Violence politique, prime à l’impunité, scandale dans les marchés publics/ Côte d’Ivoire : la république de «voyous»

L’avènement d’Alassane Ouattara à la tête de l’Etat de Côte d’Ivoire rime depuis avril 2011 avec la violence, qui est devenue quasi quotidienne. Ses partisans du RDR avec en prime les FRCI, dozos et assimilés étant assurés qu’ils peuvent prospérer en toute impunité dans la vouyousie.

Mercredi 20 Novembre 2013 - 04:05


Trois ans presque qu’Alassane Ouattara et son clan gèrent le pouvoir d’Etat. Malheureusement, la déception gagne du terrain y compris même dans le camp de ses partisans. Celui que certains avaient présenté comme un grand démocrate, après être arrivé au pouvoir suite à une guerre atroce, dite de crise postélectorale, a fini par maintenir un environnement de terreur d’une part et de laisser-aller d’autre part. Une situation qui se manifeste par la détention de près d’un millier de prisonniers politiques, de traque quasi-continuelle de partisans de Laurent Gbagbo. Ajouté à cela une prime à l’impunité. Puisque les auteurs du massacre de Nahibly continuent de jouir d’une impunité. C’est dans un tel environnement, où être un partisan avéré ou supposé de Laurent Gbagbo continue de constituer un délit ou un crime, qu’Alassane Ouattara tente de distraire l’opinion avec une prétendue élection présidentielle qui devrait se tenir dans moins de deux ans. Et pourtant, après avoir interdit et/ou réprimé les manifestations du Fpi pendant presque deux par les soins d’Hamed Bakayoko ou ses suppôts, cette fois ce sont les militants du Rdr qui sont jetés dans l’arène pour violenter, perturber les meetings du Fpi. Les cas les plus récents demeurent le meeting du président du Fpi, Pascal Affi N’Guessan, à Oumé, et les trois meetings de la Jfpi de Koua Justin que des militants et responsables du Rdr dans la région du Zanzan ont empêché violemment. Notamment, dans les localités de Bouna, Sandégué et Dimandougou. L’on se souvient que pendant le second tour de la présidentielle de 2010, dans la zone Cno sous contrôle des ex-rebelles, les partisans de Laurent Gbagbo avaient été sauvagement violentés et empêchés dans plusieurs localités de prendre part au vote. Là encore, les «barbares» du Rdr récidivent en attendant les prochaines échéances électorales. L’Etat-Rdr veut maintenir un environnement de violence et de terreur, afin de justifier son maintien à la tête de l’Etat sans que la com - munauté internationale ne s’en offusque. A moins de deux ans de 2015, quid de la réforme de la Cei, des questions essentielles de sortie de crise, notamment le désarmement effectif des supplétifs Frci… La question des détenus politiques semble être reléguée en arrière plan. Et pourtant, plusieurs leaders politiques de l’opposition de fait croupissent ou se meurent dans les goulags du régime. Les cas Simone Gbagbo qui manque de soins,  de Jean-Yves Dibopieu et de Charles Blé Goudé, détenus au secret, dans des conditions quasi-inhumaines, continuent de laisser indifférent le régime Ouattara, malgré les interpellations de la société civile et des organisations de défense des droits humains. Mais au-delà de tous ces faits, la question de la gouvernance Ouattara.
La république des scandales… sans fin En moins de trois de pouvoir, le régime Ouattara a fait preuve de son incapacité de gestion. Et bien logiquement, les scandales se sont succédé au grand dam des Ivoiriens. Des scandales de marchés gré à gré aux scandales des dépenses exécutées non ordonnancées (Deno) qui foisonnent sous Ouattara. Les Ivoiriens en ont vu des vertes et des pas mûres et continuent d’en voir sous le règne d’Alassane Ouattara, le grand démocrate.

Par Frank Toti

Le Nouveau Courrier N° 929 Du Mardi 19 Novembre 2013




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