Tentative de déstabilisation: Encore des affrontements entre FRCI et assaillants à Bonoua. Des morts. Des armes de guerre saisies

La ville de Bonoua, située à une soixantaine de km d'Abidjan, a été encore secouée par des affrontements entre Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) et assaillants, dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 décembre 2012.

Vendredi 7 Décembre 2012 - 07:01


Tentative de déstabilisation: Encore des affrontements entre FRCI et assaillants à Bonoua. Des morts. Des armes de guerre saisies
Selon des informations émanant d'habitants de la commune, tout serait parti d'un renseignement exploité par les militaires ivoiriens et faisant état de la présence d'une cache d'armes dans une villa du quartier Bégnéry, extension de la ville de Bonoua. Les militaires se seraient rendus sur place en vue de vérifier l'information. C'est donc là que tout a dégénéré. Sur place, confient nos sources, les FRCI auraient essuyé des tirs d'hommes armés. L'Agence ivoirienne de presse (AIP) indique qu'ils étaient trois (3). La riposte des militaires aurait été immédiate, déclenchant une série de tirs qui auraient fait deux morts dans le rang des « assaillants ». Le premier serait mort pendant la fusillade, quand le second a succombé des suites de ses blessures lorsqu'on le transférait à l'hôpital de Grand-Bassam, selon l'AIP.
Sur les lieux de la fusillade, quelques kalachnikov (4, selon une source à Bonoua et confirmée par l'AIP), un Sig (arme d'attaque), 4 grenades, des paires de rangers et une importante quantité de munitions ont été découverts. En ce qui concerne l'identité des personnes tuées, le site d'information « koaci.com » croit savoir qu'il s'agit d'éléments ayant appartenu au Bataillon blindé sous l'ancien régime. Ce site indique qu'ils seraient morts suite à une mauvaise manipulation d'une grenade qui aurait explosé quand l'un des assaillants avait voulu la lancer en direction des FRCI. Dans la soirée, au Journal télévisé de 20h, les autorités ivoiriennes donnent une toute autre version.
Selon elles, la mauvaise manipulation d'engins explosifs a produit une détonation qui a ameuté les militaires. Cinq d'entre eux se sont rendus sur les lieux, suivis plus tard par les policiers et gendarmes pour procéder au constat d'usage. Ceux-ci auraient découvert les victimes de l'explosion, et une enquête a été ouverte, au dire des autorités, en vue d'en savoir davantage sur ce qu'elles qualifient d'incident. Dans cette multitude de versions, un fait demeure cependant sûr : c'est la présence, dans la matinée, du chef d'état-major général (CEMAG) des FRCI, le Général de Corps d'Armée, Soumaïla Bakayoko, à Bonoua pour constater les faits. Il a même décrété Bonoua « zone rouge », selon une dépêche tombée hier soir et confirmée encore par l'AIP. Un élément des FRCI que nous avons joint par téléphone a confirmé l'information, relevant au passage l'arrestation de quatre (4) personnes. « Du renfort est venu de Bassam et on procède en ce moment à un balayage de la zone », nous a-t-il soufflé. « Nous vous en dirons plus », a-t-il coupé. « C'est suite à un appel anonyme nous signalant la présence de trois individus suspects dans une villa que des militaires venus de Grand-Bassam ont pris d'assaut les lieux. Il y a eu une fusillade entre nous les occupants de la maison occasionnant deux (2) morts », a déclaré pour sa part, le capitaine Koua du commissariat de Bonoua.
Cette attaque, rappelons-le, intervient après celle du dimanche 14 au lundi 15 octobre 2012 où des assaillants avaient attaqué un barrage FRCI, ainsi que le commissariat de police et la brigade de gendarmerie de Bonoua. Depuis lors, les FRCI avaient renforcé leur position dans cette ville natale de l'ex-Première dame, Simone Gbagbo, présentement en résidence surveillée à Odienné.
 
Y.DOUMBIA
 
Source: L’Inter




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