Violences et fraudes aux municipales et régionales: Le Pdci donne raison au Président Gbagbo

Mercredi 24 Avril 2013 - 07:14


Violences et fraudes aux municipales et régionales: Le Pdci donne raison au Président Gbagbo
Après ces municipales et régionales, le Pdci commence par confesser en donnant raison au Président Gbagbo. Ce parti se rend peut-être finalement compte que son allié n’est rien  d’autre qu’une bande de minoritaires  qui ne prospère que dans la violence.  Lors de l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges contre lui à la Cpi, le Président Gbagbo a prononcé une phrase qui est finalement devenue célèbre dans le monde. Car elle sera déterminante dans la suite de son procès à La Haye. «C’est celui qui n’a pas gagné les élections qui a créé le désordre» , avait simplement dit le Président Gbagbo. Pour faire comprendre aux juges de la Cpi que c’est parce qu’il était sûr de sa victoire qu’il a proposé le recomptage des voix, pour éviter un bain de sang à la Côte d’Ivoire. Et, ce sont ceux qui, en réalité, n’étaient vraiment pas sûrs de leur victoire, malgré leurs décla - rations, qui ont proposé la solution militaire, avec ses conséquences que tout le monde sait. Car on ne peut pas prétendre avoir gagné une élection et refuser la solution la plus simple qui permet pourtant la manifestation de la vérité. Après ces élections municipales et régionales, le Pdci découvre en tout cas, pour une unième fois, le vrai visage du Rdr, l’allié avec qui, il forme le Rhdp. Quasiment à bout, le Pdci sort de ses gonds pour dire ses vérités toutes crues. Il présente même ce parti comme une formation minoritaire qui ne prospère que dans la violence.  Rejoignant ainsi, le Président Gbagbo qui l’avait déjà clairement dit, lors de son audience à la Cpi. «Elle est longue, la liste de faits regrettables mis au  compte de l’allié républicain. Un allié qui pourtant se targuait d’être le premier de tous les partis politiques. Or quand on est champion, on ne prend pas le chemin de la fraude. D’autant que cette compétition électorale (municipales et régionales) se déroule entre les deux alliés, le Pdci et le Rdr, tous deux de l’alliance du Rassemblement des  houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp)» . Ecrit à ce propos, le confrère Le Nouveau Réveil , le porte-voix officiel du Pdci, dans sa publication du lundi 22 avril 2013, commentant les résultats des municipales et régionales. Leçon de démocratie  à un allié qui ne propage que les contrevérités et le faux. Mieux, le Pdci est peut-être surpris de voir le Rdr qui prétend pourtant être le parti majoritaire en Côte d’Ivoire, prendre le chemin de la violence et de la fraude pour s’imposer. Mais le Rdr n’est pas à son premier méfait.  Lors des élections législatives de décembre 2012, ce parti a utilisé les mêmes méthodes de violence et de fraude pour s’accaparer certaines circonscriptions de la Côte d’Ivoire. Le cas de  Koumassi est là pour le prouver. Cissé Bacongo, pourtant ministre de la République, y a fait un passage en force, arme au poing, pour entrer «par effraction» au Parlement. Dans la ville de Bonon, le Rdr a causé plusieurs morts. KKB, le président de la jeunesse  du Pdci, a fait les frais de la violence du Rdr dans cette même ville. Il a été passé à tabac par ses alliés...  

Haine envers ses alliés

Si le Rdr se laisse emporter par une telle haine envers ses alliés, ce n’est pas avec les pro-Gbagbo que ce parti se fera poli. Ce sont en tout cas, ces mêmes scènes de violence et de haine que les  partisans du Président Gbagbo ont vécu dans le nord de la Côte d’Ivoire lors de la présidentielle de 2010. Sûr du soutien de Sarkozy, Ban-Ki-Moon, Obama… ce parti s’est lancé dans une vaste opération de gangstérisme qui défie le bon sens, dans toute la région nord. Agressions verbales et physiques suivies de morts d’hommes, bourrage des urnes… tout y est passé. Ces scènes d’une rare violence se sont par la suite propagées dans la ville d’Abidjan lors de la crise posté - lectorale, pendant que le Président Gbagbo proposait des solutions négociées avec le recomptage des voix. Car, sûr de son fait, Gbagbo ne voulait pas voir le sang des Ivoiriens couler dans une crise qui pouvait se ré - soudre par la négociation.   Cette main tendue a été hélas brutale - ment rejetée par les parrains du Golf hôtel. On sait ce qui s’est finalement passé. Après le 11 avril 2011, Peillon, anciennement porte-parole de la Force Licorne en Côte d’Ivoire et auteur de l’ouvrage «Ivoire nue»,  s’est laissé emporter depuis l’Hexagone en des termes qui résument parfaitement le drame ivoirien. «Après le 11 avril, je me suis dit : «ça y est, les (ndlr : comploteurs) sont à Abidjan» ,  fait-il savoir. Sûrement que dans les rangs du Pdci, les écailles que Sarkozy et ses amis ont posées sur les yeux des extrémistes foncièrement anti-Gbagbo  commencent à tomber. Au point qu’ils se rendent compte que la Côte d’Ivoire est prise en otage par un parti minoritaire qui ne fait rien d’autre que de la piller et la livrer à l’étranger. La semaine dernière, lors d’un meeting dans la commune de Koumassi, le même KKB n’a pas pris de gants pour répondre au Rdr qui accuse le vieux parti d’avoir «un plan B» dans ses tiroirs. «Le Pdci, n’a pas de plan B. Le Pdci veut seulement être le Pdci» , répond-t-il. Voila qui devient clair. De quoi secouer n’zuéba, le président du Pdci, qui a «offert» ce parti à Ouattara.  Acceptera-t-il d’être lui- même ? Pas si sûr. La base peut crier et se plaindre de cette alliance qui fait plus de mal à la Côte d’Ivoire qu’elle ne résout de problèmes. Mais la vérité est que Bédié s’est jeté depuis longtemps dans la gueule du loup.   

Guehi Brence

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