Sinfra(Côte d‘Ivoire): Affrontement dozos-populations, hier. Un mort, plusieurs blessés dont des cas graves.Des dizaines de cases et maisons dont celle du chef incendiées.

Jeudi 2 Août 2012 - 07:21


Des dozos dans leur tenue traditionnnelle
Des dozos dans leur tenue traditionnnelle
Un affrontement sanglant d’une rare violence s’est déroulé entre des chasseurs traditionnels (dozos) et les villageois, dans la nuit du mardi 31 juillet au mercredi 1er août 2012, dans le bourg de Sanegourifla, dans le canton Zignan, village situé à douze kilomètres de Sinfra et à environ 80 kilomètres de Yamoussoukro.

Selon des sources concordantes confirmées par plusieurs villageois, on dénombre au moins un mort dont le nommé K. B. Roua, transféré à la morgue de Sinfra. Son père, N’Guessan Bi Boli Asmara, encore sous le choc, n’a pu nous en dire mot. Le nombre de morts pourrait s’alourdir, compte tenu de graves blessures de certaines victimes évacuées pour la plupart à Yamoussoukro, quand les moins « touchés » ont été reçus à Sinfra. Des dégâts matériels importants ont été commis, notamment l’incendie systématique d’une quarantaine de maisons et de cases dont celle du chef du village.
Plusieurs villageois ayant échappé à cet affrontement sanglant se sont enfuis en brousse. Si certains ont pu regagner des localités voisines et ou revenir sur leur pas après l’accalmie, ce n’est pas le cas d’une dizaine de paysans. Cette « guerre », comme l’ont surnommée des habitants, entre dozos et populations composées à majorité de jeunes, trouve ses origines dans une rixe intervenue entre un certain N’guessan Gbabli qui se serait rendu dans le champ d’un allogène à qui il aurait cédé une parcelle de terre à exploiter des années avant.
Sur place, le jeune qui dit ne rien recevoir des retombées de la parcelle exploitée, a décidé de s’offrir un régime de banane dans la bananeraie de l’allogène. Surpris par ce dernier, le jeune N’guessan Gbabli aurait justifié son acte non seulement par le manque de nourriture dans sa famille, mais aussi par l’exploitation sans rémunération de la parcelle « acquise ». S’ensuit alors des échauffourées vite récupérées par des jeunes qui auraient pris fait et cause pour leur « camarade ».
L’allogène, par ailleurs dozo, s’étant senti humilié, a appelé du renfort, dans la région pour riposter non seulement à l’attaque mais empêcher que des villageoise lui arrachent son champ, comme prévu par certains. De sources sécuritaires, la gendarmerie et la Police qui ont été informées s’y sont rendues pour faire le constat et tenter de ramener le calme. Au moment où nous mettions sous presse, la tension était encore vive et les villageois qui n’auraient pas digéré qu’il y ait eu mort d’homme, ruminaient leur colère.

M’BRA Konan et Camille Siaba
Source: Soir info du 2 août 2012




Tags : dozo

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