Une République de faux et usage de faux

Vendredi 18 Avril 2014 - 14:19


Etait-ce le signe indien  ? «  Les députés ont dénoncé, hier (17 février 2014), ce qu’ils considèrent comme une légèreté. Les neufs projets de loi soumis à leur appréciation, à l’ouverture de la première session extraordinaire de l’année, à l’hémicycle, à Abidjan-Plateau, ne portaient pas la signature du président de la République.  »

A la manœuvre, un certain Kramo Kouassi, député de Bocanda. «  La représentation nationale se sent saisie de textes officieux  », martela-t-il sous les applaudissements de ses collègues. «  Les neuf projets de lois mis à notre disposition ne portent pas la signature du président de la République. La seule mention de son nom au bas du texte ne saurait en justifier la provenance  ». L’absence d’Alassane Ouattara ne saurait, selon lui, justifier «  cette légèreté  » car «  La Constitution de la Côte d’Ivoire règle le problème de la suppléance du président de la République, en cas d’absence.  »

Des députés qui défient ouvertement le gouvernement, cela s’est déjà vu et c’était déjà contre un gouvernement dont Ouattara était le chef  ! Mais c’était dans le cadre des hostilités qui l’opposaient à Bédié après qu’il se fut insolemment déclaré candidat à la présidence de la République, alors que la succession d’Houphouët n’était pas encore ouverte et que, de toute façon, elle était déjà clairement promise à Bédié en sa qualité de président de l’Assemblée nationale. Le clan de Bédié avait alors pris prétexte de privatisations qui ressemblaient plutôt à un pillage en règle des entreprises nationales par ceux-là même qui étaient chargés de les organiser, pour s’en prendre insidieusement  à Ouattara. On se souvient d’un fameux article de Notre Temps – un hebdomadaire aujourd’hui disparu dont le professeur Marcel Etté, alors plus connu comme le secrétaire général du Syndicat national de la recherche et de l’enseignement supérieur (SYNARES), était le propriétaire à titre personnel. Sous le titre «  Le Premier ministre vend et achète  », on pouvait y lire  : «  Le gouvernement Alassane Dramane Ouattara avait prévu la privatisation des entreprises publiques. Le processus suit son cours, au profit du Premier ministre et de ses collaborateurs qui rachèteront tout ce qu’ils vendront  !  ».
Mais, ce 17 février 2014, point de rivalité d’ambitions présidentielles  ; les frondeurs font tous partie de la majorité de Ouattara et de son désormais compère et associé, Bédié. Et ce ne sont pas non plus les privatisations actuellement en cours – et qui, question opacité, ne le cèdent en rien à celles des années 1990 – qui les mettent hors d’eux, mais… le simple fait que, sur les textes qu’on leur ordonnait de voter, ils n’ont pas vu la signature de leur PRADO adoré  ! Il faut bien que de temps en temps certaines gens se donnent l’air d’exister… Cette fronde n’en est pas moins inquiétante pour autant car l’image qu’elle donne de nos représentants n’est pas précisément celle de gens ayant vraiment une pleine conscience de leur vrai rôle ni de leurs vraies responsabilités. Comment  ? Après Houphouët en 1993, un autre soi-disant «  chef de l’Etat ivoirien  » s’en est allé en catimini dans un pays étranger pour y combattre un mal dont la nation ignore la nature et la gravité, et ce serait sans la moindre importance pour ces étranges «  représentants de la nation  » si prompts, en revanche, à monter sur leurs grands chevaux pour une histoire de signatures manquantes  !

