Témoignage de Sam l'Africain à la CPI : La FIDHOP prévient des violences contre le témoin à Abidjan et exige une protection internationale.

Mercredi 9 Mars 2016 - 18:26


SAM l'Africain
SAM l'Africain
Cité par le bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), pour témoigner (à charge) contre le Président Laurent GBAGBO et le ministre Charles BLE GOUDE, M. Sam l’Africain a plutôt délivré un message de vérité des faits devant ce tribunal (plutôt à décharge), à l’occasion de la reprise du procès, le lundi 7 mars 2016. Il a ainsi dévoilé, à la face du monde et à visage découvert, le complot ourdi par la Communauté internationale, notamment l’ONU et la France, lors de l’élection présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire, contre le Président GBAGBO et en faveur de M. Alassane D. OUATTARA.
Mais, après les premières réponses fracassantes et bouleversantes de ce témoin pendant son audition par le procureur McDonald, nous apprenons, depuis le matin du 8 mars et façon récurrente, que M. Sam l’Africain ferait l’objet de menaces de mort, ainsi sa famille à Abidjan, et que son domicile aurait même été visité et saccagé par des sympathisants et partisans du régime d’Abidjan.
La FIDHOP (la Fondation Ivoirienne pour l’observation et la surveillance des Droits de l’Homme et de la vie Politique), devant ces allégations très préoccupantes, en appel ci-après à la Communauté internationale, aux fins d’assurer la protection de ce témoin clé. Ainsi  :
1-    LA FIDHOP, dénonce et condamne avec force toutes sortes de menaces et de violences qui auraient été perpétrées contre M. Sam l’Africain et sa famille en Côte d’Ivoire.
2-    La FIDHOP soutien que, M. Sam l’Africain ayant été cité à témoigner par le procureur de la CPI, sa sécurité et sa protection, ainsi que celles de sa famille, relèvent de l’entière et exclusive responsabilité de cette institution.
Et que, au fond, si le témoin a décidé de livrer son témoignage à visage découvert, c’est bien à cause d’une faute professionnelle commise par la Cour, lors de l’une de ses audiences précédentes à huis clos, où les identités de certains témoins, dont celle de M. Sam l’Africain, ont été dévoilées ; dès lors, la CPI se trouve dans l’obligation de l’assumer  !
3-    La FIDHOP tient à relever par ailleurs, si ces allégations étaient avérées (ainsi que pour celles qui pourraient s’en suivre), que cette réaction non surprenante est la vraie nature du régime au pouvoir actuellement en Côte d’Ivoire, qui fait de l’usage de la violence sa principale méthode de gouvernance. Ce qui justifie l’exil auquel sont contraints des centaines de milliers d’Ivoiriennes et d’Ivoiriens depuis début 2011  : si un témoignage devant la CPI peut mettre des vies humaines en danger, la CPI devrait donc comprendre d’où a pu provenir les violences postélectorales après la proclamation des résultats du scrutin présidentiel de 2010 par le juge constitutionnel  ! Pourtant, personne parmi ces violents, ni les rebelles de 2002, ni les dozos, ni les Frci incriminées ne seront traduits devant la CPI.
4-    La FIDHOP en appel par conséquent à la Communauté internationale, notamment au Conseil de sécurité des Nations Unies, pour que soit prononcée la libération pure et simple du Président Laurent GBAGBO et du ministre Charles BLE GOUDE  ; d’autant plus que les autres protagonistes, selon le Chef de l’Etat OUATTARA et les siens, ne comparaitront jamais devant la CPI.
5-    La FIDHOP salue, enfin, le sursaut patriotique dont fait preuve M. Sam L’Africain, et la FIDHOP félicite les Patriotes et Souverainistes Ivoiriens qui, par leur vigilance et leurs actions diverses, œuvrent tous pour la manifestation de la vérité dans ce procès de la honte, qui éloigne plutôt la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens de la Réconciliation nationale.

Fait à la Haye, Hollande, le 9 mars 2016

Dr BOGA S. GERVAIS
Président-Fondateur de la FIDHOP

 




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