Violences post-électorale en Côte d'Ivoire: La communauté internationale doit être fière de ces démocrates installés au pouvoir par les bombes.

Le dimanche 21 avril 2013 ont eu lieu en Côte d'Ivoire les élections municipales et régionales. Le FPI, contestant les conditions de déroulement de ces scrutins, a décidé de les boycotter pacifiquement. Le Parti de Laurent Gbagbo a appelé à un "désert électoral", invitant ses militants et sympathisants à rester chez eux, à ne pas prendre part à des "élections qui ne les concernent pas". Avant même que des bureaux de votes ne ferment le soir des scrutins, des violences ont éclaté ici et là, se poursuivant même après la proclamation des résultats. Nous proposons à nos lecteurs une revue de presse de ce jour, sorte d'état des lieux, relative à cette situation socio-politique, qui donne à réfléchir sur la nature démocratique "des démocrates" (RHDP) de la communauté internationale installés au pouvoir par le coup d'Etat du 11 avril 2011.

Mardi 23 Avril 2013 - 08:19


Marcory : Face aux menaces et intimidations / La CEI locale démissionne

Violences post-électorale en Côte d'Ivoire: La communauté internationale doit être fière de ces démocrates installés au pouvoir par les bombes.
La proclamation des résultats du vote pour les municipales du 21 avril pourrait mettre plus de temps que prévu à Marcory. A l’origine de cette situation, la démission en bloc de l’équipe locale de la Commission électorale indépendante(CEI). Tout serait parti des irrégularités constatées sur certains procès-verbaux. Les agents de la CEI qui avaient voulu retirer les procès-verbaux incriminés ont été pris à partie par les partisans de l’un des candidats, qui les soupçonnaient de vouloir tripatouiller les résultats de l’élection. Sous leurs menaces, c’est le président de la CEI qui a d’abord rendu sa démission. Il a été suivi d’abord par son secrétaire général et enfin par l’ensemble de l’équipe.

La CEI centrale qui a été informée du problème en a pris acte. Elle a fait convoyé toutes les urnes des bureaux de vote de la commune jusqu’au siège de l’institution chargée d’organiser les élections à Cocody pour les mettre en lieu sûr. En attendant de prendre une décision. Notre équipe de reportage s’est rendu, hier vers midi, à l’Ecole N’Zi Alphonse sis à Marcory Hibiscus où se trouvent les services de la CEI locale. Les portes des bureaux de la CEI étaient purement et simplement fermées. Dans la cour, un char de l’Opération des Nations-Unies en Côte d’Ivoire(ONUCI) à côté duquel se trouvaient plusieurs soldats de cette force internationale. En plus des militaires de l’ONUCI, un détachement important d’éléments de la Police nationale était également présent dans la cour de l’école. Un Officier de Police que nous avons interrogé sur les lieux, a également confirmé la mise sous scellé les bureaux de la CEI locale. Nous y reviendrons.

Coulibaly Zoumana


Publié le mardi 23 avril 2013  |  Le Patriote

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Treichville : Violences lors du dépouillement

Des urnes ont été détruites par des casseurs dans un quartier d’Abidjan lors du dépouillement des élections municipales de dimanche en Côte d’Ivoire, a annoncé lundi la Commission électorale indépendante (CEI).

"Aux environs de 21H00 (locales et GMT), près de 200 personnes ont fait irruption au centre de compilation des résultats de Treichville", un quartier populaire du sud de la capitale économique, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la CEI, Inza Diomandé.

"Elles ont saccagé les bulletins de vote, les procès-verbaux et les urnes. Elles sont revenues vers 22H00 et ont emporté avec elles les urnes restantes. Malheureusement, les forces de l’ordre n’ont pas pu contenir les casseurs", a-t-il indiqué.
"On n’a plus aucune donnée" sur le vote dans ce quartier, a-t-il souligné, sans préciser l’affiliation politique des casseurs.

Il s’agit de l’incident le plus sérieux rapporté pour l’instant concernant les élections municipales et régionales organisées dimanche, deux ans après la fin d’une crise postélectorale ayant fait environ 3.000 morts.
Treichville était lors des municipales l’un des quartiers les plus disputés de la capitale économique entre les deux grands partis de la coalition gouvernementale, le Rassemblement des républicains (RDR) du président Alassane Ouattara et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ex-chef d’Etat Henri Konan Bédié.

