Turbulences dans des partis politiques : AFFI ET BEDIE : Même comnbat !

Samedi 27 Décembre 2014 - 08:26


Turbulences dans des partis politiques : AFFI ET BEDIE : Même comnbat !
Nous sommes à quelques mois de la prochaine présidentielle. Rendezvous au cours duquel, un peuple se choisit son dirigeant. Pour une durée connue d’avance. Textes constitutionnels obligent. Ici, c’est deux fois cinq (05) ans soit, dix (10) en tout et le sortant normalement s’en va. Le peuple alors est obligé de « se chercher » avec d’autres figures. Mais et c’est cela qui est très important, faire deux mandats n’est pas une obligation. Sinon, il n’y aurait pas de consultation à la fin du premier. On reconduirait « constitutionnellement » le sortant. Le caractère non obligatoire signifie que le président sortant est tout à fait libre de « laisser tomber ». Notamment pour des raisons personnelles. Mandela l’a fait malgré vingt sept (27) années passées à casser des cailloux en prison. Il peut ne pas y avoir de second mandat, si le peuple, souverainement en décide ainsi. Sarkozy en a fait l’expérience. Prendre le pouvoir est l’objectif final de tous les partis politiques. En cela, il n’y a aucun mal. Cela dit, la manière de le prendre fait la différence et, peut impacter la gouvernance, en termes de relationnel avec le peuple. Il peut manifester son rejet du gouvernant à cause de la façon dont il a pris le pouvoir. Cela peut se faire par des coups d’Etat à n’en plus finir ou par un apparent silence qui n’en dit pas moins. Il attend son heure pour virer l’usurpateur. Celui-ci, pour éviter toute sur prise, peut tyranniser le peuple pour le tenir à carreaux ou chercher sincèrement la réconciliation. Genre, « c’est vrai, j’ai été anormalement installé mais, je suis à votre service. Pardonnons-nous et mettons-nous au travail pour le pays ». « Une faute avouée est à moitié pardonnée » dit l’adage. En Côte d’Ivoire, l’actuel pouvoir issu du 11 avril 2011, n’est pas dans ce schéma, bien au contraire. Il a choisi de tyranniser le peuple. Aussi bien les supporters de l’ancien régime, que ceux qu’il dit être ses alliés. Le PDCI, la plus importante formation du RHDP, en a fait les frais, l’heureux bénéficiaire de cette première manche de son concubinage historiquement incestueux avec le RDR. Bédié n’avait-il pas lancé un mandat d’arrêt international contre Dramane Ouattara, avant le coup d’Etat en décembre 1999 ? Ils sont rentrés au pays grâce à Gbagbo qu’ils ont ensuite déporté à la Haye. Il s’y trouve encore, quand la prochaine présidentielle pointe du nez à l’horizon. Pour cette échéance, il y a des remous dans les partis politiques. Exceptés nos frères du MFA (de Anaky, désormais Conseiller Economique et Social), qui sont plus silencieux que le silence lui-même. Ils attendent peutêtre de voir ! Il y a eu l’appel de Daoukro. Qui demande que le RHDP ait un candidat unique, Dramane Ouattara. Il y a eu l’appel de Mama qui demande que Gbagbo bien que déporté, reprenne les rennes du FPI car ce parti va à son 4è congrès. Point n’est permis de soupçonner les initiateurs de cet appel, de vouloir présenter Gbagbo en octobre 2015. C’est la convention qui décidera. Depuis juillet 2004, Affi N’guessan Président sortant du FPI s’est mis dans une posture qui a abouti à la suspension du congrès de son parti. La décision en a été prise par des instances non reconnues par le FPI, association privée. Affi N’guessan Président sortant du FPI, s’est mis dans une posture qui a abouti à la suspension du congrès de son parti. La décision en a été prise par des instances non reconnues par le FPI, association privée. Il a, en effet esté en justice pour l’annulation de la candidature de Gbagbo. En laissant de côté le Comité de Contrôle qui a validé celle-ci. En toute souveraineté, car instance interne du FPI, chargée de tels dossiers. Affi avait avant cela, refondé le Secrétariat Général, soulevant ainsi une onde de protestation qui s’est matérialisée par une saisine du même Comité de Contrôle. Il a eu recours à un Comité de Médiation dont les résolutions ont été publiées. Affi, contre toute attente et de manière solitaire, avait mandaté M. Alain Dogou à la CEI dont le FPI avant toute structure, avait justement dénoncé le caractère partial en faveur du pouvoir de Dramane Ouattara. Il a ensuite appelé à « ne pas gêner le pouvoir » et à « entrer dans le jeu politique ».La justice que le FPI a jugée de « justice des vainqueurs » a donné raison à Affi, en maintenant sa décision du report du congrès. Affi donc, logiquement, se repaît de la décision d’une justice qu’il réfutait de toutes ses forces. De là, à le soupçonner de connivence avec Dramane Ouattara, il n’y a qu’un petit pas que de nombreux militants ont franchi. Ils demandent que sanction disciplinaire soit prise à son encontre.Quel est le sens de son « ne pas gêner le pouvoir » ? Que signifie « entrer dans le jeu politique ? ». A quelles fins a-t-il refondé le Secrétariat Général ? Quelle la fonction basique d’une opposition si ce n’est pas justement de gêner le pouvoir ? Sur les premières cartes de membres du FPI, il est bien écrit qu’il n’y a pas de pouvoir sans contre pouvoir. Que devient cette maxime, sous Affi ? Sans en avoir l’air, Bédié qui « exige » que le RHDP ait un candidat unique (donc, que le PDCI ne compatisse pas), et Affi qui « exige » que le FPI ne gêne pas le pouvoir, mènent en réalité le même combat. L’objectif étant la reconduction/légitimation de Dramane Ouattara à la tête de notre pays. Le dernier passant par pertes et profits, les prisonniers politiques dont Gbagbo et les nombreux morts, le premier de la même façon, ne voyant que la sauvegarde de ses propres intérêts. A chacun, son retour sur investissement après octobre 2015. Sans rancune aucune ! Juste la Côte d’Ivoire qui doit se libérer ! A bon entendeur salut et bien à vous, chers lecteurs.

Dr. Guehoun

Source: Aujourd’hui /  N°795
 




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