Supposée entrée du Fpi au gouvernement / Depuis Bouna Affi N’Guessan met fin au débat

Mardi 24 Décembre 2013 - 09:32


«Il se promène pour dire que le Fpi va rentrer au gouvernement. C’est comme si le Fpi était déjà dans son gouvernement. Vous le criez sur tous les toits. Donc vous avez besoin du Fpi. Si vous avez besoin de nous, libérez nos gens. Ça c’est la première chose. Faisons la paix. Faisons la réconciliation. Si vous avez besoin de nous, on ne vous a jamais vu. Venez nous parler de ça. (...) donc, ils n’ont qu’à laisser la publicité. On n’a qu’à s’asseoir pour parler des vraies questions du pays. C’est -à -dire la paix et la réconciliation. C’est ça qui est important pour nous en Côte d’Ivoire. La réconciliation, c’est ça qui est notre programme et je compte sur vous», a répondu Pascal Affi N’Guessan , président  du Fpi au pouvoir en place depuis la place de la paix de Bouna ce samedi 21 décembre où il tenait son dernier meeting de sa visite de remerciements aux populations, de compassions aux militants meurtris par les affres de la très longue crise qu’a connue la Côte d’Ivoire depuis septembre 2012. Mais aussi, l’explication des Etats généraux de la République qui constitue la seule alternative pour une vraie réconciliation des enfants de ce pays. Enfin  la remobilisation de ses troupes pour les batailles à venir. Et pour y arriver, du 14 au 21 décembre 2010, ce sont au moins 10 meetings et plus de vingt localités qui ont été visi- tées lors du séjour du prince de la cité du  Moronou dans cette région du Bounkani. Debout, unis  et solidaires autour de N’Guettia Yao Kouman, leur secrétaire national chargé des fédérations du Zanzan et leur fédéral Kambou Difilé, ils ont prouvé à la direction de leur parti que le Front populaire ivoirien qui, selon Kambou Difilé, «est un roseau qui se plie mais ne se rompt jamais malgré les turpitudes nées depuis la crise de 2002 qui ont freiné leur implantation dans cette région de la Côte d’Ivoire». Et pour le rendre encore plus performant, il souhaite l’éclatement de sa fédération en trois fédérations dont celles de Bouna, Tehini et Doropo. Et la grande mobilisation  des populations qui «ont ressenti une  immense joie de vous retrouver, car si hier on a voulu faire de vous un paria, aujourd’hui, Dieu vous élève et vous porte en triomphe», dira N’Guettia Yao Kouman devant la grande mobilisation des peuples du Bounkani  tout le long de ce parcours. Pour pascal Affi N’Guessan, «ce qui m’a amené ici, c’est la politique. Et la poli- tique, c’est pour vous servir. C’est pour vous aider, c’est pour développer  le pays. C’est ça la poli- tique. Et quand on vient sur le terrain c’est pour connaître vos préoccupations.» Pour la réconciliation des  fils de ce pays, le Front populaire ivoirien et son président ont leur vision de la chose. «Quand tu dis asseyons- nous et discutons, eux ils disent tais-toi et obéis. Mais on ne peut obéir comme cela. Parce qu’il y a eu des problèmes, il faut qu’on parle de ces problèmes. Il faut qu’on fasse la paix pour s’entendre. Donc on finira par s’asseoir pour discuter», avertit Pascal Affi N’Guessan. «La réconciliation, c’est le programme d’aujourd’hui.
Apaiser le cœur des hommes c’est le programme prioritaire. Si tu ne le fais pas, c’est comme si tu construis sur du sable. Donc nous disons qu’il faut construire sur du roc. Il faut faire des fondations solides. Et la seule façon de faire des fondations solides, c’est de faire la réconciliation. Avec la présence de tous les acteurs dont Laurent Gbagbo», lance Pascal Affi N’Guessan à Alassane Ouattara.  Aussi pour le patron du Fpi, quand tu veux faire de la politique, la bonne politique, ta force doit être l’homme et non le fusil. Mais la construction de la paix et de la réconciliation obéit à un prin- cipe sacro-saint. «Construire la paix et la réconciliation, c’est de faire en sorte que ceux qui sont en prison sortent ; parce qu’on ne peut pas avancer si d’autres sont en prison. Si d’autres sont en exil. On a vu l’expérience des fusils cela nous a apporté quoi ? Libérez les mai- sons occupées.  Ainsi personne ne sera mécontent afin qu’on s’asseye pour parler de réconciliation.» Indiquera- t-il encore. Aussi, il lancera un appel solennel aux populations du Bounkani. «Dites à Alassane de libérer les prisonniers et que les exilés rentrent»,insistera-t-il.

La candidature d’Alassane en 2015, encore une nouvelle source de conflit

Pour pascal Affi N’ guessan, on n’a pas encore vidé les contentieux électoraux de 2010 et on parle déjà des élections de 2015. «Ouattara dit qu’il est candidat en 2015. Mais tu vas être candidat comment ?», s’interroge Pascal Affi N’Guessan. En effet,  en 2010, c’est grâce à Gbagbo Laurent avec l’article 48 de la constitution ivoirienne, après les  accords de Pretoria qu’Alassane a été candidat. Mais Gbagbo n’est plus là. Et la loi s’impose à tous. «Or dans la loi, tu n’es pas éligible. Et tu dis que tu es candidat. Comment tu vas l’être en 2015 ?», s’interroge Pascal Affi N’Guessan. C’est pourquoi, il propose «qu’on s’asseye pour regarder la loi. Ce qu’on doit changer pour que tu sois candidat on va le faire. Ainsi tous ceux qui veulent aller aux élections s’en iront puisque tu es assis dans le fauteuil. On ne peut pas faire autrement». Rosemonde Desuza Correspondante régionale


Source: LG Infos N°618 DU LUNDI 23 DÉCEMBRE 2013




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