Par ailleurs, selon une source onusienne, plusieurs "fauteurs de troubles" venus intimider les électeurs dans un autre quartier sensible d’Abidjan, Koumassi (sud), ont été arrêtés dimanche. Des cas de tentatives de fraude ont aussi été signalés dans quelques localités. Les élections locales ont été boycottées par le parti de Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI).
Dans un communiqué, le FPI s’est félicité d’une participation qui s’annonce plutôt faible, y voyant un succès de son appel à bouder une "parodie électorale".

Selon le parti, la participation a oscillé "entre 13% et 15%".
Le taux de participation devrait plutôt se situer autour de 30%, a avancé la CEI, soulignant que ce chiffre correspond au niveau de mobilisation habituel pour des élections locales.
La commission compte débuter la publication de résultats partiels lundi après-midi, pour annoncer les résultats complets d’ici le milieu de la semaine.

COULIBALY Zoumana


Publié le mardi 23 avril 2013  |  Le Patriote

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Koumassi, Adjamé, Dabou : Des populations protestent dans les rues

L’ambiance était électrique hier à Koumassi, Adjamé, Yopougon, Treichville et dans certaines villes de l’intérieur, notamment à Dabou. En attendant la proclamation officielle des résultats par la CEI, plusieurs jeunes qui seraient proches du candidat Cissé Ibrahima avaient pris d’assaut les principales artères de la commune de Koumassi. Ces derniers ont déversé des ordures ménagères, ont brûlé des pneus pour obstruer le boulevard du 7 décembre, la ligne 32 et la ligne 11. Paniqués, plusieurs boutiques ont baissé rideau. Les forces de l’ordre sont vite intervenues pour rétablir l’ordre.

La circulation a été rétablie et certaines boutiques ont rouvert autour de 13h. La veille déjà, les électeurs proches du candidat François Amichia avaient fait une descente au siège local de la CEI pour s’en prendre au personnel. En effet, après quelques heures d’éphorie, ces derniers se sont rendu compte que la victoire leur échappait au profit de leur adversaire du RDR, Cissé Ibrahim. Dans leur colère, nos sources indiquent qu’ils ont fait mouvement vers l’un du siège du RDR à l’Avenue 16 où ils ont fait deux blessés, qui ont été conduits dans un centre de santé pour y subir des soins. Le premier a reçu quatre points de suture quand le second souffrait d’un traumatisme crânien. Les deux hommes sont hors de danger et sont sortis de la Clinique Nanan Yamoussou où ils avaient été internés. Le calme est revenu peu après.

La violence a également atteint la commune de Marcory, obligeant les membres de la CEI locale a démissionner en bloc. Ces derniers dénoncent des menacent de mort provenant des hommes du candidat Aby Raoul. La commune d’Adjamé qui habituellement grouille de monde était plutôt silencieuse. La quasi-totalité des magasins du boulevard Naghui Abrogoua ayant baissé pavillon. Des partisans du candidat Farikou Soumahoro ont fait une descente sur la mairie pour dénoncer des irrégularités dont ils seraient victimes. Au QG du candidat, situé à quelques encablures de la mairie, on pouvait observer un attroupement des hommes de Farikou, la mine plutôt grave. L’ambiance est au contraire à la fête au siège du RDR à Yopougon. Le visiteur des lieux est accueilli par des chants et danses. Par dizaine, les militants du RDR affluent en ces lieux. Selon eux, ils sont là pour fêter la victoire de leur candidat, Kafana Koné. Lequel est d’ailleurs accueilli dans une liesse populaire à son arrivée sur les lieux. Dans la salle de centralisation des résultats, on s’atèle à consolider les derniers résultats. « Notre victoire est certaine. Je voudrais féliciter tous nos militants mais en même temps me réjouir de ce que le RDR demeure la première force politique en Côte d’Ivoire», se réjouit-t-il.

