Simone Gbagbo: Son avocat principal est inquiet pour sa vie

L’avocat principal de Simone Gbagbo, le Sénégalais Me Ciré Cledor Ly, a réagi face à la récente actualité concernant sa cliente, par un communiqué dont Le Nouveau Courrier a reçu copie hier jeudi 3 octobre 2013. Il émet des observations et s’inquiète de l’état de santé de Mme Simone Gbagbo.

Samedi 5 Octobre 2013 - 09:50


Simone Gbagbo:  Son avocat principal est inquiet pour sa vie
Au-delà de son analyse juridico- judiciaire de la décision du gouvernement ivoirien de ne pas transférer Simone Gbagbo à la Cpi, Me Ciré Cledor Ly, avocat principal de l’ex-Première Dame, s’inquiète de l’état de santé très préoccupant de sa cliente. «Il est rappelé à la communauté nationale et internationale, que Madame Gbagbo est une détenue politique innocente dont l'état de santé est très préoccupant, car elle manque de soins adéquats et se trouve manifestement fragilisée et exposée à tout moment à un accident», révèle son avocat. Pour lui, Mme Simone Gbagbo est innocente face à la kyrielle d’accusations portées contre elle. Ce qui justifie le fait, selon lui, que «les juridictions nationales ivoiriennes ainsi que les enquêteurs désespèrent toujours de trouver contre elle, la plus petite charge pouvant justifier son arrestation et un procès pour l’un des crimes dont on l'accuse».
Pour rappel, après avoir bouclé les enquêtes et annoncé la tenue d’une procès devant une Cour d’Assises, la justice ivoirienne, du moins le Parquet n’a jusque-là pas pu fournir à la défense les éléments en sa possession et fondant la présomption de culpabilité de Mme Simone Gbagbo et de la plupart des détenus et ex-détenus politiques devant comparaitre devant une Cour d’assises dans la cadre des procès orientés liés à la crise pos - télectorale. Les avocats français du régime Ouattara ont communiqué les pseudo-éléments qu’ils possèdent de manière confidentielle. Par peur que les défenseurs de Simone Gbagbo s’en saisissent pour les tailler en pièces ?
 
Les raison du refus de transférer Simone Gbagbo
 
Pour ce spécialiste de la justice inter - nationale, trois raisons fondamentales fondent la décision du régime Ouattara de ne pas faire droit au mandat d’arrêt international de la Cpi contre Mme Simone Gbagbo. Notamment, l’innocence avérée de Mme Simone Ehivet Gbagbo, dont le seul tort est d'avoir rempli son devoir de cohabitation et d'être restée aux côtés de son époux jusqu'à l'arrivée de «la ligue internationale armée». Deuxième raison de ce refus de transfèrement, selon Me Ciré, il y a le souci pour Ouattara de se retrouver avec «l'obligation nationale d'arrêter des dirigeants actuels de l'Etat , lesquels ont pu être responsables en droit international, de viols massifs et de meurtres systématiques à l'encontre de la population civile». Et en la matière, les présumés responsables de crimes contre l’humanité dans le camp Ouattara ne manquent pas et sont bien identifiables. Et enfin toujours selon l’avocat sénégalais de Simone Gbagbo, «le transfèrement de la Première Dame serait une réitération de la violation du droit public ivoirien et même du statut de Rome, que l'Etat de Côte d'Ivoire n’avait pas encore ratifié au moment où il avait été décidé, au mépris de la loi, de répondre favorablement à la Cour pénale internationale, car la Côte d'Ivoire n'avait pas encore modifié ses lois et ne pouvait donc pas remettre son propre ressortissant à la Juridiction internationale». A en croire Me Ciré Cledor Ly donc, le régime Ouattara ne pouvait pas prendre le risque de transférer Simone Gbagbo, sachant que la conséquence serait l’effet boomerang dans son propre camp.
Par Frank Toti
Le Nouveau Courrier N° 895 Du Vendredi 04 Octobre 2013




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact





WWW.ABIDJAN.ME
UN SITE A VISITER ABSOLUMENT !