Ultimatum infructueux du pouvoir contre les ex-rebelles/ Le pays « ingouvernable » même pour Ouattara

Mercredi 27 Juin 2012 - 07:34


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7 «circulaires interministérielles», dans le même mois, pour signifier des «ultimatums» aux «militaires indélicats». Un véritable ras-le bol du gouvernement qui traduit, de façon éloquente, que «le pays» rendue «ingouvernable », hier, par la rébellion armée pro-Ouattara, l’est encore aujourd’hui alors que les ex-rebelles sont au pouvoir. Cet ultimatum signifie que les rebelles de 2002, les chasseurs traditionnels (dozos), les mercenaires burkinabè et maliens, les gens de petits métiers (mécaniciens et autres), les anciens prisonniers, bref, tous les soldats de circonstance, reconvertis en Frci, sont devenus un os dans la gorge du régime Ouattara. D’une part, l’ultimatum du gouvernement concerne « l’occupation illégale et illicite de forêts et aires protégées », « de sites publics et privés par les Frci et des civils ». D’autre part, il est relatif à « la réglementation du port des armes pour les militaires, à l’usage de véhicules et plaques d’immatriculation militaires fantaisiste et du rappel à la discipline militaire ». Dans les circulaires, relatives à l’occupation illégale et illicite d’espaces protégés et sites publics et privés, le gouvernement donne jusqu’au 30 juin 2012 pour libérer les espaces en question. « Le non respect » de cette injonction « entraînera » pour « les contrevenants et les chefs d’unité, une expulsion des forces d’unités et des sanctions disciplinaires et le cas échéant, des poursuites judiciaires », selon le gouvernement. En ce qui concerne le port illégal des armes et les cas d’indisciplines dus aux plaques fantaisistes, le gouvernement menace les Frci de sanctions disciplinaires allant jusqu’à la radiation. En attendant l’échéance de 30 juin, on peut se demander ce que vaut un ultimatum du gouvernement Ouattara. Cette question se justifie à plus d’un titre. Car on se souvient d’un « ultimatum» que le chef de l’Etat, lui-même, avait lancé aux Frci. Alassane Ouattara ne voulait plus « voir circuler, dans les rues, les Frci ou des supplétifs » qui sèment la désolation dans les populations. L’injonction de Ouattara est restée lettre morte. On voit toujours les Frci commettre de façon impunie, des exaltions dans tout le pays. Par ailleurs, on se rappelle que le 19 décembre 2011, le gouvernement avait lancé un ultimatum, demandant aux Frci de mettre fin aux barrages sauvages. Là aussi, le constat d’échec est manifeste. C’est à croire que ceux qui ont contribué à rendre le « pays ingouvernable » et aidé à conquérir le pouvoir par la force sont devenus un os dans la gorge de ceux qui les ont utilisés.
Koulibaly Doucy
Source: Notre Voie / N°4165 du mardi 26 juin 2012
 
 




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