En fin de soirée, la victoire du candidat du RDR a été confirmée par la CEI. Dans la matinée, les partisans de Doukouré Moustapha s’étaient regroupés au collège William Ponty pour créer le désordre dans la commune. Là également, la police est intervenue pour disperser les semeurs de trouble. A 50 km d’Abidjan, la commune de Dabou a connu aussi des heures chaudes. Et pour cause, les partisans de la candidate Digbeu Marie Josepha, épouse Djobo étaient dans la rue. « Ils nous ont volés notre victoire », scandaient-ils. Ils dénoncent des PV mal remplis, des votes de personnes décédés, des bulletins sans sticker. Malgré la victoire prononcée de leur principal adversaire, Soukou Mohamed, ces derniers attendent introduire des recours à la CEI pour dénoncer toutes ces irrégularités. Finalement malgré ces échauffourées, Koumassi, Treichville, Marcory, Yopougon et Adjamé la vie a repris petit à petit son cours normal.

Thiery Latt


Publié le mardi 23 avril 2013  |  Le Patriote

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Scrutin du 21 avril- Facobly : Un homme fait voter un mort

Séhi Vincent de Paul, 30 ans, s’est rendu coupable de fraude à Tiédrou kolea, village communal de Facobly, après avoir fait signer le registre des électeurs avec les documents de son défunt père. M. Séhi s’apprêtait à voter dans le bureau de vote n°2 quand le représentant d’un candidat l’a signalé. Il a tenté de prendre la fuite mais il a été rattrapé par forces de l’ordre et conduit à la gendarmerie.

Doumbia Balla Moïse
Correspondant



Publié le mardi 23 avril 2013  |  Soir Info

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Municipales et régionales du 21 avril 2013 : Fraudes massives, pluies de contestations / Le candidat Babacauh volé dans le Gontougo

Les résultats des élections municipales et régionales couplées du 21 avril 2013 sont connus dans la plupart des localités concernées. Il s’agit bien entendu des résultats partiels. En attendant leur confirmation ou leur annulation dans les plus brefs délais. Dans plusieurs localités, l’on dénonce des fraudes massives. Il s’en suit des contestations tous azimuts. C’est le cas de la région du Gontougo où de nombreuses irrégularités caractérisées de fraudes massives, des intimidations et des chantages ont été constatés. Dans presque tous les villages et villes de la région, des irrégularités ont été constatés. Bondoukou, Transua, Tanda, Koun-fao et Sandégué ont connu des fortunes diverses au cours du scrutin. Au vu des procès verbaux recueillis, il ressort que dans plusieurs lieux de vote, même des morts ou des absents ont participé au scrutin. C’est l’exemple du village de Kpana où 280 inscrits depuis 2009, se retrouvent encore ce 21 avril 2013 sur la même liste de vote avec le même effectif. Cela voudra dire que depuis quatre ans, il n’y a ni mort, ni une absence quelconque. Encore moins un cas de force majeure qui aurait pu empêcher un membre de ladite liste de se retrouver dans le bureau No1 pour exprimer son droit de vote .Ce même scénario a été également observé dans le village de Tambi. Dans ces localités citées et bien d’autres, c’est le candidat du Rhdp qui a raflé toutes les voix réelles et fictives avec 100% de suffrages exprimés contre 00% pour le candidat indépendant, le professeur Babacauh Koffi Dongo. Dans les villages de Kalom et Magam, les représentants de Babacauh ont été chassés des bureaux de vote lors du décompte des voix par les partisans du ministre Adjoumani, candidat du Rhdp. En outre, de nombreux procès verbaux ont été validés alors qu’ils ne portent aucun sticker. Certains PV ont également été signés et pris en compte alors qu’ils ne portent aucun résultat de vote. A l’analyse, toutes les fraudes et les irrégularités constatées ont été faites au profit du candidat du Rhdp. Le moins qu’on puisse dire c’est que les résultats communiqués à la Cei pour ce qui concerne la région du Gontougo sont totalement fallacieux, falsifiés et le scrutin tel que effectué dans la région est aux antipodes de la démocratie et de la transparence. Vivement que la commission électorale indépendante et le gouvernement se penchent sur ces imperfections et y apportent des solutions au plus tôt pour la sauvegarde de la démocratie dans un esprit d’apaisement. L’avenir de la région du Gontougo en dépend.

Service communication du Professeur Babacauh



Publié le mardi 23 avril 2013  |  Le Democrate





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