Transfèrement de Simone Ehivet Gbagbo à la Cpi La pression s’accentue sur Ouattara .Amnesty appelle la Côte d’Ivoire à la remettre « immédiatement » à la Cour

Les jours se suivent, depuis l’annonce par les autorités de la Cour pénale internationale, d’un mandat d’arrêt contre Simone Ehivet Gbagbo.

Lundi 26 Novembre 2012 - 07:44


Transfèrement de Simone Ehivet Gbagbo à la Cpi La pression s’accentue sur Ouattara .Amnesty appelle la Côte d’Ivoire à la remettre « immédiatement » à la Cour
La pression, pour autant, ne retombe pas sur Abidjan. Après que Fatou Bensouda, procureure de la Cpi, a appelé le gouvernement ivoirien à « coopérer pleinement » en remettant l’ex-première dame à la Cour, Amnesty international demande, à son tour, à la Côte d’Ivoire de la livrer « immédiatement » à la Cpi. L’Organisation non gouvernementale indique, dans un communiqué, que Simone, soupçonné comme son époux Laurent Gbagbo, de crimes contre l’humanité, « doit être aussi transférée à la Cpi sans délai pour permettre une pleine coopération avec l`enquête du procureur ». La Cour avait rendu public, le jeudi 22 novembre dernier, un mandat d`arrêt, émis en février, contre Simone Gbagbo, la soupçonnant de crimes contre l`humanité commis durant la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait environ 3.000 morts.
Amnesty note, toutefois, que les mandats d’arrêt de la Cpi délivrés jusqu`à présent, n’ont visé que les crimes attribués au camp Gbagbo, alors que des forces ayant combattu pour l`actuel président Alassane Ouattara ont également été accusées de crimes graves. « La justice doit être rendue pour les victimes de tous bords », dit l’organisation de défense des droits de l`Homme. Selon Amnesty, la Cpi, tout comme le système judiciaire ivoirien, devraient « enquêter sur les possibles suspects » dans les deux camps et non pas uniquement dans celui de l’ancien chef d’Etat.
Amnesty international n’est pas réputé pour ses compliments vis-à-vis des autorités ivoiriennes. Octobre 2012, après avoir mené une mission d'un mois en Côte d'Ivoire, l’Ong dénonçait, dans un rapport, la répression qui s'abat notamment sur les partisans de l'ancien président Laurent Gbagbo. Amnesty indiquait que depuis le début de l'année, au moins 200 personnes ont été détenues arbitrairement et ont subi des mauvais traitements. Abidjan, à travers le ministre des droits de l’Homme et des libertés publiques, avait réfuté ces accusations.
Dans le dossier « Simone Gbagbo » réclamé par la Cpi, le gouvernement ivoirien, bien avant la sortie d’Amnesty, avait indiqué, par le truchement du garde des sceaux, Gnéméma Mamadou Coulibaly, qu’il communiquerait sa réponse « au moment opportun ». Des sources proches du numéro 1 ivoirien croient savoir que Alassane Ouattara n’est « pas très chaud » (in Soir info du samedi 24 novembre 2012) pour remettre Simone Ehivet Gbagbo à La Haye. Quoiqu’il en soit, le chef de l’Etat avait confié, au mois de janvier, à des journalistes français, qu’il préférait, après le dossier « Laurent Gbagbo », que « la justice soit rendue en Côte d’Ivoire » en cas de nouvelles poursuites. Alassane Ouattara va-t-il céder à la pression internationale surtout quand la Cpi n’exclut pas de présenter des « requêtes » aux fins de délivrance de nouveaux mandats d’arrêt ? La réponse, sans doute, sera connue « au moment opportun ».
 
Kisselminan COULIBALY
 
Source: Soir Info




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