Un point de l’évènement du 12 janvier du CDR-CI

Mardi 14 Janvier 2014 - 23:45


La réunion du 12  janvier 2014 du CDR-CI
La réunion du 12 janvier 2014 du CDR-CI
L'évènement du CDR-CI (Conseil pour la restauration de la démocratie et la défense des droits de l'homme) du 12 janvier a été historique. Le ministre Ahoua Don Mello, par la verve qu’on lui connaît, a depuis son exil tenu le public en haleine. Le professeur Balou Bi dans la salle grande salle de l'AGECA a dans son exposé décliné des pistes qui contribueront à n'en point douter à la formation militante de chacun d'entre nous. Ce fut un moment formidable et mémorable ; les moments à venir étant capitaux pour l'avenir de notre pays. L'appel à la responsabilité des uns et des autres pour travailler dans la cohésion et la solidarité a été entendu par le public qui, ragaillardi et "requinqué" se reconnaît dans ce type d'initiatives que nous allons naturellement renouveler. Ce fut également un moment pour lever des équivoques que ceux qui vivent sur la peur, cultivent. Mais personne ne sera désormais dupe. Et tout le monde est parti pour comprendre le combat du CDR-CI qui s'inscrit sans ambiguïté dans le sillage de la vision progressiste qu'incarne Laurent Gbagbo et le parti qu'il a crée, le FPI. C'est ensemble donc, dans la grande famille de la gauche ivoirienne, en identifiant clairement les enjeux et en adaptant les méthodes, avec une bonne gestion des ressources humaines que nous serons pertinents et incidemment efficaces.

Claude Koudou
Le Porte-parole du CDR-CI

                                 

Un point de l’évènement du 12 janvier du CDR-CI
L'Intervention de Claude Koudou, porte parole du CDR-CI

