Vœux de Nouvel An 2016: Christian Vabé s’adresse à la Nation

Dimanche 3 Janvier 2016 - 18:42


Christian Vabé Président du RPCI-AC
Christian Vabé Président du RPCI-AC
ADRESSE A LA NATION DE CHRISTIAN VABE

Ivoiriennes et ivoiriens,
Mes chers compatriotes,
L’année 2015 s’achève dans une très grande tristesse avec une élection présidentielle truquée d’avance et émaillée par la fraude,  reconnue par la Commission électorale indépendante laquelle a prononcé trois résultats en trois jours avec trois taux de participations différents, 60%, 54%, et 52%.
Les ivoiriens ont massivement boycotté le scrutin dont le taux de participation réel se situe aux alentours de 11%.
Les ivoiriens n’ont pas voulu être complices de cette mascarade électorale dont les résultats étaient connus d’avance.
En lieu et place d’une élection présidentielle, on a eu droit à un coup d’Etat électoral en règle.

La réputation de la Côte d’Ivoire est durablement ternie par cette élection gadget et le pays est devenu la risée de toute l’Afrique et de la Communauté internationale.
La croissance de 9% tant vantée par le Président Alassane Ouattara est invisible dans le panier de la ménagère.
En lieu et place de la réconciliation, le régime a choisi de privilégier le rattrapage ethnique et tribal, et la division des ivoiriens en catégories ethniques.
L’alliance du  rassemblement des houphouetistes a tourné à la farce et s’est révélée une alliance en carton.

Je tiens à féliciter le vaillant peuple de Côte d’Ivoire pour son combat acharné en 2015 en faveur de la démocratie et du respect des droits de l’homme. Ce combat n’est pas vain et les résultats se feront bientôt sentir. Un illustre homme politique a dit « le temps est l’autre nom de Dieu ».
L’avenir de la lutte s’annonce prometteur car la vérité a fini par rattraper le mensonge avec la multiplication des affaires et des scandales.
Peuple de Côte d’Ivoire, du point de vue institutionnel, la Côte d’Ivoire est à terre, les institutions sont  fragilisées et quasiment inexistantes, et les infrastructures économiques en lambeaux.
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Les ivoiriens ne voient toujours pas les fruits de la croissance de 9% tant vantée par le pouvoir. Cette croissance  virtuelle, est loin de la réalité quotidienne des ivoiriens qui tirent le diable par la queue.
La pauvreté s’est considérablement accrue au cours de ces cinq dernières années, avec la cherté de la vie et la flambée des prix.
La Côte d’Ivoire a hélas perdu sa place de locomotive de la sous-région, si bien que sa voix ne compte plus comme par le passé.
La réconciliation nationale tant voulue par les ivoiriens est au point mort, le régime Ouattara préférant de loin la division des ivoiriens et les discours guerriers, au lieu de la sagesse et l’apaisement.
Le chef de l’Etat se ventant même de vouloir réduire l’opposition à sa plus simple expression pour lui faire payer le boycott massif de l’élection présidentielle d’octobre 2015.

Le Président Alassane Ouattara a choisi de bâtir une nation avec des institutions faibles, et de réduire les ivoiriens à la mendicité pour mieux les soumettre et les rendre dociles.
Les annonces faites par le gouvernement se révèlent très souvent des effets d’annonces sans lendemain.
C’est la raison pour laquelle, le RPCI-AC attend avec impatience la publication de la liste des 3100 prisonniers politiques que compte gracier le chef de l’Etat usant de l’article 49 de la Constitution, avant de nous prononcer sur cette mesure.
Ce n’est effectivement pas la première fois que des annonces de ce genre sont faites.
Concernant l’indemnisation des victimes de la crise post-électorale de 2010, elle est frappée du sceau de la sélectivité comme s’il y avait des victimes pro-Ouattara à indemniser et des victimes pro-Gbagbo à laisser pour compte.
La cacophonie qui entoure les structures en charge de l’indemnisation des victimes en est la preuve. En effet, la CONARIV et le PNCS sont les deux faces d’une même pièce, inféodées au pouvoir.
Le RPCI-AC appelle  par ailleurs à la vigilance de la population sur la future loi sur le Foncier rural qui sera votée avril 2016, car il n’est pas question de déposséder les ivoiriens de leurs terres au profit des étrangers à qui on distribuerait des certificats fonciers de complaisance.

Concernant la sécurité des biens et des personnes, la situation sécuritaire de la Côte d’Ivoire est devenue extrêmement inquiétante depuis l’accession d’Alassane Ouattara au pouvoir en 2011.
C’est le règne des Dozos, des voyous microbes, des milices armées, et des bandes armées, qui opèrent en toute impunité.
L’armée nationale FRCI n’assure plus depuis longtemps son rôle de sécurisation des biens et des personnes. Elle est devenue une force mortelle agissant contre les populations civiles aux mains nues.
Mes chers compatriotes,
Ivoiriennes et ivoiriens,
Il n’y a plus d’institutions en Côte d’Ivoire et l’avis du peuple n’a jamais compté avec le régime actuel.
Une reforme de la Commission électorale indépendante s’avère urgemment nécessaire, sinon le RPCI-AC appellera les ivoiriens à boycotter les élections législatives prochaines, comme la dernière élection présidentielle.
Le RPCI-AC appelle le peuple à la vigilance et à être à l’écoute de ses mots d’ordre.

La jeunesse ivoirienne n’a jamais autant été ignorée sous l’administration actuelle. Les 1million d’emplois jeunes promis n’ont jamais connus un début de réalisation.
En lieu et place de cela, on a eu droit à du bricolage et à des mesurettes, le chef de l’Etat allant même jusqu’à dire qu’il a crée 1 million d’emplois jeunes dans l’informel, un secteur qui par essence se crée tout seul sans aucune aide.

