Un homme face au dilemme de sa profonde nature et d’un destin forcé

Mercredi 9 Mai 2012 - 01:03


 Un homme face au dilemme de sa profonde nature et d’un destin forcé
On peut vouloir des choses, avoir des ambitions, cela est permis à tous, bien sûr, surtout quand on se croit « grand » et quon se croit dû, plus quon ne doit. Pour autant, encore faut-il savoir se connaître et surtout éviter den faire payer à dautres les graves conséquences et le prix quils ne méritent pas. Car, en réalité, il arrive, en définitive que les ambitions quon se donne soient au dessus de nos véritables forces et des capacités dont nous sommes dotés. Il est aisé davoir des ambitions élevés, de pouvoir les réaliser, mais, déjà, il faut savoir choisir les moyens judicieux de leurs réalisations et ensuite et surtout, savoir faire usage utiles des objectifs réalisés et dans lintérêt général. Ouattara démontre désormais que la Côte dIvoire est bien « trop grande pour lui et quil nest quun « petit » dont la démagogie à lui enseignée, le déborde. Aux graves préjudices de la Côte dIvoire et de ses populations! Ouattara finit enfin par donner une appréciation plus fine de lui, son vrai fond, quoi, comme on dit entre nous ici. Comme l'histoire de la "grenouille qui voulait être aussi grosse que l'éléphant", son histoire semble en réalité être celle d'un personne quelconque (les diplômes ne sont pas suffisants à faire de quelqu'un un grand, sinon l'Afrique aurait une autre histoire!), qui profite d'une opportunité pour s'imaginer un destin bien éloigne de sa nature,de ses capacités, de sa profonde humanité (ou déshumanité, pour le coup). Qui se fait construire une image de grand, accompagnée d'un discours de grand, fréquentant les cercles que grands, pour s'imposer à un pays qu'il a, entre-temps contribué à détruire, s'imposant des appuis contradictoires ou antagonistes, au point d'en faire des pesanteurs insupportables, pour arriver à ne plus être capable de décider de quoi que ce soit, en dehors de ce qui lui est dicté, et laisser un pays ambitieux aux mains de médiocres indécrottables. Il favorise ainsi les détournements, la corruption,linjustice et approfondit la fracture sociale dont il est le principal responsable, pour avoir exacerbé une séparation ethnique dont la diversité devait constituer une des richesses de la Côte dIvoire. Comme pour confirmer la présomption que les maîtres du monde ne choisissent pour nous diriger que des médiocres, Ouattara se confond depuis un an dans sa haine profonde pour des ivoiriens qui l'ont rejeté. Leur rappelant sans cesse des crimes contre ses proches, des humiliations contre sa famille, des exactions contre ses biens. Ouattara s'enfonce dans ses contradictions, en voulant juger des coupables de crimes contre lui et ses proches, crimes qui auraient commis il y a 10 ans, pendant qu'il refuse que la Cpi, qu'il a lui-même souhaitée, enquête sur les crimes commis par sa rébellion à partir de 2002.Ouattara s'enfonce encore plus dans ses contradictions, quand il parle d'état de droit, pendant que ses ministres exproprient a tout venant, sans états d'âme ni inquiétudes! Ouattara affirme, comme pour se convaincre, qu'il est le président de tous les ivoiriens, mais tous ses actes démontrent avec évidences flagrantes qu'il déteste plus de la moitié d'entre eux. Ouattara se prétend juste, mais il mais dans la même balance ses humiliations personnelles et celles de populations entières, sans aucun égard pour les peines de ces derniers. Il parle de réconcilier les Ivoiriens, mais rappelle sans cesse ses frustrations personnelles et récriminations contre les populations ivoiriennes. Ouattara confond "caméra circulaire" et "caméra volante", alors qu'il est censé tout savoir et tout dominer. A moins que ce soit une nouvelle invention. Il est si grand quil doit « inventer » pour demeurer sur le piédestal qui le porte vers ses ambitions dévastatrices.
Ouattara parle d'Etat de droit, mais est incapable d'admettre que lui et ses amis et copains puissent avoir commis des crimes condamnables. Il se veut le chantre de la bonne gouvernance en Afrique, quand il est incapable de sanctionner des collaborateurs qui tentent vainement détouffer leurs nombreux crimes économiques et autres expropriations, leur corruption et leurs vols des maigres deniers publics. Ils sont certainement trop proches, trop copains ou travaillent même pour lui. Ouattara prétend avoir relancé l'économie, alors qu'il ne sait même plus comment satisfaire ses nombreux engagements face à sa quantité (dalliés), alors il nomme sans aucun discernement, comme c'est le cas, en envoyant la présidente des femmes de son partie à la tête de la fondation d'une entreprise d'état prospère dont il a héritée ou encore avec la nomination des enfants Bédié. Ouattara se prétend compétent, mais ne sait pas prendre décision au milieu de ses nombreux soutiens, dont l'antagonisme apparaît