Chers patriotes, chers résistants, chers camarades, chers amis, pr Balou Bi, les journalistes,
Nous vous saluons tout d’abord. Toutes les associations, tous les partis et mouvements politiques du CDR-CI qui seront présentés tout à l’heure, je vous salue. Nous voilà réunis cet après-midi par le CDR-CI (le Conseil pour la restauration de la démocratie et la défense des droits de l’homme en Côte d’Ivoire), un peu plus de 9 mois après les états généraux de la résistance ivoirienne. Avant d’aller plus loin dans mon propos, le CDR-CI par ma voie vous donne ses vœux du nouvel an. Que cette année réserve à toutes et à tous une santé de fer et la paix pour que nous restions toujours déterminés dans la poursuite de nos objectifs, à savoir,  la libération du président Laurent Gbagbo, de tous les prisonniers, le retour sécurisé de tous les exilés sans condition. Nous saluons ici la mémoire de nos vaillants combattants  ; tous ceux qui sont tombés pour ce pays. Nous leur devons respect.
Je vous donne les salutations d’une personne qui a joué un grand rôle ces dernières années auprès du président et qui reste fidèle au président. Il est arrivé en France. Il est en province aujourd’hui. Il a ses pensées tournées vers nous. Vous avez son bonjour. Il vous dira d’ici peu bonjour lui-même de la façon la plus indiquée. Vous avez le bonjour des amis de Marseille qui ont expédié leur participation. Les amis de Lyon également nous saluent.
L’homme qui est à La Haye et qui va sortir est un autre Mandela. L’aspect juridique ou judiciaire de l’affaire est vidé. Il est retenu en détention par des tactiques politiques et politiciennes. Cet homme est généreux  ; il ne pense de mal pour l’autre, il est ouvert.
Nous saluons tous nos amis du pays, du monde entier, Usa, Canada, Suisse, Belgique, Pays Bas, Danemark, notamment ceux d’Accra qui ont accepté d’échanger avec nous et tous les anonymes. Notre pensée va vers tous ceux qui souffrent injustement à cause des affres de cette crise.
Nous voilà ici mobilisés, rassemblés et cela malgré les sollicitations diverses et variées. Nous étions hier à une marche  ; nous voilà encore ensemble aujourd’hui. Nous avons organisé les états généraux sous l’impulsion du président Laurent Gbagbo. Il s’agit d’être organisé. Nous le sommes aujourd’hui. Le livre issu de nos états généraux  : les Etats généraux , Motif de la résistance  ivoirienne : Repenser l’Afrique pour une même Côte d’Ivoire du Sud, du Nord, de l’Ouest, de l’Est et du Centre  »  sera remis au président.
Vous savez, nous sommes mobilisés et nous pouvons donc gagner. Mais il nous faut absolument structurer notre méthodologie de lutte. C’est en regardant le monde en face, tel qu’il est, c’est en observant les réalités avec l’objectif qui s’impose, c’est en étant conscient des enjeux que nous pouvons puiser dans le plus fort de nous-mêmes pour braver tous les défis et réussir.
Pourquoi sommes-nous révoltés  ? Pourquoi sommes-nous sortis dans les rues  ? Pourquoi abandonnons-nous nos familles  ? Pourquoi sommes-nous indignés  ? Pourquoi faisons-nous tant de sacrifices  ? C’est à cause des raisons politiques. C’est parce que nous n’avons plus de pays. En fait, nous devrions pour la plupart changer de statuts (être des réfugiés politiques) parce que nous sommes poursuivis dans notre pays. Nous réagissons donc par rapport à des questions politiques. Cela demande que pour atteindre notre cible, il faut travailler dans la sincérité, dans la confiance, dans le rassemblement et dans la mutualisation de nos efforts.
Ce que nous faisons n’est pas l’occasion de parade. Si le mensonge, le dénigrement, la délation et la légèreté habitent notre démarche, c’est que nous ne faisons pas preuve de responsabilité. Si nous attaquons inutilement les autres, c’est que nous ne savons pas ce que nous faisons dans la rue.
Chers amis, rassemblons-nous  ! C’est par ce souci de rassemblement et de compréhension que le CDR-CI a déplacé deux fois les dates de ses manifestations pour laisser la place au FPI. Il faut donc dire ici et maintenant que le CDR-CI est aux côtés du FPI et de tous les partis progressistes en Côte d’Ivoire. Le CDR-CI est avec le FPI dans cette lutte difficile parce que nos adversaires s’appuient sur des ennemis du développement de l’Afrique. Regardons dans les différents pays où les progressistes viennent où reviennent au pouvoir. C’est par des actions fortes, par une implication décisive de la société civile. Il ne faut pas se leurrer en pensant qu’on peut gagner ce combat seul. Chers dirigeants des partis politiques, nous vous invitons à l’humilité.
