Situation judiciaire de Simone Gbagbo : Ce que l’Onu exige à Ouattara

Mercredi 9 Avril 2014 - 07:33


Doudou Diène, expert de l’Organisation des Nations Unies (Onu) est visiblement irritée par l’attitude du régime d’Alassane Ouattara qui détient injustement des centaines de pro-Gbagbo dans les prisons disséminées sur l’ensemble du territoire sans ouvrir aucun procès pour les infractions qui leurs sont reprochées et sans pour autant les libérer. Le cas de l’ex-Première Dame Simone Ehivet Gbagbo préoccupe particulièrement Doudou Diène. En effet, l’expert indépendant des Nations Unies sur les droits de l’homme en Côte d’Ivoire, a invité samedi dernier les autorités ivoiriennes à régler la situation de Simone Gbagbo très rapidement. «Il est capital que le cas de Simone Gbagbo soit réglé avant les élections de 2015», a indiqué Doudou Diène. En clair, l’expert indépendant de l’Onu demande au pouvoir en place qui poursuit l’épouse du président Laurent Gbagbo pour les accusations fantaisistes de génocide (ce qui a fait rigoler des observateurs internationaux), crimes de sang, atteinte à la sûreté de l’Etat et des infractions de crimes économiques. Doudou Diène qui a présenté son rapport sur la Côte d’Ivoire le 25 mars dernier avait déjà fait ce plaidoyer lors de sa dernière mission en Côte d’Ivoire en février. Doudou Diène a également invité le camp Ouattara à faire en sorte que les élections présidentielles à venir se déroulent dans un environnement apaisé afin qu’elles soient acceptées par toutes les parties. L’expert indépendant de l’Onu estime en effet qu’il est «absolument urgent que ces élections soient apaisées et crédibles». La communauté internationale fait elle-même le constat de l’immobilisme et du refus du gouvernement à réaliser les réformes nécessaires pour garantir un scrutin crédible en 2015 mal-gré ses appels qui viennent s’ajouter aux récriminations de l’opposition. Notamment en ce qui concerne la réforme de la Commission électorale indépendante (Cei), le rétablissement de la sécurité par le désarmement des supplétifs FRCI et dozos qui continuent de traquer les pro-Gbagbo et d’être utilisés pour perturber les meetings de l’opposition, etc.


Anderson Diédri

Source: Le Nouveau Courrier N° 1001 Du Mardi 08 Avril 2014




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