Au tout début de cette crise dont nul ne peut dire si nous nous en tirerons un jour, ni dans quel état, dans un billet d’humeur intitulé «  Côte d’Ivoire, une république de faux et usage de faux  », le regretté Diégou Bailly écrivait  : «  Pendant longtemps, la Côte-d’Ivoire a été une république où l’on se contentait de consensus de façade, de dialogues-monologues, de fortune sans sueur. Une république où le tribalisme et le népotisme constituaient la courte échelle de la promotion sociale. On le voit bien maintenant  : la Première République avait été entièrement bâtie sur du faux, sur du sable mouvant. C'est une des principales causes de cette crise que subit actuellement le pays  ». Si ce fin connaisseur de la scène politique nationale vivait encore, de quel œil jugerait-il la belle république dans laquelle nous sommes englués depuis le 11 avril 2011  ? Sous le règne des Ouattara (Alassane et Dominique, d’où l’acronyme ADO qui ne scandalise plus personne, même pas l’ultra dévot ouattariste Raphaël Lakpé), le système du faux-semblant a atteint une espèce d’apothéose.
Cependant, soyons juste, Alassane lui-même n’y est pas pour grand-chose  ; il n’a fait que se laisser aller au fil d’un courant déjà existant. Houphouët est le vrai coupable… L’absentéisme d’Etat est une tradition houphouétiste très ancienne. C’est ce que nous aurait rappelé – au cas où nous l’aurions oublié – le grand cas qu’on a voulu faire de cette histoire de  signatures manquantes, alors qu’au même moment la disparition inexpliquée du «  chef de l’Etat  », qui avait plongé le pays dans une dangereuse incertitude, laissait apparemment de marbre nos vétilleux législateurs  !
Mais, quel rapport avec Houphouët, vous interrogez-vous peut-être  ? On y vient.
Tout à l’heure, réécoutant sur France Inter l’émission de Jean Lebrun, «  La marche de l’histoire  », consacrée «  [aux] milices en Afrique  » (26 février 2014), j’ai entendu une énième fois Houphouët qui, pour justifier le système dit de parti unique qu’il avait imposé à la Côte d’Ivoire, déclarait à je ne sais qui, avec le plus grand sérieux  : «  Aujourd’hui nous avons établi un régime de parti unique et un peu partout dans le monde, où existe le multipartisme, on voit cela d’un mauvais œil. Nous naissons à peine à la vie indépendante. Nous avons hérité des Français non pas d’une nation, mais d’un Etat. La nation est une construction de longue haleine. Partout où on a tenté le multipartisme, on a ressuscité les querelles tribales. Combien d’Etats africains ont adopté le multipartisme  ? On peut les compter sur les doigts de la main. Nous, nous devons dépasser les querelles tribales, les querelles de générations. Notre constitution prévoit le multipartisme. Quand les conditions seront réunies, ceux qui viendront après nous, eh  ! bien, établirons ce multipartisme. Mais aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, comme dans la plupart des pays africains, le multipartisme ne sert pas la cause de l’unité  ».
Ainsi donc, d’après Houphouët lui-même, l’Etat dont il était réputé le chef – et même le chef charismatique  ! –, il ne l’avait pas créé mais reçu en héritage de la France  ! Ce qui veut dire, en bon français, qu’après son accession à l’indépendance, la Côte d’Ivoire continua d’être administrée comme si elle était toujours une colonie.
Or, qu’est-ce qu’une colonie  ? C’est un territoire dont les autochtones ont été dépouillés de leurs droits naturels au profit de conquérants venus d’un pays étranger, qui y font les lois et les règlements en fonction de leurs intérêts, et au détriment de ceux des indigènes. Ainsi, dans une colonie, s’il y a un Etat dont quelqu’un puisse éventuellement hériter, c’est un Etat qui, par sa finalité autant que par sa nature, est l’ennemi juré des autochtones. Il s’en suit que l’Etat dont Houphouët était le chef et à la tête duquel Bédié, Guéi, Gbagbo et Ouattara lui ont succédé, n’est pas précisément l’Etat national des Ivoiriens, mais l’Etat colonial maintenu… en dépit de la «  décolonisation  ».