Chers amis, nous avons besoin de cohésion, nous avons besoin de cohérence. Il faut donc chasser le démon de la peur, il faut chasser tous les ingrédients de la dispersion de nos forces  ; il faut bannir les propos démobilisateurs. Personne ne gagnera sur les cendres de notre mort. Car si mort, il devait y avoir, elle serait forcément collective.
La diaspora ivoirienne a été longtemps décriée. Dans cette campagne insidieuse de dépréciation,  elle a été marginalisée. Notre incapacité de nous mettre ensemble était hier une insulte à notre endroit. C’était une incapacité qui nous discréditait naturellement. Aujourd’hui, plus de dix ans de lutte après, ayant hérité d’un combat qui s’est déporté ici depuis 2002, nous avons pris nos responsabilités, après plusieurs tentatives et nous sommes en train de réussir. Et cela commence à effrayer plutôt que de rassurer ceux qui nous saluaient parce qu’on porte le flambeau de la lutte.
Le CDR-CI a déjà réussi ceci que nos manifestations ne se chevauchent plus  ; oui alors que nous sommes 17 associations qui seront déclinées tout à l’heure. Il nous faut de la tolérance, du recul et de la sérénité dans l’appréciation des évènements. Il faut bien retenir que c’est une diaspora organisée qui parlera des aspirations de chacun de nous ici quand notre pays sera libéré.
Chers amis, avant la crise, pendant la crise et maintenant, le président sait exactement qui a fait quoi.  Chacun sait ce qu’il a fait pour que ce pays évite le naufrage, le drame. Chacun sait aussi ce qu’il n’a pas fait et qu’il devait faire. Ce n’est pas quelqu’un qui ira l’informer davantage. Et je peux vous dire une chose. Il n’aime pas quand on va lui parler des autres. Il écoute mais le dénigrement, il n’aime pas. Devant toute cette situation, devant toutes les difficultés, il faut raison gardée avoir l’essentiel à l’esprit. Il faut rester sur la priorité. La Côte d’Ivoire de demain, nous la voulons autre.
Nous avons fait trop de palabres. Hier, il y avait de la dispersion gratuite. Il y avait des campagnes insensées  : «  … C’est Claude Koudou et les maîtres Odéhouri et autres qui veulent qu’Altit défende le président alors que c’est un vendu de Sarkozy…  ». Vous l’avez entendu non  ? Il y a des gens qui ne me connaissaient même pas mais pouvaient penser que j’étais mauvais pour la cause du président. Nous avons été calomniés et présentés comme nous ne sommes pas. Je n’entrerai pas dans les détails.
Mais il faut retenir par ailleurs qu’ils ne sont pas très nombreux dans cette salle qui connaissent mieux le FPI que moi. Beaucoup parlent du FPI pour bluffer. Quand on a contribué à ces trois livres collectifs  : «  Laurent Gbagbo au centre d’un complot  »  ; le président Laurent Gbagbo à la CPI  : justice ou imposture  » et «  Cour pénale internationale l’introuvable preuve contre Laurent Gbagbo  ». Ces trois livres que le président a reçus. Comment peut-on croire un seul instant que Koudou travaille contre le président et le FPI  ? Chers amis, pour qu’on ne vous raconte pas de bêtises, il faut lire. Il faut lire pour éveiller votre conscience. Il faut lire pour que les gens ne vous endorment pas. Il faut lire pour que les gens ne vous trompent pas.
Ici à l’extérieur de la Côte d’Ivoire, beaucoup ne savent pas comment les sections ont été autorisées. Ce fut de grands combats  ; des combats difficiles. Vous savez, moi j’aime les structures et l’organisation. Nous avons été les premiers à imaginer une représentation locale en 1991, sous Kuyo Téa Narcisse  ; il y a eu Orléans après nous quand on a vu que ça marchait. Nous avons dû inviter des camarades ou anciens camarades ici, en France  : Ouraga Obou en juin 1003 Don Mello en février 1994 et d’autres. C’était avant le congrès extraordinaire de 1994 à Man. C’est à ce congrès que les sections ont été autorisées. Où est Kalifa Touré aujourd’hui  ? Où est Bamba Maurice aujourd’hui  ? Et d’autres  ? Nous ne pouvons pas foncer tête baissée, en absolvant comme ça nos erreurs  ; en faisant comme si rien ne s’était passé. C’est vrai que ce n’est pas le moment. Mais n’oublions pas  ! Avec tout ce que le pays a subi, avec tout ce que le peuple subit, il faut de l’humilité  ; il faut un minimum de respect de chacun  ; il faut considérer la diaspora avec toute la dignité qui la récompense et non avec des fractures qui la déshonore. Le CDR-CI, mouvement de la société civile n’est pas une alternative au FPI.
