Un militaire pro-Gbagbo arrêté au Niger et extradé en Côte d’Ivoire (sources concordantes)

Mercredi 24 Juillet 2013 - 06:44


Le capitaine Bley a été l'aide camp de Philippe Mangou
Le capitaine Bley a été l'aide camp de Philippe Mangou
ABIDJAN (Région des Lagunes) - Le capitaine Urbain Bley, un militaire qui était au coeur de l’appareil sécuritaire de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, a été arrêté au Niger et extradé à
Abidjan, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

"Interpellé le 15 juillet" au Niger, le capitaine Bley a été "extradé le samedi 20 juillet par un vol spécial et est actuellement détenu dans les locaux de la Direction de la surveillance du territoire (DST) à Abidjan", a déclaré à l’AFP un proche de sa famille.

Son 
avocat , Me Rodrigue Dadjé, a confirmé son arrestation, indiquant ne pas savoir encore "ce qui lui est reproché".

Selon une source proche du dossier, ce militaire est soupçonné d’"activités subversives". La Côte d’Ivoire a été frappée en 2012 par une série d’attaques de groupes armés, imputées par le pouvoir à des pro-Gbagbo.

En marge d’un sommet ouest-africain la semaine dernière au Nigeria, le président ivoirien Alassane Ouattara avait fait part à son homologue nigérien Mahamadou Issoufou de son souhait qu’il soit extradé "rapidement", a affirmé la même source.

Le capitaine Bley, 38 ans, a été l’aide de camp du général Philippe Mangou, chef d’état-major sous Laurent Gbagbo, avant de devenir l’un des responsables de la Garde républicaine commandée par le général Brunot Dogbo Blé, l’un des piliers de l’ancien régime, aujourd’hui en prison.

Il s’était réfugié au Niger après la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait environ 3.000 morts et s’est conclue par la chute de Laurent Gbagbo.

Plusieurs personnalités du camp Gbagbo ont été extradées au cours des derniers mois par le Ghana, pays voisin de la Côte d’Ivoire où se sont réfugiés de nombreux cadres du pouvoir déchu.

La justice ivoirienne a décidé le 10 juillet de renvoyer devant une cour d’assises 84 responsables ou proches de l’ancien régime, dont l’ex-Première dame Simone Gbagbo, pour leur implication présumée dans la crise de 2010-2011.
ck-tmo/aub



Publié le mardi 23 juillet 2013  |  AFP




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