Car, nous dit René Degni-Segui, «  La décolonisation, appréhendée comme un processus inversif du système colonial, n’a [eu] aucune influence sur le règlement successoral franco-ivoirien. Seule la coopération [constitua] la clé du phénomène successoral. C’est elle qui a fixé les règles et les principes de la dévolution et elle l’a fait en fonction de ses impératifs. Il semble que la coopération, qui implique non la rupture mais la continuité des rapports antérieurs, ait atteint son objectif  : la succession a été la plus complète possible et la France a réussi à maintenir sa présence sur le territoire du successeur. La présence et l’influence françaises sont d’autant plus attentatoires à la souveraineté et à l’indépendance du nouvel Etat que la coopération est protéiforme. En effet, en sauvegardant les apparences d’une indépendance, la coopération hypothèque lourdement la souveraineté économique, politique, militaire, culturelle, juridique… de l’Etat nouveau. Les rapports de M. Achille-Fould et de M. Hauret ne comportent aucune équivoque sur ce point. Les accords de coopération, notent-ils, "avaient pour but d’éviter les ruptures néfastes en assurant, avec l’aide française, la permanence des structures administratives, économiques et sociales…". Il est précisé que ces "privilèges" étaient octroyés à la France en contrepartie d’un "certain nombres de charges et de responsabilités". Ainsi la France, qui continue à assumer les mêmes charges et les mêmes responsabilités que par le passé, conserve en échange les mêmes privilèges.  »

Et la meilleure preuve en est que, durant tout le règne d’Houphouët (1960-1993), c’étaient des fonctionnaires français civils ou militaires qui tenaient très ouvertement les principaux leviers de commande de l’Etat prétendument indépendant. Ce n’est pas qu’une simple manière de parler. Houphouët, que ses adorateurs célèbrent toujours comme le père de l’indépendance, n’a rien fait en réalité durant tout son règne pour soustraire notre peuple au régime des lois et règlements en vigueur avant sa prétendue «  délivrance  » ! On connaît la confidence énervée d’un de ses anciens collaborateurs au journaliste Didier Dépry au lendemain de la tuerie de l’hôtel Ivoire  : « Le véritable Président de la Côte d’Ivoire, de 1960 jusqu’à la mort d’Houphouët, se nommait Jacques Foccart. Houphouët n’était qu’un vice-président. C’est Foccart qui décidait de tout, en réalité, dans notre pays. Il pouvait dénommer un ministre ou refuser qu’un cadre ivoirien x ou y soit nommé ministre. C’était lui, le manitou en Côte d’Ivoire. Ses visites étaient régulières à Abidjan et bien souvent Georges Ouégnin (le directeur du protocole) lui cédait son bureau pour recevoir les personnalités dont il voulait tirer les oreilles ».


Vers 1978, quand la France le tenait encore pour son agent le plus précieux en Afrique  et que, à l’intérieur, rien encore ne menaçait sa suprématie,  Houphouët aimait à se vanter de ce qu’il considérait comme sa grande réussite  : «  L’indépendance n’a pas consacré de rupture. Au contraire, nous avons signé des accords de coopération avec la France, dont vous entendez un peu partout qu’ils sont modifiés tous les deux ou trois ans. Je vais vous étonner. Nous n’allons jamais procéder à la révision des accords avec la France. Pourquoi  ? Parce que ce qui nous intéresse, ce n’est pas la lettre des accords qui évolue mais l’esprit qui demeure, fondé sur l’amitié réelle, la solidarité effective  ». C’était, avec son cynisme coutumier, reconnaître que la Côte d’Ivoire nominalement indépendante n’avait jamais été décolonisée. Car, dit encore R. Degni-Segui, «  La décolonisation emportant césure, le fait d’avoir opté pour la continuité et non la rupture implique qu’il n’y a pas de décolonisation  ».

