Situation sociopolitique au Burkina Faso : Ouattara et Compaoré préparent un coup

Mardi 28 Janvier 2014 - 05:13


Image d'archives: Alassane Dramane Ouattara et Blaise Compaoré
Image d'archives: Alassane Dramane Ouattara et Blaise Compaoré
Alassane Dramane Ouattara ne veut pas que Blaise Compaoré quitte le pouvoir au Burkina Faso. Même si celui- ci totalise 27 ans de règne totalitaire à la tête du pays et que le peuple burkinabé s’oppose à toute modification de l’article 37 de la constitution qui pourrait lui permettre de rempiler en 2015.C’est le sens de la pro- position qu’Alassane Ouattara aurait faite au président français, François Hollande, selon l’hebdomadaire Jeune Afrique daté du 19 janvier 2014. « Moi je viens d’arriver. J’ai besoin de lui pour stabiliser la région », aurait plaidé Alassane Ouattara. En d’autres termes, pour Ouattara, il n’est point question que Compaoré quitte le Pouvoir. D’où la mission d’Alassane Ouattara auprès du parrain français, pour qu’il accepte que le parrain de la rébellion armée ivoirienne se maintienne au pouvoir. Le mardi 7 janvier dernier, Alassane Dramane Ouattara avait dépêché à Ouagadougou (Burkina Faso), une délégation conduite par Guillaume Soro Kigbafori et comprenant Hamed Bakayoko et Téné Birahima Ouattara (frère cadet d’Alassane et ministre chargé des affaires présidentielles) pour apporter son soutien à Compaoré. Et cela à la suite de la démission collective de 75 personnalités du parti de Compaoré parmi lesquels Roch Marc Christian Koaboré, ancien président de l’assemblée nationale et du parti au pouvoir.
En retour, Blaise Compaoré a envoyé à Abidjan, le lundi 20 janvier dernier, son homme de confiance et ministre des Affaires étrangères, Djibril Bassolé, pour faire le point de l’évolution de la situation politique au Burkina Faso après la marche de protestation de milliers de personnes contre Compaoré à travers Ouagadougou et d’autres villes du pays. Ce qui n’a pas empêché la poursuite de la saignée au sein du parti au pouvoir et l’organisation d’une manifestation historique de l’opposition contre le tripatouillage de la constitution. Depuis samedi dernier, les démissionnaires qui comptent également Salif Diallo (ancien ministre) et Simon Compaoré, (ancien maire de Ouagadougou), ont formé officiellement un parti politique d’opposition, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) dont la présidence a été confiée à Roch Marc Christian Kaboré. En plus, l’intrusion inélégante des autorités ivoiriennes dans la crise au sein du parti au pouvoir au Burkina Faso a eu le chic d’agacer l’opposition burkinabé qui n’a pas hésité à parler d’immiscion dans les affaires intérieures d’un Etat voisin. Avec, en prime, une polémique dégradante entre Guillaume Soro, l’ex-rebelle, chef du parlement ivoirien et la jeunesse burkinabé.  

Didier Depry didierdepri@yahoo.fr

Source: Notre Voie N°4625 du lundi 27 janvier 2014




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