Ultimes manœuvres pour empêcher la libération de Gbagbo: Confidences sur un complot du régime impliquant "jeune Afrique"

Les hommes de l’ombre du pouvoir Ouattara ont décidé de garantir le suspense jusqu’à la décision des juges de la CPI, dans l’affaire « le procureur contre Laurent Gbagbo ». Cela, en continuant de se battre sur différents fronts afin que l’ex-chef de l’Etat ivoirien joue les prolongations au pénitencier de la cour pénale internationale.

Jeudi 24 Octobre 2013 - 10:11


Ultimes manœuvres  pour empêcher la libération de Gbagbo: Confidences  sur un complot du régime impliquant "jeune Afrique"
Ils  ont décidé de se battre jusqu’au bout, quitte à tomber, les armes à la main. Au moins, leur honneur sera sauf et ainsi, personne ne pourra leur reprocher une quelconque inaction dans le duel à mort qu’ils ont engagé depuis la fin 2010 contre leur pire ennemi, le président Laurent Gbagbo.  Au départ, ils avaient fondé tous leurs espoirs dans la science du procureur de la CPI, Luis Moreno O’campo censé proclamer la mort politique du dirigeant ivoirien enfermé depuis bientôt deux ans au pénitencier de Scheveningen. Malheureusement pour le régime ivoirien, les écritures du  magistrat argentin, n’ont pas convaincu les juges de la Chambre préliminaire 1 de la CPI. C’est sur ce constat d’insuffisance de rendement que l’homme s’en alla, laissant le dossier « le procureur contre Laurent Gbagbo’, en héritage,  à la Gambienne Fatou Bensouda.  Celle-ci, malgré la grande propagande qui l’aura précédée, ne sera pas plus heureuse que son prédécesseur. Elle sera même humiliée le 03 juin 2013, par la Cour qui a publiquement déchiré sa  copie,  au motif que celle-ci était illisible au regard du droit. Aussi, la dernière audience  du 09 octobre 2013, convoquée par la juge « unique » Sylvia Fernandez de Gurmendi, a-t-elle sonné lourdement leur glas, tant la prestation du procureur Mac Donald, représentant ce jour-là, Bensouda, avait  volé très bas, ouvrant ainsi davantage la porte à une prochaine libération du président Laurent Gbagbo. Sentant donc la défaite siffler à  ses oreilles, le régime Ouattara, dans une énergie  du désespoir, actionnera, dès la fin de l’audience, ses officines secrètes pour tenter  de retourner une situation qui parait chaque jour irréversible. C’est ainsi que, les éminences grises de la  Ouattarandie, auront l’ingénieuse idée de lancer, ce même jour,  des textos (Sms)  à travers tout le pays, annonçant la libération du président Laurent Gbagbo qui aurait embarqué aussitôt à destination de l’Afrique du Sud. Une fausse information que nous avons passé le jour ‘j’, toute la journée à infirmer  tant le téléphone de la rédaction n’avait cessé de sonner. Mais le mal était déjà fait et la rumeur donna lieu à des scènes de joie observées  dans plusieurs localités du pays. Sans plus car il n’y eut eu aucun débordement. Ce qui laissa un arrière goût amer à cette victoire en demi-teinte, du pouvoir car l’objectif du départ était  de voir les pro Gbagbo, ainsi fous de joie, s’adonner à des débordements et autres actes de vandalisme dans tout le pays. Une situation que les comploteurs  mettraient largement à profit, en indiquent aux juges de la CPI que la libération du président Laurent Gbagbo n’apportera rien d’autre que la casse et la violence en Côte d’Ivoire, alors que le pays veut se sortir d’une décennie de crise  politico-militaire. Malheureusement pour les hommes de Ouattara, comme si Dieu les avait lâchés, les partisans de l’ex-chef de l’Etat parviendront à se contenir, évitant ainsi de tomber dans le piège de leurs adversaires. Mais qu’à cela ne tienne, les « ADO boys » ne sont pas hommes à abandonner en si bon chemin. Avant-hier, ils ont remis le couvert, avec un autre Sms, toujours non signé,- et annonçant encore la libération du ‘Woody’-, qui a abondamment circulé dans toute la Côte d’Ivoire et dans le milieu de la diaspora ivoirienne. Le résultat fut catastrophique car, instruits par le précédent du 09 octobre dernier, les admirateurs du président Laurent Gbagbo sont restés sereins dans leurs différents  coins. Alors,  pour tenter reprendre la main  dans la partie, les spécialistes du régime décident de tenter, cette fois, le tout pour le tout. Ils sollicitent de ce fait, « Jeune Afrique », qu’ils mettent  dans le coup. Ils arrivent à convaincre l’hebdomadaire panafricain, logé à Paris, d’écrire, dans sa prochaine parution,  un papier qui va barrer la UNE du journal avec le titre suivant : « Laurent Gbagbo sorti de prison… Que se passera t-il en Côte d’Ivoire ? » Connaissant les  solides entrées du couple Ouattara auprès  du journal créé par le très controversé, Béchir Ben Yamhed, on imagine aisément que l’article sera à charge contre Laurent Gbagbo, en présentant sa plus que probable libération comme un danger pour le retour de la paix en terre ivoirienne. Le timing choisi, c’est-à-dire, la semaine prochaine, n’est pas innocent. C’est la dernière semaine avant que les juges de la chambre préliminaire 1 de la  cour pénale internationale (CPI) ne décident si oui on non, Laurent Gbagbo doit bénéficier d’une liberté provisoire. Ses adversaires entendent ainsi jouer sur l’esprit des juges à la veille d’une prise de décision qui fera certainement date dans l’histoire de la juridiction internationale sise à la Haye. Auront-ils cette fois, la main heureuse ? Les prochains jours nous situeront. ▄

Géraldine Diomandé

Source: Aujourd’hui / N°487 du Mercredi  23 Octobre 2013




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact





WWW.ABIDJAN.ME
UN SITE A VISITER ABSOLUMENT !