Oui, tel est bien le véritable statut de la Côte d’Ivoire après un demi-siècle d’une fausse indépendance. L’ambassadeur Jean-Marc Simon, le stratège du coup de force d’avril 2011, devait en faire crument l’aveu,   le 17 juin 2011, lors d’un banal vin d’honneur (?!) organisé à la mairie de Port-Bouët «  pour célébrer la coopération ivoiro-française et aussi saluer le rôle joué par la force Licorne dans le dénouement de la crise postélectorale  »  : «  Après dix années de souffrance, voici que la France et la Côte d'Ivoire que certains, poursuivant des buts inavoués, ont voulu séparer d'une manière totalement artificielle, se retrouvent enfin dans la joie et dans l'espérance. (...). Nous avions su inventer vous et nous, sous l'impulsion du président Félix Houphouët-Boigny et du Général de Gaulle, cet art de vivre ensemble qui étonnait le monde et qui faisait l'envie de toute l'Afrique  ».
Voilà donc la principale cause de cette crise interminable. Grâce à cet ambassadeur qui causait et agissait comme un vrai gauleiter, il n’est plus permis de douter que depuis le 7 décembre 1993, date officielle du décès d’Houphouët, le seul projet de la France pour la Côte d’Ivoire, qu’elle a poursuivi avec une persévérance diabolique, c’était la conservation et la prolongation de ce prétendu «  art de vivre ensemble  », qu’il  serait plus exact d’appeler de son vrai nom  :  «  l’indépendance sans souveraineté  ».
L’expression fut inventée par Michel Rocard à l’intention de la Nouvelle Calédonie… Mais la chose elle-même est bien plus ancienne car, avant la malheureuse Kanaquie, c’est en Côte d’Ivoire que «  l’indépendance sans souveraineté  » fut d’abord expérimentée… Par Jacques Foccart avec la complicité plus ou moins volontaire d’Houphouët. C’est l’essence-même du système Houphouët, qui était caractérisé par le fait que sous les apparences d’une indépendance factice – une indépendance Potemkine  –, les rapports de domination demeurent intacts.
Les mots suffisent à peine à rendre compte de cette réalité, mais il y a heureusement des indices matériels très concrets  : autour d’un Houphouët préalablement et soigneusement isolé de ses commettants qu’il avait trahis pour sauver sa vie, sa fortune et sa carrière, mais qui lui avaient conservé leur confiance, une légion de «  conseillers  » et de «  collaborateurs  », tous Français, souvent en poste dès avant l’indépendance, tous continuant d’émarger au trésor de leur pays, exerçaient la réalité du pouvoir… Il va sans dire que dans ce système, aucun Ivoirien, y compris Houphouët lui-même, ne détenait la moindre parcelle de pouvoir politique, économique ou autre, sauf le pouvoir de nuisance vis-à-vis de ses concitoyens… C’était la continuation du système colonial et, du temps d’Houphouët et de Bédié, avec l’inamovible et omnipotent Guy Nairay à la barre, il n’y manquait même pas le «  gouverneur  » français  !


