Témoignage d'un FDS arrêté pour atteinte à la sûreté de l'état: La police secrète de Ouattara dans ses œuvres La DST : une odeur de haine et de vengeance

Mardi 11 Septembre 2012 - 08:03


Témoignage d'un FDS arrêté pour atteinte à la sûreté de l'état: La police secrète de Ouattara dans ses œuvres La DST : une odeur de haine et de vengeance
Sous le régime Ouattara, la Direction de la surveillance du territoire (DST) a tellement gagné en galon qu’elle a été projetée au premier plan dans la traque aux populations civiles et militaires. Ses méthodes (et le ministre de l’Intérieur l’a reconnu lors d’une de ses sorties médiatiques) sont décriées. «* *A la Dst, on se retrouve sur une autre planète. Vous n’avez pas de visite, pas de soins médicaux, vous êtes sous-alimentés, car vous avez droit à un plat d’attiéké (communément appelé garba) de 100 FCFA et à du poisson thon grillé (150 FCFA). Et ce, seulement à partir de 16h30», témoigne un détenu de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), qui est passé dans les locaux de ce qu’on pourrait qualifier aisément de police secrète du régime Ouattara. Y.G.G rappelle qu’il a été arrêté à son domicile, il y a de cela trois mois. «Cette nuit-là, j’ai reçu la visite d’une trentaine ’éléments Frci. Après une fouille minutieuse de toutes les chambres, rien de compromettant n’a été découvert. A la question de savoir ce que mes visiteurs recherchaient, ils ont répondu qu’ils recherchaient des armes que j’aurais cachées dans ma résidence pour faire un coup d’Etat.» Tel est le motif, selon lui, de son arrestation et de son transfèrement à la DST puis aujourd’hui à la Maca. «J’ai rencontré avec stupéfaction, à la DST, de nombreux ex-FDS (Forces de défense et de sécurité), tous grades confondus. Amaigris pour les uns et sans soins médicaux pour les autres, dont l’état de santé se dégrade de jour en jour. J’y ai aussi rencontré des civils (jeunes, adultes et même des vieillards) avec le même délit : atteinte à la sûreté de l’Etat. Fait curieux, c’est que les civils sont tous des militants ou sympathisants pro-Gbagbo, et majoritairement de l’ouest de la Côte d’Ivoire. Quelques jours après mon arrivée, je suis reçu dans le bureau du commissaire N’Gadji pour mon audition. Celui-ci, sans transition, me pose une série de questions : «Tu es de quelle région ?
Tu as voté qui pendant les élections de 2010 ? Où étais-tu pendant les événements de 2010 – 2011 ? Quel est ton parti politique ? Pourquoi voulez-vous faire un coup d’Etat contre Ouattara ?», se rappelle Y.G.G. A sa grande surprise, indique-t-il, la réponse à la première question a fait sursauter le commissaire N’Gadji. «(…) Votre coup d’Etat ne va jamais réussir, car nous veillons. Vous êtes des irresponsables (...) Je l’ai même dit la dernière fois à Lida Kouassi, (…). Nous allons vous traquer et vous mettre dans une situation où vous n’allez plus nuire aux Ivoiriens. Regardez un peu ce qui se passe à l’ouest. Cela va continuer si vous n’arrêtez pas vos conneries-là». «A la DST, nous sommes enfermés dans des isoloirs sans avoir la possibilité de savoir s’il fait jour ou s’il fait nuit. Je le dis sans exagération : le directeur lui-même nous fait souvent entendre, pendant que la santé de certains d’entre nous se dégrade, qu’il nous préfère morts plutôt que vivants», ajoute G.B, du fond de sa cellule. A la DST, se rappellent aussi les ex-détenus de la police secrète du régime Ouattara, en plus du commissaire N’Gadji, chargé des enquêtes, le commissaire Koffi Clément (sous-directeur), les officiers Bamba, Kablan et l’adjudant Soumahoro ne donnent pas de répit aux pro-Gbagbo et à leurs frères d’armes sur lesquels ils n’hésitent pas à déverser des propos haineux pendant les séances de torture. «Un officier nous disait qu’ils vont nous tuer tous parce qu’ils ont la Licorne, les Frci et l’Onuci avec eux», se rappellent-ils.


Y.G.G.




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