Quand au monde paysan, il n’a jamais autant été laissé à l’abandon.
Le travail des paysans n’a jamais été rémunéré à sa juste valeur. Même les 1000Fcfa d’achat du Kg de Cacao aux planteurs et les  500Fcfa pour l’anacarde annoncés par le chef de l’Etat restent à être vérifiés sur le terrain.
Le secteur de la santé demeure à ce jour le plus sinistré de la République. Les populations mourant comme des mouches à la moindre maladie, par absence de premiers soins, et à cause de la vétusté des hôpitaux et des formations sanitaires, de même qu’à cause du manque de professionnalisme de certains membres des personnels soignants.
Que dire de l’éducation !
L’école obligatoire tant vantée par le pouvoir à coups de slogans et campagnes publicitaires n’est à ce jour pas une réalité. L’analphabétisation gagne dangereusement du terrain, et cela dans l’indifférence totale du pouvoir.
L’université est sinistrée, les étudiants et professeurs sont emprisonnés pour avoir fait grève afin d’améliorer leurs conditions académiques.
Les syndicats estudiantins sont dissous et les leaders de ces syndicats exclus de l’université.
Comme on le voit, l’éducation n’est pas une priorité pour le régime d’Alassane Ouattara.
Ivoiriennes et ivoiriens,
Mes chers compatriotes,
Les coupures d’eaux et d’électricité sont malheureusement de retour en Côte d’ivoire, et il ne se passe pas un seul jour sans qu’il n’y ait délestage ou pénurie d’eau dans le pays. Une situation qui n’existait plus depuis vingt ans.
De même, l’accès au logement continue de demeurer un luxe.
Les milliers de logements sociaux promis par le chef d’Etat aux populations depuis son premier mandat, n’ont toujours pas été livrés.
Concernant les infrastructures, leur réalisation sont approximatives.
Les routes réalisées sont déjà dégradées et le Pont Henri Konan Bedié  prend de l’eau de toutes parts à la moindre plus, alors qu’il a couté plus de 200 milliards de Fcfa au contribuable ivoirien. De plus, c’est un pont à péage en plein cœur de la capitale Abidjan. Une première mondiale.
La dette intérieure de la Côte d’Ivoire a atteint un niveau historique et les entrepreneurs sont systématiquement mis en prison  s’ils s’hasardent à réclamer le paiement de leurs arrières au gouvernement.
Et tout se passe comme si le Trésor public avait cessé de fonctionner. Le gouvernement ayant constamment recours au marché régional pour renflouer ses caisses vides, et confectionner le budget.
 
Le Programme national de développement (PND) 2016-2020 continuera dans ce sens à augmenter le stock de la dette du pays, un stock qui avait considérément diminué sous la présidence de Laurent Gbagbo.
Sur le plan diplomatique, la Côte d’Ivoire est devenue la risée du monde avec son implication avérée dans la déstabilisation de ses voisins et l’inculpation de hauts dignitaires sur son sol.
Ainsi, la Côte d’Ivoire est impliquée dans la tentative de coup d’Etat avortée du Général Dienderé avec les écoutes téléphoniques Soro/ Bassolé/ Dienderé.
Le président de l’Assemblée nationale sera bientôt appelé à comparaître devant la Justice BurkInabé dans le cadre de cette affaire, selon la justice burkinabé.
Il fait également l’objet d’un mandat d’amener et d’une mise en examen en France dans le cadre de l’affaire des traitements inhumains et dégradants infligés à Michel Gbagbo.
La Côte d’Ivoire est également sollicitée à coopérer avec le Burkina dans le cadre du mandat d’arrêt lancé contre l’ex-Président Blaisé Compaoré, suite à l’enquête sur l’assassinat de l’ex-Président Thomas Sankara. Dans toutes ces affaires, le RPCI-AC invite le Président Alassane Ouattara, qui affirme lutter contre l'impunité, à coopérer pleinement avec les autorités burkinabé en extradant Blaise Compaoré et en permettant à Guillaume Soro de répondre devant la justice burkinabé.  Cette décision du Président Alassane Ouattara aura valeur de test.
Comme on le voit, notre pays est mis au ban des nations comme un état voyou qui n’hésite pas à déstabiliser ses voisins et qui protège des criminels recherchés.
 
C’est la raison pour laquelle, la juge Sabine Kheris en charge de l’affaire Michel Gbagbo, n’a pas hésité à convoquer Guillaume Soro en plein sommet mondial sur la COP21 CI, et à lancer à ses trousses une quinzaine de policiers français à son domicile parisien et à son hôtel.
Le RPCI-AC invite le président de l'Assemblée nationale à répondre favorablement à la convocation de la justice française afin que la vérité triomphe.
Pour le RPCI-AC, tous ces faits montrent que la Côte d’Ivoire ne sera pas émergente en 2020.
De même, l’ivoirien nouveau tant vanté par le régime Ouattara, risque, si l’on n’y prend garde, de devenir  un imposteur, un tribaliste, un voleur, et un criminel.

Pour le RPCI-AC, il n’y a pas de doute : la Côte d’Ivoire ne sera pas émergente en 2020, mais plutôt dans l’abîme. L’heure est donc grave. Il faut un sursaut national.
Ivoiriennes et ivoiriens,
Mes chers compatriotes,
Par ma voix, le RPCI-AC vous souhaite ses vœux les meilleurs de bonheur et de santé en 2016.
Que Dieu bénisse et protège la Côte d’Ivoire

Fait à Paris le 31 décembre 2015
Pour le RPCI-AC

Christian Vabé
Président
 




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