Après le 11 avril 2011, on a fait mieux encore, si je puis dire. En installant l’époux de Dominique Ouattara au pouvoir, c’est comme si on avait mélangé Houphouët et Guy Nairay dans la même personne pour l’asseoir dans le fauteuil présidentiel. Aujourd’hui, l’Etat ivoirien est plus que jamais une pure fiction, un faux semblant. Et ce sont les ouattaristes eux-mêmes qui le disent  : «  Etat ivoirien, où es-tu ?  », s’interrogeait récemment le fidèle plumitif Sindou Cissé. Hélas  !, petit frère Cissé, inutile de chercher, il n’y a pas d’Etat ivoirien… Pour le dire comme François-Xavier Verschave, «  La Côte d’Ivoire est un Etat qui n’existe pas. C’est un Etat jamais fondé  ». D’ailleurs, personne n’a vraiment besoin d’un Etat ivoirien  ; je veux dire personne de ceux qui font actuellement la pluie et le beau temps dans notre patrie  : la France, les Etats-Unis, l’ONU, le Burkina Faso, etc. Les trois premiers disposent de la réalité du pouvoir dans notre pays  et ensemble, ils y font office d’Etat. C’est ce qui permet à Magellan-Ouattara de s’absenter si souvent, sans que la marche des affaires n’en soit le moindrement affectée.
En guise de conclusion, nous vous proposons le petit exercice suivant. Observez la composition du gouvernement «  ivoirien  » actuel. La plupart des ministres, qu’ils proviennent de ce que Pierre Mazaud baptisa, à Marcoussis,  du joli nom de «  Forces nouvelles  », du RHDP ou de la «  société civile  » comme on dit, sont des gens dont le positionnement politique naturel, c’est-à-dire indépendamment de la «  crise postélectorale  », rappelle celui des fameux «  amis de la France  » des années 40 et 50, ces traîtres tout dévoués à l’administration coloniale, et que celle-ci utilisait comme auxiliaires dans sa guerre contre le mouvement anticolonialiste radical qu’était, alors, le PDCI-RDA. Il est probable que la France est pour beaucoup dans leur nomination ou leur maintien au gouvernement après le 11 avril 2011. A preuve, l’impuissance évidente de Ouattara à s’en défaire même quand leur incompétence crève les yeux. On l’a vu récemment avec la permutation des titulaires de l’Enseignement supérieur et de la Fonction publique, alors que l’un et l’autre ayant largement fait la preuve de leur nullité, la bonne solution eut été de les renvoyer et de les remplacer. On le constate aussi tous les jours avec l’inexplicable indulgence dont bénéficie le nommé Paul Koffi Koffi, dit Rodomont, dont personne ne sait plus s’il est le ministre de la Défense, celui des «  corridors  » ou encore celui des accidentés de l’autoroute du nord. Quand on connaît le parcours de ce produit clandestin de Marcoussis, il paraît assez vraisemblable que c’est le choix de la France, et qu’il n’a été mis à cette place que parce que la France souhaitait y voir non un authentique ministre ivoirien de la Défense, mais un simple paravent derrière lequel la fonction serait directement assurée par ses propres agents.
Vous pouvez faire le même exercice à propos de l’«  armée  » ouattariste. Regardez qui en est le chef d’état-major général et qui était, il y a peu, le «  chef d’état-major particulier du chef de l’Etat  ». Il s’agit, respectivement, des «  généraux de corps d’armée  » Soummaïla Bakayoko et Michel Gueu, deux officiers qui avaient perdu leur honneur à Bouaké, entre le 18 et le 19 septembre 2002… M. Gueu était l’adjoint du commandant de la place, que les putschistes assassinèrent dès qu’ils prirent la ville. Ce proche du général Guéi – qui, soit dit en passant, ne devait pas porter Laurent Gbagbo dans son cœur – ne tarda pas à se rallier aux «  rebelles  » qui l’avaient fait prisonnier – si tant est qu’il n’était vraiment pas une pièce maîtresse de leur «  cinquième colonne  ». Quant à S. Bakayoko, qui servait à Bouaké comme commandant du génie, il serait allé prudemment se mettre au vert dans son village après l’occupation de la ville par les insurgés. C’est là qu’on serait allé le chercher quand, au moment de la négociation de l’accord de Lomé, on jugea opportun d’associer un vrai militaire à la principale délégation des soi-disant «  rebelles  ». C’est ainsi que de déserteur, il devint le chef d’état-major potiche de la «  rébellion  » avec pour adjoint Issiaka Ouattara, dit Wattao. Dans un pays normal, des militaires ayant eu pareille conduite eussent été, dans le meilleur des cas, rejetés avec mépris au ban de la société. Au royaume des Ouattara, au contraire, ces lâches furent couverts d’étoiles et élevés aux plus hautes fonctions militaires de la République. Une promotion de la honte, qui vaut confirmation du terrible constat de Diégou Bailly.
Tant que la Côte d'Ivoire ne se sera pas donné un État effectif et respectable, un État exclusivement dévoué à ses citoyens, elle restera ce pays où des gens font semblant d'être députés, généraux, ministres, voire présidents de la République.

Marcel Amondji




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