideci, un bled de sinistre réputation, qui était l’une des tanières des miliciens pro-Gbagbo lors de la crise pot-électorale. Les Frci, exploitant des informations, ont fait une descente dans cette zone où elles ont interpellé, pour nécessité d’enquêtes, une cinquantaine de personnes. Un officier des Frci que nous avons joint, donnant les justifications de cette opération, parle de « 43 individus arrêtés ». Ils ont été conduits à la caserne de la Bae où ils sont placés en détention. Il s’agit, a-t-il tenu à préciser « d’opérations de ratissage ».
Ces multiples arrestations doublées de ratissages sont la conséquence des attaques meurtrières enregistrées ces dernier jours, tant à Abidjan qu’à l’intérieur du pays, et qui ont fait, au total 13 morts dans les rangs des Frci. La dernière attaque en date s’est produite à Agboville. Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 août, des éléments des Frci, qui tiennent le corridor du village d’Erymakoudjé 1, dans le département d’Agboville, ont été pris pour cible, par des hommes lourdement armés.
Au moins trois éléments ont été blessés, dont un grièvement. Le ratissage de la zone a permis de mettre la main sur de « nombreux suspects » qui sont, depuis hier, soumis à un interrogatoire des plus musclés. La tension, selon des témoins sur place est « vive » et les soldats sont sur les dents. Des renforts venus d’Abidjan ont bouclé le département et tous les véhicules entrant et sortant de la région de l’Agneby sont soumis à des contrôles systématiques.


Armand B. DEPEYLA
 
 
Source: Soir info 10 août 2012




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