Transfèrement ou non de Simone Gbagbo à la Cpi : Pourquoi la position du gouvernement tarde

Ira ou n'ira pas à la Cour pénale internationale (Cpi) à la Haye en Hollande ? La question sur le sort de l'ex-Première dame de Côte d'Ivoire, Simone Ehivet Gbagbo en détention depuis avril 2011 au nord du pays, taraude les esprits.

Lundi 14 Janvier 2013 - 10:30


Transfèrement ou non de Simone Gbagbo à la Cpi : Pourquoi la position du gouvernement tarde
C'est que le gouvernement ivoirien n'a jusque-là pas répondu à la requête de la Cpi qui, après avoir lancé un mandat d'arrêt contre l'épouse de l'ancien chef de l'Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, la réclame. ''Concernant le mandat d’arrêt contre Mme Simone Gbagbo, effectivement la Cpi a rendu public ce mandat d’arrêt, nous prenons acte de la décision. Le gouvernement aura le temps d’examiner la question et de se prononcer'', avait déclaré le Président de la République, Alassane Ouattara lors de la conférence de presse qu'il a animée, le 30 novembre 2012 à l'issue de sa visite d'Etat dans le Zanzan.

Cette position du numéro un ivoirien, a été appuyée plus tard par le Porte-parole du gouvernement, Koné Bruno qui a affirmé qu'''en temps opportun'', le gouvernement fera connaître sa position sur la question. Près de deux mois après, motus et bouche cousue du côté du Palais présidentiel du Plateau. Selon des sources concordantes, la réponse du gouvernement à la demande de la Cpi de voir Mme Simone Gbagbo transférée, tarde parce que les autorités ivoiriennes seraient en train de régler des problèmes aux plans diplomatique et sécuritaire.

Au niveau diplomatique, indiquent nos sources, le pouvoir d'Abidjan tentent de convaincre juridiquement la Cpi de ce que la justice ivoirienne est désormais opérationnelle et donc capable d'organiser un procès juste et impartial. Cette démarche est menée en conformité avec le souhait affiché du chef de l'Etat, de voir l'ex-première Dame de Côte d'Ivoire, être jugée sur le territoire ivoirien.

Au plan sécuritaire, a-t-on appris, les autorités gouvernementales et judiciaires de la Côte d'Ivoire, veulent prendre toutes les dispositions nécessaires pour sécuriser un éventuel procès de l'épouse de Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire. Mais, toujours selon nos sources, les autorités ivoiriennes, ont dû se donner un temps de réflexion plus long après une série d'événements.

A savoir entre autres, l'attaque armée de la brigade de Gendarmerie des toîts rouges à Yopougon dans la nuit du jeudi 20 au vendredi 21 décembre 2012, celle d'Agbaou non loin d'Adzopé au même moment, et surtout, la tentative de prise du camp Agban à Abidjan par des assaillants, le dimanche 23 décembre 2012. Ces actes auraient refroidi la volonté des gouvernants de tout mettre en œuvre pour faire juger Simone Gbagbo en Côte d'Ivoire.

L'envie de remettre à la Cpi, la deuxième vice-présidente du Front populaire ivoirien (Fpi, ex-parti au pouvoir), aurait, par moment, effleuré l'esprit des dirigeants ivoiriens. L'analyse des différents points énumérés, serait aujourd'hui, la cause du silence du gouvernement dans le dossier de transfèrement de l'ancienne première Dame.

C'est le jeudi 22 novembre 2012, que la Cpi a levé les scellés sur le mandat d’arrêt émis contre Simone Gbagbo en février 2012. Quatre chefs d'accusation de crimes contre l’humanité commis durant les violences post-électorales en 2010, sont mentionnés sur le mandat. Il s'agit de ''meurtres, viols et autres formes de violences sexuelles, actes inhumains et actes de persécution''.

BAMBA Idrissa
Publié le 14 janvier 2013
Source: Soir info
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




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