Suspicion, querelles intestines…: La guerre déclarée au COJEP

Mercredi 20 Mars 2013 - 07:04


Image d'archives: Manifestation de soutien à Blé Goudé organisée à Paris par le COJEP-France.
Image d'archives: Manifestation de soutien à Blé Goudé organisée à Paris par le COJEP-France.
A peine s’est-il mué en mouvement politique que le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep) est en proie à des dissensions. Le Cojep en tant que mouvement politique va-t-il éclore ou mourir de sa belle mort ? Rien n’est moins sûr. Car la guerre larvée que se livrent ses militants donnent des appréhensions. Depuis maintenant quelques mois, deux blocs se sont formés au sein du Cojep opposant d’un côté Joël Poté, président par intérim et d’un autre  les coordinations du Cojep. A l’origine de cette crise, la volte-face de la direction par intérim qui avait prié ses militants de ne pas s’associer à la manifestation projetée par le jeunesse du FPI dans la commune de Yopougon pour réclamer la libération de Laurent Gbagbo avant l’audience de confirmation des charges qui devait s’ouvrir le 19 février à la Haye. Il s’en est suivi un contre-ordre donné par le président de la Jeunesse Eric Gnamaka. Et depuis, c’est la mésentente. Au point que les réunions se multiplient pour exiger le départ de deux membres de la direction par intérim, notamment Joël Poté et Marc Blé Sépé. Devant  les désagréments que cause cette situation, c’est d’un commun accord que les parties dissidentes se sont réunies le dimanche dernier à Cocody, dans l’optique d’aplanir leurs divergences. A en croire le compte rendu de la rencontre dont copie nous est parve - nue et qui émane d’une des parties en conflit ouvert, il ressort que l’assemblée a exigé la démission  du président par intérim Joël Poté et de Marc Blé Sépé. Si la décision qui n’a pas été adoptée, Innocent Yobo a été désigné comme médiateur pour conduire les discussions jusqu’au plus tard le 31 mars.
Joël poté : «C’est blé Goudé qui m’a désigné à ce poste» Joint dans la soirée d’hier lundi 18 mars, Joël Poté qui assure l’intérim de la présidence du Cojep et qui est contesté par certains de ses camarades explique cependant que l’objectif était d’aplanir les divergences et rapprocher les deux parties. Il n’était point  question, tient-il à prciser, de décider d’un quelconque départ, «comme tentent de le faire croire certaines personnes». Selon lui, il n’y a aucune confusion à se faire sur la question de son départ. D’autant plus  qu’il n’a pas été porté à ce poste par une assemblée générale. Mais plutôt qu’il y a été désigné par «celui que le Congrès a élu comme président, Charles Blé Goudé». Et de poursuivre : «C’est Charles Blé Goudé lui-même qui m’a désigné pour assurer l’intérim de ce poste. Il m’a d’ailleurs confié une mission que j’exécute en ce moment». Alors «ce n’est pas une assemblée générale ou une quel- conque réunion qui doit me demander de partir». Si tel doit être le cas, soutient-il, «c’est que l’au - torité du président est contestée et dans ce cas de figure, il faut convoquer de nouveau un congrès qui va élire un autre président. Or je ne crois pas qu’en ce moment, l’autorité de notre président, même s’il est emprisonné, soit contestée ».

Hermann Djea

Source: Le Nouveau Courrier N°754 Du Mardi 19 mars 2013




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