désormais, malgré son étouffement. Et, gars à qui se permet dévoquer les profondes dissensions qui accompagnent et fragilisent lattelage. Ouattara demande aux exilés de retourner chez eux, alors que leurs maisons sont détruites par milliers. Ils iront où ? C'est lui ou dans la nature ? Il prétend vouloir résoudre la question foncière, mais en attendant, autorise l'arrivée massif et continue de burkinabés pour occuper les terres agricoles à l'ouest, dans le centre et au nord-ouest. Quelles seront ses priorités? Ouattara fait croire qu'il est entouré d'ivoiriens compétents, alors que son régime est géré par de nombreux coopérants, prêtes par la France. Ainsi, il prend la responsabilité de la « défense du pays », pour la faire gérer par des officiers supérieurs français à a retraire ou « gracieusement offerts » par () Sarkozy. Ouattara dit construire la paix, mais s'arme à l'excès, pour équiper une armée d'illettrés, en violation d'un embargo, pourtant maintenu pour encore un an. Et malgré ça, le pays n'est pas sécurisé. Ouattara n'a pas fini de maîtriser la CI, et trouve le moyen de se charger avec la Cedeao. Ouattara est humilié par Compaoré sur le dossier du Mali, mais continue de faire des réunions de la Cedeao. Il sy lance, dans des diatribes guerrières et excessives. Ouattara se souci de la sécurité de l'ue et des usa, pendant que les Ivoiriens vivent dans l'insécurité totale. S'il n'arrive pas à sécuriser le pays, comment entend-il satisfaire à celle des autres? Balayer pour les autres quand on croule sous les immondices, ça fait grand et surtout, ça rassure les amis et soutiens forts. Ça envoie aussi un message à ses « pairs » et ses ennemis ! Entre l'ambition dun destin forcé et la réalité, la démagogie s'emballe, il y a bien loin de la "coupe aux lèvres"! Les Ivoiriens déchantent déjà, mais n'osent pas exprimer leur déception.
Eh oui, sous le régime Ouattara, véritable assortiment d'imposture, de superficialités, de voeux excessifs ou encore de promesses surréalistes, on n'a aucun droit de se plaindre ni de critiquer, sinon gars! Il faut pas oublier les Frci ou mieux, ne pas sous-estimer le "puissant- môgô",ci-devant ministre de l'Intérieur et numéro 2 du gouvernement. Qui confond pulsions personnelles et risques qui pèsent sur le pays! On promet un état de droit, et on applique une répression sans limites, sauf pour ceux qui acceptent de "faire allégeance" ou de servir de "faire-valoir" à l'imposture qui se cherche une légitimité.
Telle est la Côte d'Ivoire nouvelle, et le destin forcé de Ouattara s'impose. Peu importe les souffrances des Ivoiriens. Peu importe leurs attentes ou leurs opinions. Peu importe surtout, leur vie. Ouattara se prétend «démocrate », mais reste déterminé à imposer à lopposition le mode de rapports quil souhaite avoir avec elle. Il reste brutal et maintien la répression, pour « convaincre » les leaders politiques en face de lui de sa détermination à faire la « démocratie qui lui convient ». On ne négocie pas, on na pas de conditions, on ne critique pas, et surtout, on ne juge pas Ouattara. On peut s'étonner de ses faiblesses de plus en plus criardes, mais, on ne peut ignorer quil est le plus important responsable des problèmes de ce pays. On peut, quand on est parmi ses partisans, rêver à la suite de ses discours démagogiques, mais on ne peut nier la réalité et les échecs qui contredisent sont bilan angélique, fait par lui-même et ses laudateurs. On peut passer sur son imposture et sinfliger de le voir président, mais, on ne peut pas concevoir de le voir falsifier lhistoire, travestir les faits et piétiner les peines des Ivoiriens.
On peut espérer le retour de notre pays à la paix et à la stabilité et pour ce faire, simaginer participant à la nécessaire réconciliation qui simpose à tous,mais, on ne peut laisser étouffer nos droits fondamentaux, ni accepter dêtre les seuls bourreaux, ni, encore moins, nier nos souffrances face à la brutalité de sa force et le peu dhumanité de sa politique depuis un an. On ne peut accepter que notre pays soit construit contre nous, quand nous avons apporté notre pierre à son évolution, que nous avons oeuvré pour la paix et que nous navons, finalement, que refuser de faire partie de complots contre la Côte dIvoire et au profit dambitions que nous ne respections pas et ne respectons toujours pas. Car, malheureusement, Ouattara est tout le contraire que limage véhiculée de lui, par lui-même ou par ses proches et soutiens. Et malgré les moyens dont il a disposés pour forcer le destin quil a ambitionné, sa vraie nature finit peu à peu par émerger et profondément brouiller limage du destin forcé. Au grand dam de ceux qui profitent de ce destin et de ceux qui lont soutenu !
 


Ba Bemba
La lutte continue


In Le Tempss N° 2614 du lundi 7 mai 2012





Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact





WWW.ABIDJAN.ME
UN SITE A VISITER ABSOLUMENT !