Voulant se rendre au chevet du chef de l'Etat: La femme de Guillaume Soro refoulée par les proches d’Alassane Ouattara

Vendredi 14 Février 2014 - 01:43


C'est la suspicion au sein de la Ouattaradie. Selon des sources hospitalières, la femme de Guillaume Soro, qui voulait se rendre au chevet d'Alassane Ouattara, opérée officiellement d'une sciatique, a été déclarée persona non grata par l'entourage du chef de l'Etat ivoirien. Elle n'a pas été admise à voir le malade qui, au dire d'un communiqué officiel lu à la télé dimanche, se porte bien et regagnera la Côte d'Ivoire bientôt. Mme Soro paye le prix de l'activité trop débordante de son époux et dauphin constitutionnel qui, malgré les apparences, s'est lancé dans la course à la succession. Le président de l'Assemblée nationale ivoirienne, le Pan, pour ses admirateurs, comme s'il avait des craintes quant à l'application de la Constitution au cas où la vacance du pouvoir viendrait à être constatée, a rencontré, ces derniers temps, selon des sources informées, le Président François Hollande pour lui demander son soutien en cas de vacance du pouvoir. L'information est bien entendue tombée dans des oreilles indues et a provoqué une grosse colère dans les premiers cercles du Prado, entendez le président de la République Alassane Dramane Ouattara. Ces derniers voient dans cet acte du dauphin une volonté d'envoyer ad patres le mentor des Républicains. Le refoulement de l'une de ses moitiés, accourue pour souhaiter prompt rétablissement au chef, n'est rien de moins que la volonté de faire passer un message clair et net au locataire du perchoir, trop pressé de chausser les bottes du patron. "Ça chauffe donc dans les assiettes"de la case. En tout état de cause, il faut retenir que des ambitions s'affrontent depuis quelques mois autour de la succession de Ouattara qui ne va pas très bien. Le landernau politique ivoirien bruit de la féroce lutte entre le "golden boy"Hamed Bakayoko et Guillaume Soro. La bataille à fleurets mouchetés est en train de faire place à une lutte sabre au clair. Chacun des deux protagonistes sait qu'en ces genres de circonstances, il faut s'assurer certains soutiens. Et des informations crédibles font état du soutien de l'Ump de Jean François Copé au premier flic de Côte d'Ivoire. Etant entendu que les contradictions peuvent virer à l'affrontement, Soro, qui voit loin, du temps où il régentait la primature, avait créé une force, le Groupement autonome pour la protection du Premier ministre (Gaspm), sorte de garde prétorienne constituée de 300 à 400 personnes triées sur le volet, à sa dévotion, parlant la même ethnie, prêts à mourir pour qu'il survive. Pour ne pas se laisser surprendre, Hambak, lui, a mis sur pied la Force d'assaut et de recherche de la police nationale (Frap) dont on ne sait la mission réelle. Comme on le voit, chacun des deux hommes a son armée. Et si la contradiction qui les oppose devait se solder par la force, les pétards n'en résonneraient que trop. Pour le grand malheur du peuple de Côte d'Ivoire traumatisé par la violente crise post-électorale, qui a abouti au renversement, le 11 avril 2011, par les forces françaises, du Président

Laurent Gbagbo. Sita Ouattara

Source: LG Infos N°659 DU MERCREDI 12 FÉVRIER 2014




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