Chers camarades, n’ayons pas peur les uns des autres  ! Il faut retenir une chose essentielle et dire ici que si des malentendus sont nombreux, s’il y a des attaques, s’il y a des dénigrements entre nous, s’il y a le mensonge, s’il y a de l’intoxication, s’il y a la désinformation, c’est lié à la peur. C’est dû au manque de confiance de certains. Or, demain, il y aura de la place pour tout le monde. Dans un pays, il y a des directions, des directions départementales, des directions régionales, des directions générales, des directions centrales et plein d’autres postes. Il faut le dire parce que quand on cherche à écraser l’autre, c’est qu’on pense que sa compétence peut nous faire ombrage. Quand le pays sera libéré, il faudra prendre des hommes et des femmes capables pour reconstruire le pays. C’est ce qui a été fait dans les pays émergents. Pourquoi ferons-nous autrement  ? Il y a des campagnes d’humiliations, de dénigrements  ? C’est la peur qui fait cela. C’est le manque de confiance qui provoque tout cela. On va salir l’autre, on veut contribuer à écarter l’autre pour qu’il n’émerge pas. Cette mesquinerie, cette méchanceté chasse et frustre les bonnes volontés et les compétences qui pourraient se déployer. Et cela affaiblit automatiquement notre bord.
 Chers camarades, Laurent Gbagbo, il va sortir et rien ne sera plus comme avant. N’ayons pas honte et n’ayons pas peur de dire qu’il faut que chacun soit à sa place. Il nous faut de la discipline. Le colleur d’affiches, il a cette compétence, le concepteur de projet, il a cette compétence, etc. Pourquoi voulons-nous faire autrement  ? L’organisation, c’est la discipline. Quand tu es devant, c’est que tu es apte à faire le boulot pour rester devant. Le CDR-CI a fait des règles. Et nous allons suivre ces règles. Quelle palabre ne finit pas  ? Beaucoup d’Ivoiriens de la Diaspora sont déçus parce que notre lutte a failli dériver vers la starification de quelques personnes. Ce fut une méprise. C’est comme tout égarement qui peut intervenir au moment de chaque aventure.
Ceux qui veulent la division sont des gens faibles et je ne pense pas qu’il y ait des gens faibles dans notre bord. Quand nous sommes dans la rue, c’est pour crier notre colère à l’opinion  ; c’est pour sensibiliser. Il est donc normal que nous discutions avec ceux qui représentent cette opinion publique. On nous dit pourquoi discutez-vous avec ceux qui ont attaqué notre pays  ? Mais soyons sérieux  ! De quoi parle-ton  ? Camarades, calmons-nous et apprenons bien ce qu’on appelle une lutte, ce qu’on appelle une résistance. Moi, j’aime bien apprendre des autres car on doit apprendre chaque jour. Personne ne sait tout. Ce n’est même pas possible  ! Il faut que nous fassions une division du travail. Ah  ! Addis Abeba. Voilà ce dont tout le monde est content sans savoir les dessous. Il a fallu travailler. C’est le fruit du workshop international sur la CPI, les 3 et 4 décembre 2012. Notre objectif dans le sillage de Malick N’diaye était comment discréditer la CPI parce qu’elle n’est pas juste  !?
Tout bien pesé, nous devons redresser la barre. Nous saluons la représentante du fpi, la secrétaire nationale du fpi. Je pense qu’elles sont représentées dans la salle  ; oui je vois Georges Aka. Dites à Affi Nguessan que nous travaillons à ce que le FPI revienne en scelle. Nous sommes disponibles. Travaillons ensemble et vous allez voir, la victoire sera plus facile.
Dernière chose, il faut dire que nous travaillons à la réconciliation des différents fils et filles qui sont dans notre lutte. Nous allons nous impliquer davantage et nous le faisons discrètement depuis pour que les malentendus soient dissipés. Sachons que la discrétion est le socle de l’efficacité. Moi, parce que naturellement optimiste, j’ai confiance. Je déclare ouverte notre réunion publique. Bonne année et vive la Côte d’Ivoire  !


Claude Koudou
Le 12 janvier 2014




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