Situation des droits de l'homme en Côte d'Ivoire: Jeunesse sans frontière interpelle la justice ivoirienne.

Mardi 25 Novembre 2014 - 13:09


Gnénéma Mamadou Coulibaly, Ministre ivoirien de la Justice, des Droits de l'Homme et Garde des Sceaux
Gnénéma Mamadou Coulibaly, Ministre ivoirien de la Justice, des Droits de l'Homme et Garde des Sceaux

Déclaration N°33-NV2014 de JSF relative aux défis de la justice Ivoirienne
 

Pas plus tard que le mois dernier, notre déclaration N°31-OCT2014 était relative aux insuffisances persistantes de la justice Ivoirienne. En effet cette institution traîne tellement de tares, que les observateurs et acteurs de la nation Ivoirienne se doivent de dénoncer autant que nécessaires ses pratiques et faire des propositions jusqu’à l’effectivité de changements idoines. Le ministre de la Justice, des droits de l’Homme et des Libertés publiques, lors d’une conférence de presse initiée par le Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG) le 20/11/2014 a justement laissé entrevoir une lueur de progrès. Le premier responsable de l’appareil judiciaire a à son habitude rappelé que la justice ivoirienne travaille mais « à son rythme et selon ses moyens ». Il annonça par ailleurs que les 20 dossiers judiciaires relatifs à la crise postélectorale non encore instruits le seront avant la fin du premier trimestre de l’année 2015. Jeunesses Sans Frontières se réjouit de ces dernières annonces du garde des sceaux, mais l’interpelle à nouveau pour agir davantage pour une justice proactive, équitable, exempte de tout reproche. Car la justice doit aller non pas à son rythme, mais celui des attentes des populations. Il est impératif que la justice se donne les moyens pour s’acquitter de ses devoirs. Autrement, son existence n’aurait que peu de sens dans le paysage institutionnel. Dans le contexte singulier de la Côte d’Ivoire, où toutes les larmes n’ont pas encore séchées, où certaines blessures sont encore fraiches, la justice doit être aux avant-gardes d’une société réconciliée avec elle-même et son histoire. Ainsi, au-delà des annonces concernant les procédures en cours, Jeunesses Sans Frontières en appelle  : D’une part à l’ouverture d’actions judiciaires relatives aux autres crimes de la crise postélectorale dont les auteurs présumés n’ont jamais été entendus jusqu’à présent. D’autre part à régulariser la situation de centaines d’Ivoiriens anonymes, qui croulent dans les appendices du système judiciaire, en attendant un hypothétique procès. En tout état de cause, les dysfonctionnements dont notre système judiciaire est encore tributaire, ne font que fragiliser cette institution capitale, si bien que son impact sur la société est négligeable. Toute chose qui devrait susciter des réformes urgentes.
 
 


Fait à Abidjan, le 22 Novembre 2014

Pour Jeunesses Sans Frontières
Par le Présidium
Le Président
DIAKITE Tawakkal
 
 





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